Archives des Contrefaçon médicaments - Faux.fr https://faux.fr/tag/contrefacon-medicaments/ Actualités sur l'anti-contrefaçon et le phishing : faux emails, faux sites web Tue, 19 May 2026 05:51:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.3.1 https://faux.fr/wp-content/uploads/2020/04/cropped-logo-faux-32x32.png Archives des Contrefaçon médicaments - Faux.fr https://faux.fr/tag/contrefacon-medicaments/ 32 32 Le remède UDRP d’Eli Lilly contre les faux sites Mounjaro https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/faux-sites-mounjaro-udrp-eli-lilly/ Tue, 19 May 2026 05:51:29 +0000 https://faux.fr/?p=2844 Les faux sites Mounjaro continuent de se multiplier sur Internet, au point de provoquer une nouvelle procédure UDRP d’envergure devant le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI. Dans la décision D2026-0836, le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly and Company obtient le transfert de dix noms de domaine litigieux utilisés pour promouvoir des produits tiers, des alternatives prétendument “naturelles” ou des versions à bas prix du célèbre traitement MOUNJARO.

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Les faux sites Mounjaro continuent de se multiplier sur Internet, au point de provoquer une nouvelle procédure UDRP d’envergure devant le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI. Dans la décision D2026-0836, le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly and Company obtient le transfert de dix noms de domaine litigieux. Ils ont été utilisés pour promouvoir des produits tiers, des alternatives prétendument “naturelles” ou des versions à bas prix du célèbre traitement MOUNJARO.

Les noms de domaine concernés sont : <anastasiacmounjaro.online>, <cheapmounjaro.app>, <monjaroo.shop>, <moujarodepobre.site>, <mounjarodepobreoficial.shop>, <mounjarodospobres.site>, <mounjaromaterno.shop>, <mounjaronaturaloficial.com>, <mounjaro21dias.fun> et <receitadomounjaro.online>.

Cette affaire illustre une nouvelle fois l’essor des faux sites Mounjaro. Ils exploitent ainsi la notoriété d’un médicament particulièrement médiatisé depuis son autorisation par la FDA américaine en mai 2022.

Eli Lilly et la marque MOUNJARO

Eli Lilly and Company est une société pharmaceutique américaine fondée dans l’État d’Indiana et basée à Indianapolis. Le laboratoire commercialise des préparations pharmaceutiques dans le monde entier. Il possède notamment la marque MOUNJARO destinée au traitement du diabète de type 2.

Le médicament fait l’objet d’un site officiel accessible via Mounjaro officiel. Le nom de domaine <mounjaro.com> a été enregistré dès le 21 octobre 2019. Il a ensuite été utilisé commercialement à partir du 17 mai 2022.

Dans la décision UDRP, le panel souligne que le médicament bénéficie d’une forte couverture médiatique depuis son approbation par la FDA. Les ventes sous la marque MOUNJARO ont également généré un impact financier majeur pour le laboratoire. Le caractère notoire de la marque ne fait donc aucun doute.

Faux sites Mounjaro : une procédure UDRP consolidée

Cette décision présente une particularité importante. Il s’agit d’une procédure extrajudiciaire consolidée. C’est-à-dire qu’elle porte sur plusieurs noms de domaine exploités selon des méthodes similaires.

L’expert constate que tous les noms de domaine litigieux ont été enregistrés sur une période d’un peu plus de 24 semaines en 2025. Les sites présentent de nombreux points communs :

  • même configuration technique ;
  • même bureau d’enregistrement ;
  • contenus similaires ;
  • graphismes comparables ;
  • mêmes thématiques autour de MOUNJARO ;
  • structures de noms de domaine proches ;
  • adresses de contact localisées dans des zones similaires.

Le panel relève également que chaque nom de domaine peut être relié aux autres grâce à ces caractéristiques communes. Cette convergence permet donc de traiter l’ensemble du dossier dans une seule procédure UDRP.

Une exploitation commerciale trompeuse de la marque MOUNJARO

Le panel considère que chacun des noms de domaine litigieux renvoie vers un site proposant à la vente ou faisant la promotion de produits tiers en référence directe à la marque MOUNJARO.

Les défendeurs utilisent notamment des expressions évoquant :

  • des alternatives “bon marché” ;
  • des solutions “naturelles” ;
  • des remèdes “officiels” ;
  • des cures rapides.

Selon le Groupe d’experts, cet usage commercial vise clairement à tirer profit de la renommée de la marque du laboratoire américain. Les internautes peuvent croire, à tort, que ces produits bénéficient d’un lien économique, d’un parrainage ou d’une validation par Eli Lilly and Company.

Le panel rappelle donc qu’un tel usage ne constitue pas une offre de bonne foi au sens des Principes directeurs UDRP.

La décision insiste aussi sur un élément déterminant : MOUNJARO constitue un terme inventé et distinctif. Les défendeurs ne peuvent donc pas prétendre avoir choisi ce mot par hasard. Le contenu des sites démontre au contraire une parfaite connaissance du médicament et de la marque du plaignant.

Le Groupe d’experts conclut ainsi que les noms de domaine litigieux ont été enregistrés de mauvaise foi afin de cibler délibérément la notoriété de MOUNJARO.

Une stratégie déjà observée avec d’autres faux sites Mounjaro

Cette décision rappelle fortement une autre affaire rendue en 2025 concernant le nom de domaine <mounjaroofficial.com> dans le dossier D2025-1190.

Faux site médicament Mounjaro

Faux site médicament Mounjaro contrefait

Dans cette précédente affaire, le terme “official” était déjà associé à la marque afin de renforcer artificiellement la crédibilité du site. Le panel relevait alors que le nom de domaine redirigeait les internautes vers une plateforme vendant vraisemblablement des contrefaçons ou des produits du marché gris, parfois sans ordonnance et dans des juridictions non autorisées.

Le défendeur ne précisait par ailleurs aucun lien avec le laboratoire américain et commercialisait également des produits concurrents.
Voir la décision : Décision UDRP D2025-1190 sur mounjaroofficial.com

Le laboratoire a également obtenu gain de cause dans une autre procédure UDRP en 2024 visant le nom de domaine <mounjarostore.com> dans l’affaire D2024-0412.

Dans ce litige, le panel considérait déjà que le défendeur utilisait la notoriété de la marque MOUNJARO pour attirer les internautes vers un site commercialisant des produits contrefaits ou issus du marché gris.
Voir la décision : Décision UDRP D2024-0412 sur mounjarostore.com

Site contrefaçon Mounjaro diabète

Faux Site Mounjaro diabète

Une vigilance indispensable face aux faux sites pharmaceutiques

Cette nouvelle décision confirme que les faux sites Mounjaro constituent une cible majeure dans le secteur pharmaceutique. Les cybersquatteurs exploitent la popularité mondiale du médicament pour générer du trafic, vendre des produits non autorisés ou promouvoir des alternatives douteuses.

Pour les titulaires de marques pharmaceutiques, la surveillance proactive des noms de domaine devient essentielle. Les variantes contenant des termes comme “official”, “natural”, “cheap” ou “store” restent particulièrement utilisées dans les campagnes de contrefaçon et de tromperie en ligne.

D’autres affaires similaires liées à des médicaments et à des sites frauduleux sont disponibles dans notre rubrique dédiée à la détection de contrefaçon de médicaments.

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Un faux site de Frida Fertility tente de « mettre au monde » des faux produits https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/faux-site-frida-fertility/ Mon, 26 Jan 2026 05:51:52 +0000 https://faux.fr/?p=2658 Le nom de domaine a ciblé le secteur de la fertilité et des produits pour la maternité. Il redirigeait vers un site copiant l’identité visuelle de Fridababy, créant ainsi une confusion avec la marque et ses produits innovants pour bébés et parents.

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Le nom de domaine <frida-fertility.com> a ciblé le secteur de la fertilité et des produits pour la maternité. Il redirigeait vers un site copiant l’identité visuelle de Fridababy, créant ainsi une confusion avec la marque et ses produits innovants pour bébés et parents.

Cette affaire, tranchée par la décision UDRP D2025-3224, illustre les risques de cybersquatting dans l’univers de la maternité.

Frida Fertility et Fridababy : une marque protégée

Fridababy LLC est une entreprise américaine spécialisée dans les produits pour bébés et mamans. Elle distribue ses articles dans plus de 50 pays et 40 000 magasins. La société détient plusieurs marques déposées, dont FRIDA, FRIDA FERTILITY, FRIDA BABY et FRIDA MOM. Ces marques couvrent des produits liés à la maternité et à la fertilité.

Fridababy possède également une forte présence en ligne via frida.com et sur les réseaux sociaux. L’entreprise se concentre sur l’innovation pour faciliter le quotidien des parents et protéger ses marques contre toute utilisation abusive.

Le nom de domaine litigieux et la confusion

Le nom de domaine <frida-fertility.com> est exploité pour un site copiant l’identité visuelle de Fridababy. Le site utilisait les mêmes logos, couleurs et images de produits que la marque. Il présente même les produits comme si le site appartenait officiellement à Fridababy.

Le panel UDRP a conclu que le défendeur avait enregistré et utilisé le domaine pour tirer un avantage indu. L’objectif était de créer une confusion entre la marque du plaignant et le nom de domaine litigieux. Cela constitue un exemple clair de mauvaise foi.

Décision UDRP : critères et conclusion

Le panel a examiné trois points essentiels :

  1. Similarité avec la marque : le nom de domaine contient exactement la marque FRIDA FERTILITY, ajoutant un simple tiret.

  2. Absence de droits légitimes : le défendeur ne possède aucun droit ou intérêt légitime sur le nom de domaine.

  3. Mauvaise foi : la copie exacte de l’identité visuelle de Fridababy démontre la volonté de profiter de la réputation de la marque.

Le panel a ordonné le transfert immédiat du nom de domaine au plaignant. Le défendeur n’a pas fourni de réponse ni d’arguments. Cette décision protège la marque et les consommateurs contre la confusion.

Pourquoi surveiller ses noms de domaine

Cette affaire illustre un type classique de cybersquatting. Un tiers enregistre un nom de domaine proche d’une marque pour profiter de sa notoriété. Cela peut nuire à l’image de l’entreprise et entraîner des risques juridiques.

Les entreprises doivent :

Pour d’autres affaires similaires concernant la contrefaçon de produits médicaux, consultez notre rubrique : détection contrefaçon médicaments.

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Ordonnance UDRP contre le faux site de médicament Ambien https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/ordonnance-udrp-contre-le-faux-site-de-medicament-ambien/ Fri, 31 Oct 2025 07:20:03 +0000 https://faux.fr/?p=2628 Le médicament Ambien occupe une place centrale dans une décision UDRP rendue à propos du nom de domaine litigieux ambien10mg.com. Cette affaire intéresse directement les titulaires de marques pharmaceutiques, les cabinets juridiques et les spécialistes de la lutte contre la contrefaçon en ligne.

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Le médicament Ambien occupe une place centrale dans une décision UDRP rendue à propos du nom de domaine litigieux <ambien10mg.com>. Cette affaire intéresse directement les titulaires de marques pharmaceutiques, les cabinets juridiques et les spécialistes de la lutte contre la contrefaçon en ligne.

Quand Sanofi défend la marque de son médicament Ambien

Le plaignant est le laboratoire Sanofi, propriétaire de la marque Ambien, un médicament hypnotique utilisé dans le traitement de l’insomnie. Le nom de domaine <ambien10mg.com> a été enregistré par un titulaire situé en Inde.

Ce site commercialisait plusieurs produits, dont :

  • le médicament Ambien, pourtant soumis à prescription dans de nombreuses juridictions ;

  • des médicaments concurrents destinés eux-aussi au traitement de l’insomnie.

Le répondant n’a présenté aucune réponse à la plainte. Le panel a donc statué uniquement sur la base des éléments apportés par le plaignant.

Le médicament Ambien disponible sans prescription sur le faux site

Le médicament Ambien est un hypnotique à base de zolpidem. Sanofi le destine au traitement à court terme des troubles du sommeil, en particulier les difficultés d’endormissement. Le produit agit sur certains récepteurs du cerveau afin de réduire la latence d’endormissement et d’améliorer le début du sommeil.

Ce médicament bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché et son usage est encadré pour limiter les risques d’abus ou d’effets secondaires. Il nécessite généralement une prescription médicale. Sa commercialisation en ligne sans contrôle expose donc les consommateurs à des dangers importants. Elle compromet également les droits du titulaire de la marque. Cette double dimension — santé publique et propriété intellectuelle — explique l’analyse UDRP dans les affaires impliquant des médicaments.

Analyse de l’UDRP concernant le médicament Ambien repris dans le nom de domaine litigieux

La procédure UDRP repose sur trois critères cumulés :

  1. similarité entre le nom de domaine et la marque ;

  2. absence de droit ou d’intérêt légitime ;

  3. enregistrement et usage de mauvaise foi.

Similarité

Le panel note que <ambien10mg.com> reprend intégralement la marque Ambien. L’ajout «10mg», qui renvoie directement au dosage du médicament, renforce même l’association avec le produit du plaignant. La similarité confondante apparaît donc évidente.

Absence d’intérêt légitime

Le répondant ne disposait d’aucune autorisation pour utiliser la marque. Il n’exploitait pas le domaine dans un but légitime. Aucune preuve d’un usage de bonne foi n’a été fournie. Le panel valide ainsi le deuxième critère.

Mauvaise foi

La vente du médicament Ambien sans ordonnance, combinée à l’offre de produits concurrents, suffit à démontrer une exploitation commerciale de la notoriété du plaignant. Le panel constate une volonté claire d’attirer des consommateurs en profitant de la réputation du médicament Ambien. Le domaine a donc été enregistré et utilisé de mauvaise foi.

Décision

Le panel ordonne dans sa décision D2023-3222 le transfert du nom de domaine <ambien10mg.com> au profit de Sanofi.

Enjeux pour les titulaires de marques

Cette décision confirme plusieurs tendances fortes :

  • l’ajout d’un dosage ou d’un terme descriptif n’éloigne jamais la similarité lorsqu’une marque pharmaceutique est copiée ;

  • la vente en ligne de médicaments soumis aux règles de prescription constitue un indice majeur de mauvaise foi ;

  • l’association entre marque du plaignant et produits concurrents caractérise un parasitisme manifeste ;

  • les titulaires doivent surveiller activement les noms de domaine qui contiennent la dénomination exacte de leurs spécialités médicales.

L’affaire  <ambien10mg.com> rappelle que la marque Ambien bénéficie d’une protection renforcée dans l’univers numérique. Cette décision illustre parfaitement la manière dont la politique UDRP protège les marques pharmaceutiques contre la vente illicite de médicaments et les risques de contrefaçon. Les titulaires et leurs conseils doivent continuer à agir rapidement pour préserver leurs droits, surtout dans un secteur aussi sensible que celui des produits de santé.

Pour consulter d’autres affaires liées à la contrefaçon de médicaments, la rubrique dédiée de faux.fr reste disponible.

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Médicament Plaquenil : le cybersquatting du nom de domaine plaquenilkart.com sanctionné https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/medicament-plaquenil-cybersquatting-nom-de-domaine/ Fri, 20 Jun 2025 06:12:14 +0000 https://faux.fr/?p=2407 Le médicament Plaquenil a fait l’objet d’une procédure UDRP engagée par SANOFI. En effet, le nom de domaine <plaquenilkart.com> renvoyait vers un site actif. Celui-ci proposait illégalement des produits pharmaceutiques à prix réduits, dont le Plaquenil. Face à cette atteinte à ses droits, SANOFI a agi sans délai. Le médicament Plaquenil : un produit encadré […]

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Le médicament Plaquenil a fait l’objet d’une procédure UDRP engagée par SANOFI. En effet, le nom de domaine <plaquenilkart.com> renvoyait vers un site actif. Celui-ci proposait illégalement des produits pharmaceutiques à prix réduits, dont le Plaquenil. Face à cette atteinte à ses droits, SANOFI a agi sans délai.

Le médicament Plaquenil : un produit encadré

Avant d’examiner la décision UDRP D2023-1488, il est essentiel de rappeler ce qu’est le médicament Plaquenil. Ce traitement, produit par SANOFI, contient de l’hydroxychloroquine. Il est indiqué pour soigner des maladies comme le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde. En raison de ses effets sur le système immunitaire, il nécessite une prescription médicale.

De plus, sa commercialisation est strictement encadrée. Par conséquent, toute tentative de distribution hors circuit légal constitue une menace. Cela peut nuire à la santé publique, mais également à la réputation du titulaire de la marque.

Un site actif exploitait abusivement la marque Plaquenil

Le nom de domaine <plaquenilkart.com> combinait la marque Plaquenil à l’élément « kart », suggérant un site de commerce en ligne. En réalité, ce domaine dirigeait les internautes vers un site Web actif, où plusieurs médicaments étaient en vente, notamment du Plaquenil, à des prix très attractifs.

Toutefois, ce site n’avait aucune autorisation de la part de SANOFI. Aucun lien commercial, aucune licence et aucune légitimité n’existaient entre les parties. Le titulaire du nom de domaine cherchait donc clairement à tirer profit de la notoriété du médicament Plaquenil, en trompant les consommateurs.

Une procédure UDRP parfaitement justifiée

Dans ce contexte, SANOFI a saisi l’OMPI dans le cadre de la procédure UDRP. Le panel a rapidement constaté que les trois conditions cumulatives étaient remplies :

  • Similitude : le nom de domaine reprend intégralement la marque Plaquenil. L’ajout du terme « kart » n’élimine pas le risque de confusion.

  • Absence de droits : le défendeur ne possède aucun droit ni intérêt légitime sur la marque. Il ne s’est jamais identifié, ni en tant que distributeur, ni en tant que professionnel autorisé.

  • Mauvaise foi : le site était actif. Il vendait des médicaments, sans prescription, en exploitant une marque enregistrée. L’intention de détourner le trafic et de tirer un avantage commercial est donc évidente.

Ainsi, le panel a ordonné le transfert immédiat du nom de domaine à SANOFI.

Médicament Plaquenil : protéger la marque face aux abus numériques

Cette affaire démontre une fois de plus l’importance de surveiller activement les noms de domaine liés à des médicaments. En effet, l’utilisation frauduleuse d’une marque pharmaceutique n’est pas seulement une question juridique. Elle engage également des risques pour la santé publique.

Dès qu’un nom de domaine intègre une marque comme Plaquenil, les titulaires doivent réagir rapidement. En agissant par la voie extrajudiciaire, comme ici avec l’UDRP, ils évitent des procédures longues et coûteuses. En parallèle, ils protègent leur réputation, leur image et les consommateurs.

Grâce à la procédure UDRP, SANOFI a pu récupérer le nom de domaine plaquenilkart.com. Cette décision est exemplaire. Elle montre que les titulaires de marques doivent rester vigilants, en particulier dans le domaine pharmaceutique.

Le médicament Plaquenil, bien que réglementé, reste la cible de tentatives d’exploitation illicite sur Internet. Heureusement, des outils juridiques comme l’UDRP permettent une réponse rapide, efficace et adaptée. Les entreprises ne doivent donc pas hésiter à les utiliser dès qu’un abus est identifié.

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Gare aux faux aliments pour animaux de compagnie https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/faux-aliments-pour-animaux-de-compagnie/ Wed, 09 Oct 2024 07:15:43 +0000 https://faux.fr/?p=2113 Un faux site web d’aliments pour animaux de compagnie a proposé des produits de nutrition protéinés pour chiens et chats.

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Un faux site web d’aliments pour animaux de compagnie a proposé des produits de nutrition protéinés pour chiens et chats.

Dans ce litige, le plaignant l’entreprise américaine Chewy. Il s’agit d’un important détaillant en ligne américain d’aliments pour animaux de compagnie et d’autres produits liés aux animaux de compagnie comme les aquariums.

La société a été fondée en 2011. Son siège social se trouve en Floride, aux États-Unis. En 2019, Chewy est entré en bourse à la Bourse de New York. La firme emploie désormais plus de 21 000 personnes. À la fin de l’exercice 2021, Chewy a enregistré un chiffre d’affaires d’environ 8,9 milliards USD. Elle fait ainsi partie du Fortune 500.

Par ailleurs, Chewy dénombre 20,7 millions de clients actifs.

L’une des marques les plus importantes du plaignant est AMERICAN JOURNEY. C’est une marque d’aliments pour animaux de compagnie. Il détient divers enregistrements de marques dans le monde entier pour AMERICAN JOURNEY. Chewy détient notamment un enregistrement de marque verbale en Chine, enregistré le 7 mars 2019, pour des produits de la classe 31.

L’entreprise américaine est également titulaire du domaine <americanjourney.com>. Il est d’ailleurs configuré pour rediriger les internautes vers le site Web « American Journey by Chewy » situé à l’adresse « www.chewy.com/brands/american-journey-6422 ».

Un titulaire chinois a enregistré le nom de domaine <americanjourneypet.store> le 27 juin 2022.

En conséquence, la firme floridienne a engagé une procédure extrajudiciaire « UDRP » numéro D2022-4490.

Des faux aliments d’animaux de compagnie suspectés de contrefaçon

En effet, le nom de domaine renvoie à un site web actif. Ce dernier semble proposer les produits AMERICAN JOURNEY. A cet égard, le site web présente, entre autres, le logo AMERICAN JOURNEY, des images de produits et des descriptions qui apparaissent également sur le site web officiel.

De plus, le nom de domaine incorpore la marque dans son intégralité. Il y a juste l’ajout du mot du dictionnaire « pet », soit animal en anglais.

AMERICAN JOURNEY étant l’une des marques d’aliments pour animaux de compagnie du plaignant, « pet » est étroitement associée à cette marque et à ses activités.

Enfin, l’extension .STORE est étroitement associé au plaignant. En effet, son activité principale est la vente en ligne de produits liés aux animaux de compagnie. Dans ces conséquences, le nom de domaine est similaire à la marque au point de prêter à confusion.

Des produits d’animaux de compagnie contrefaits sur internet

Par ailleurs, le site de faux aliments d’animaux de compagnie usurpe effectivement l’identité ou suggère une approbation de la part du plaignant.

Une telle usurpation d’identité et une telle approbation suggérée sont suffisantes pour conclure que le défendeur n’a pas de droits ou d’intérêt légitime sur le nom de domaine.

Il faut rappeler que le défendeur n’est pas un véritable revendeur de produits AMERICAN JOURNEY.

Les produits vendus sur le site web sont des contrefaçons ou au moins des produits « d’importation parallèle »/« du marché gris ».

En utilisant notamment le matériel protégé par le droit d’auteur du plaignant, le défendeur tente intentionnellement d’induire en erreur les internautes. Il leur fait croire que le site de faux aliments d’animaux de compagnie est le site web officiel de Chewy, ou au moins autorisé ou approuvé par ce dernier. Le nom de domaine a donc été enregistré et est utilisé de mauvaise foi.

Les produits liés aux animaux de compagnie sont de plus en plus contrefaits sur internet. Faux.fr a déjà traité de faux produits d’équipements pour chiens Kurgo ou même de collier chien antipuces Seresto.

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Merck fait fermer un faux site de préparation pour nourrisson https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/preparation-pour-nourrisson-merck/ Thu, 21 Dec 2023 06:17:33 +0000 https://faux.fr/?p=1833 Un faux site internet de préparation pour nourrisson a été hébergé sur un nom de domaine cybersquattant la société pharmaceutique Merck.

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Un faux site internet de préparation pour nourrisson a été hébergé sur un nom de domaine cybersquattant la société pharmaceutique Merck.

Merck est une société pharmaceutique et chimique fondée en Allemagne en 1850. Entre autres enregistrements, elle est propriétaire d’une marque internationale n° 1349459 pour MERCK. Enregistrée le 2 novembre 2016, elle est protégée dans les classes 1, 2, 3, 5, 7, 9. , 10, 11, 16, 17, 29, 30, 32, 35, 40, 41, 42 et 44.

De plus, l’entreprise pharmaceutique déclare qu’elle est également propriétaire de plus de 2 500 noms de domaine contenant le terme « merck ».

Un cybersquatteur a pourtant enregistré le nom de domaine litigieux <merck-export.com> le 27 mai 2022.

En conséquence, Merck a engagé une procédure extrajudiciaire « UDRP » numéro D2022-4335 auprès de l’OMPI.

En l’espèce, la marque MERCK est clairement reconnaissable dans le nom de domaine litigieux. Le simple ajout du terme « export » et du signe de ponctuation « – » n’empêche pas de conclure à une similitude. Ainsi, elle prête à confusion entre le nom de domaine litigieux et la marque du Plaignant.

Un faux site web de préparation pour nourrisson

Par ailleurs, le nom de domaine litigieux redirige les internautes vers un site Internet. Ce dernier propose prétendument à la vente diverses préparations pour nourrissons.

Cependant, la marque MERCK est protégée dans la classe 5 concernant les aliments pour bébés et enfants. Les produits vendus sur le site internet montre une tentative claire de la part du fraudeur de le faire passer pour associé ou approuvé par Merck.

De plus, le cybersquatteur a utilisé sur ce site web le nom commercial de la filiale Merck Export GmbH. Il a même repris son adresse postale, avec des erreurs typographiques mineures. Dans ces conditions, il a également cherché à se faire passer pour la société affiliée à Merck.

Le fait est que le fraudeur a aussi utilisé un service de confidentialité pour cacher son identité. Enfin, il n’a jamais répondu à une lettre de mise en demeure, ce qui constitue une preuve supplémentaire de mauvaise foi.

En conclusion, Merck remporte sa procédure contre ce nom de domaine hébergeant un faux site de préparation pour nourrisson.

Le secteur de la santé n’est malheureusement pas épargné par de faux sites internet. Faux médicaments contre l’acné ou fausses hormones de croissance ont déjà été vendus sur le web.

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Le collier chien Anti-puces de Seresto contrefait https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/collier-chien-anti-puces-seresto/ Fri, 16 Jun 2023 05:34:55 +0000 https://faux.fr/?p=1548 La contrefaçon s’attaque même au collier chien Anti-puces et Anti-tiques ! La marque Seresto récupère deux noms de domaine contrefait. Elanco Animal Health Inc. est une société pharmaceutique américaine. A cet égard, elle produit et commercialise des médicaments et des vaccins pour les animaux de compagnie et le bétail dans le monde entier. La firme médicale […]

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La contrefaçon s’attaque même au collier chien Anti-puces et Anti-tiques ! La marque Seresto récupère deux noms de domaine contrefait.

Elanco Animal Health Inc. est une société pharmaceutique américaine. A cet égard, elle produit et commercialise des médicaments et des vaccins pour les animaux de compagnie et le bétail dans le monde entier.

La firme médicale vétérinaire est basée dans l’Indiana aux Etats-Unis. L’entreprise américaine spécialisée dans la fourniture de biens et services médicaux vétérinaires revendique des droits sur la marque SERESTO. A ce titre, elle détient notamment un enregistrement auprès de l’Office des brevets et des marques des États-Unis (« USPTO ») de 2013.

Néanmoins, un cybersquatteur a enregistré le nom de domaine <seresto-store.com> le 1er juin 2021. Deux ans après, la marque de collier chien Anti-puces Seresto engage une procédure extrajudiciaire « UDRP » numéro FA2305002043772 auprès du FORUM.

Dans ce litige, le nom de domaine contesté <seresto-store.com> prête à confusion. En effet, il incorpore entièrement la marque déposée SERESTO, en ajoutant un trait d’union et le terme générique « store », soit magasin en français.

collier chien Anti-puces Seresto contrefait

faux collier chien et chat Anti-puces Seresto

Le contrefacteur utilise le nom de domaine contesté pour se faire passer pour Seresto. Il le fait afin d’offrir des versions contrefaites ou non autorisées des marchandises de la marque vétérinaire. En outre, le fraudeur utilise aussi le nom de domaine contesté en association avec des e-mails de phishing.

Deux procédures contre des faux sites vendant le collier chien Anti-puces Seresto

En conséquence, l’escroc a enregistré et utilise le nom de domaine <seresto-store.com> de mauvaise foi. Afin d’offrir des produits concurrents, il perturbe  ainsi les activités de la marque en détournant les clients à des fins commerciales. En outre, il utilise le nom de domaine contesté en association avec un système de messagerie électronique.

La marque de collier chien Anti-puces Seresto a déjà remporté une autre procédure « UDRP ». Dans le litige numéro FA2209002013297, elle s’est attaquée au nom de domaine <serestoshoponline.com> enregistrée le 5 octobre 2021.

Le nom de domaine ressemble aussi de manière confuse à la marque SERESTO du Plaignant. En effet, il incorpore la marque dans son intégralité, avec seulement l’ajout de l’expression « boutique [ ] en ligne » en anglais. Les termes « shop » et « online » identifient de plus un aspect de l’activité de Seresto.

Dans ce litige aussi, la marque n’a pas autorisé le cybersquatteur à utiliser sa marque SERESTO dans le nom de domaine ou de toute autre manière.

Au lieu de cela, le contrefacteur utilise le nom de domaine pour tirer profit de la vente de produits de colliers anti-puces et anti-tiques qui semblent faussement être ceux de la marque.

L’enregistrement et l’utilisation de noms de domaine à des fins de vente de produits contrefaits sont eux-mêmes des exemples clairs et évidents d’enregistrement et d’utilisation de mauvaise foi.

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Un faux site de test covid fermé https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/un-faux-site-de-test-covid-ferme/ https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/un-faux-site-de-test-covid-ferme/#respond Thu, 26 Aug 2021 07:16:32 +0000 https://faux.fr/?p=658 Un faux site web de test COVID a été créé en reprenant dans son nom de domaine le nom d’une entreprise française de biotechnologie.

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Un faux site web de test COVID a été créé en reprenant dans son nom de domaine le nom d’une entreprise française de biotechnologie.

NG Biotech est une société française de biotechnologie. Elle est notamment spécialisée dans le développement, la production et la commercialisation de solutions de diagnostic rapide en santé, plus précisément en matière de COVID.

L’entreprise est titulaire de plusieurs marques, parmi lesquelles notamment une marque de l’Union européenne NG BIOTECH No. 010990711 enregistrée en  novembre 2012. Elle détient aussi une marque enregistrée aux Etats Unis d’Amérique NG BIOTECH depuis aout 2020.

Ces marques sont exploitées sur le site internet accessible aux URL suivants : “www.ngbiotech.com” et “www.ngbiotech.fr”.

Les droits de marques NG BIOTECH couvrent des produits et services de tests, des diagnostics et réactifs chimiques à usage médical. Ces droits antérieurs portent également sur divers appareils de laboratoires de diagnostic et lecture de tests d’analyse à usage médical.

Un tiers a enregistré le nom de domaine litigieux <ngbiotechfr.com> auprès d’un registrar en avril 2020. En conséquence, la date du dépôt du nom de domaine a été effectuée à une date postérieure à l’enregistrement de la marque de l’Union européenne.

Tout d’abord, il convient de relever que le nom de domaine litigieux <ngbiotechfr.com> reprend l’intégralité du terme constituant les marques NG BIOTECH. Le nom de domaine litigieux ne diffère de la marque que par l’ajout du terme géographique “fr” au sein du radical.

Un faux « test covid prêt à l’emploi »

Le nom de domaine litigieux a été utilisé par le Défendeur pour diriger vers un site similaire au sien. Il se présente de surcroit avec l’accroche suivant  “NG-BIOTECH COVID-19 Prêt à l’emploi”. Il indique aussi “Chaque sachet comprend tous les accessoires pour effectuera un test”.

Dans ce cas, il s’agit d’un usage pour un site assimilable à de nombreux égards à la version française officielle de celui de NG BIOTECH. Le fraudeur n’hésite pas à reproduire des parties du site de la marque. Il reprend notamment l’adresse, différents logos, signes et textes descriptifs.

Au vu de ces éléments, il est plausible que le cybersquatteur poursuive cette utilisation en vue d’en retirer un profit et un intérêt indus. Cet usage de mauvaise foi se déroule dans une période de forte demande pour les tests COVID en raison de la pandémie.

Par ailleurs, NG BIOTECH soutient que des produits présentés sur ce site ont donné lieu à des commandes. A ce titre, les clients lésés n’en ont jamais reçu livraison. En conséquence, l’entreprise affirme avoir reçu des réclamations.

NG Biotech déjà victime de cybersquatting de nom de domaine

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise français remporte une procédure extrajudiciaire contre un domaine cybersquatté.

En avril 2021, NG Biotech a déjà remporté une décision contre le nom de domaine <ngbiotechs.com> D2021-0175.

Dans ce cas, le nom de domaine a été utilisé dans un cas d’usurpation d’identité par mail. En effet, il y a eu une fraude majeure en septembre 2020. La société a été victime d’un piratage. Dans cette arnaque, des documents échangés par courrier électronique entre NG Biotech et un client ont été interceptés. Entre autres choses, le pirate a envoyé un courrier électronique à un client de NG Biotech. Il l’a fait en utilisant une adresse électronique du nom de domaine contesté.

Dans ce cas, cet enregistrement et cette utilisation sont manifestement motivés par un gain commercial. Cet objectif malveillant cherche à être atteint par le biais de méthodes frauduleuses et illégales.

NG Biotech, spécialisé dans les tests rapides du COVID est au cœur de l’actualité avec la pandémie. Sa médiatisation a attiré les fraudeurs en tout genre. Ils sont avides de profiter de cette notoriété autour des différents tests COVID antigénique ou sérologiques.

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De fausse hormone de croissance vendue sur internet https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/fausse-hormone-croissance/ https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/fausse-hormone-croissance/#respond Tue, 02 Mar 2021 17:04:43 +0000 https://faux.fr/?p=459 L’entreprise pharmaceutique Pfizer récupère un nom de domaine vendant de fausse hormone de croissance sur le web. Le site internet litigieux contient GENOTROPIN, soit la marque de son produit pharmaceutique d’hormone de croissance.

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L’entreprise pharmaceutique Pfizer récupère un nom de domaine vendant de fausse hormone de croissance sur le web. Le site internet litigieux contient GENOTROPIN, soit la marque de son produit pharmaceutique d’hormone de croissance.

A juste titre, les journaux télévisés ou les hebdomadaires ont beaucoup parlé de la société PFIZER pour son vaccin contre la Covid 19. Les spécialistes de l’information médicale connaissent bien la firme américaine. Pfizer est l’un des plus grands fabricants et vendeurs de produits pharmaceutiques au monde. A l’échelle mondiale, l’entreprise exerce ses activités dans plus de 125 pays.

Pfizer détient comme on pouvait s’y attendre de nombreux enregistrements de marques pour son nom depuis les années 1950.

La société détient également la marque GENOTROPIN déposée entre autres aux États-Unis en février 1997.

La firme pharmaceutique utilise les marques PFIZER et GENOTROPIN dans de nombreux pays à travers le monde. Plus précisément, elle le fait dans le cadre de la vente de produits pharmaceutiques d’hormone de croissance humaine largement prescrits.

En outre, la marque exploite des sites web sur plusieurs noms de domaine qui contiennent les marques PFIZER et GENOTROPIN. Elle a notamment <pfizer.com> et <genotropin.com>, qui sont utilisés pour fournir des informations sur leurs produits pharmaceutiques.

Fausse hormone de croissance présentée comme du Genotropin de Pfizer

En matière de lutte anti-contrefaçon, les faux médicaments représentent un des dangers les plus importants.

De surcroît, il est indéniable que plusieurs alertes à la fausse hormone de croissance vendue dans les salles de sport ont été lancées. Des conseillers beauté pouvaient recommander ces produits sans en mesurer les risques sanitaires.

Dans le cas présent, un contrefacteur a enregistré le nom de domaine contesté <pfizergenotropin.com> le 30 novembre 2019.

Le nom de domaine litigieux résout vers un site web vendant des produits GENOTROPIN apparemment contrefaits. Par ailleurs, il commercialise aussi des produits tiers qui font concurrence aux produits de Pfizer.

Afin de rendre son arnaque aux faux médicaments crédible, l’escroc met en avant la fausse hormone de croissance avec le logo GENOTROPIN.

Le contrefacteur compte alors vendre ses médicaments présumés d’hormone de croissance humaine.

Un tel agissement est un usage de mauvaise foi. Sans surprise, Pfizer obtient le transfert du nom de domaine litigieux dans sa décision extrajudiciaire UDRP.

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Une fausse pharmacie en ligne vend des médicaments contrefaits https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/fausse-pharmacie-en-ligne-medicaments-contrefaits/ https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/fausse-pharmacie-en-ligne-medicaments-contrefaits/#respond Wed, 04 Mar 2020 16:41:11 +0000 https://faux.fr/?p=187 L’entreprise pharmaceutique suisse Hoffmann-La Roche fait fermer une fausse pharmacie en ligne vendant illicitement de l’Accutane, une marque de l’un de ses médicaments contrefaits. L’Accutane ou son nom générique isotrétinoïne est un traitement de l’acné. A l’âge de l’adolescence, l’acné est un problème pour les jeunes d’après les spécialistes de la beauté. Lors des premiers […]

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L’entreprise pharmaceutique suisse Hoffmann-La Roche fait fermer une fausse pharmacie en ligne vendant illicitement de l’Accutane, une marque de l’un de ses médicaments contrefaits.

L’Accutane ou son nom générique isotrétinoïne est un traitement de l’acné. A l’âge de l’adolescence, l’acné est un problème pour les jeunes d’après les spécialistes de la beauté.

Lors des premiers émois lors d’un voyage linguistique ou d’une rencontre dans un fastfood, les adolescents ne souhaitent pas avoir de boutons sur le visage. Ils sont exigeants avec eux-mêmes. Les ados n’hésitent pas à se blanchir déjà les dents pour plaire et former un duo.

Cela dit, l’une des principales entreprises mondiales du secteur pharmaceutique Hoffmann-La Roche vend son traitement sous le nom d’Accutane.

Un cybersquatteur a acheté un nom de domaine identique à la marque ACCUTANE dans la nouvelle extension internet (NewgTLD) .TODAY. Le .TODAY, c’est à dire aujourd’hui en français, compte 90 000 noms de domaine déposés en mai 2020.

Mentionnons que lorsqu’on surveille sa marque, il est important de la surveiller sur internet. La surveillance de marque parmi les noms de domaine est de toute évidence nécessaire.

De nos jours, cette veille doit intégrer l’ensemble des extensions internet (« TLDs » en anglais) dont les nouvelles. A l’heure actuelle, il existe 1 185 « NewgTLDs ». 33 millions de noms de domaine sont déposés dans ces nouvelles extensions internet. Dans le lot, on retrouve cette fausse pharmacie de médicaments contrefaits.

Comme l’illustre ce cybersquatting de nom de domaine, un dépôt d’un nom de domaine reprenant le nom d’une marque à l’identique est dangereux. Il ne faut pas oublier que le risque de confusion est plus important.

Il s’agit d’un principe bien établi qu’un nom de domaine est considéré comme prêtant à confusion avec une marque quand il la reproduit en son intégralité.

Une fausse pharmacie profitant illégalement de la marque contrefaite

De peur qu’un site de contrefaçon soit activé, la marque met en place une surveillance de nom de domaine sur un « NewgTLD » au même titre qu’un .FR.

Cette surveillance spécifique nommée SecURL permet la détection de contrefaçon de médicaments.

Dans cette décision extrajudiciaire, le nom de domaine est utilisé de mauvaise foi. En effet, le nom de domaine est une pharmacie en ligne cherchant à attirer les internautes à la recherche de la marque.

Le cybersquatteur génère ainsi des revenus injustifiés et profite illégalement de la marque ACCUTANE.

Il fait ainsi croire que ses médicaments pharmaceutiques contrefaits sont liés ou similaires à ceux de Hoffmann-La Roche

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