Archives des Contrefaçon - Faux.fr https://faux.fr/tag/contrefacon/ Actualités sur l'anti-contrefaçon et le phishing : faux emails, faux sites web Wed, 24 Jun 2026 06:03:19 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.3.1 https://faux.fr/wp-content/uploads/2020/04/cropped-logo-faux-32x32.png Archives des Contrefaçon - Faux.fr https://faux.fr/tag/contrefacon/ 32 32 Les faux sites perdent pied face à Stadium Goods https://faux.fr/contrefacon/lutte-contrefacon-chaussures-marque/faux-sites-stadium-goods/ Wed, 24 Jun 2026 06:03:05 +0000 https://faux.fr/?p=2920 Stadium Goods a remporté une importante procédure UDRP devant l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). La société américaine a obtenu le transfert de vingt-quatre noms de domaine qui exploitaient sa marque à travers le monde.

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Stadium Goods a remporté une importante procédure UDRP devant l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). La société américaine a obtenu le transfert de vingt-quatre noms de domaine qui exploitaient sa marque à travers le monde. Cette décision illustre une nouvelle fois les risques liés aux faux sites de vente de sneakers sur Internet.

Stadium Goods confrontée à un réseau international

Fondée en 2015 à New York, Stadium Goods figure parmi les acteurs les plus connus du marché des sneakers et du streetwear. La société exploite une boutique et un point de dépôt à SoHo, dans le quartier de Manhattan. Par ailleurs, elle commercialise ses produits sur son site officiel www.stadiumgoods.com.

En 2018, Farfetch a racheté Stadium Goods. Depuis, l’entreprise poursuit son développement à l’international. Elle se spécialise dans les sneakers rares et les articles streetwear difficiles à trouver chez les distributeurs traditionnels.

Surtout, Stadium Goods authentifie l’intégralité de son stock. De plus, la société garantit l’authenticité de ses produits, sauf indication contraire. Cette politique constitue un élément central de son modèle économique.

Pour protéger son activité, l’organisation détient plusieurs marques enregistrées dans différentes juridictions.

Stadium Goods visée par 24 noms de domaine litigieux

Dans l’affaire UDRP D2024-2409, l’entreprise a contesté vingt-quatre noms de domaine. Chacun reprenait intégralement la marque STADIUM GOODS. Ensuite, le titulaire ajoutait simplement un terme géographique.

Par exemple, le nom de domaine stadiumgoodsfrance.com ciblait directement le marché français. D’autres variantes visaient notamment le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, l’Espagne, l’Italie ou encore le Japon.

Le panel a rapidement constaté plusieurs similitudes. D’abord, tous les noms de domaine incorporaient la marque suivie d’une référence géographique. Ensuite, les sites web présentaient un contenu identique ou presque identique.

De plus, les noms de domaine partageaient la même adresse électronique de titulaire. Ils utilisaient également des adresses IP similaires. Enfin, tous avaient été enregistrés à la même date.

Par conséquent, le panel a considéré que les noms de domaine litigieux relevaient d’un contrôle commun. Il a donc accepté le regroupement des défendeurs dans une seule procédure. Selon le panel, cette solution restait juste et équitable pour l’ensemble des parties.

Stadium Goods victime d’un risque de confusion

Les sites associés aux noms de domaine litigieux reproduisaient la marque. Ils mettaient également en avant des produits présentés comme provenant de l’enseigne américaine.

Toutefois, ces sites ne révélaient pas clairement l’absence de lien avec Stadium Goods. Les internautes pouvaient donc croire qu’ils visitaient une déclinaison officielle de la marque dans leur pays.

Le panel a retenu cet élément. Selon lui, le défendeur cherchait probablement à tirer profit de la réputation de Stadium Goods. En effet, il utilisait les noms de domaine litigieux pour exploiter des boutiques en ligne contenant la marque et les produits du plaignant.

Ainsi, les consommateurs risquaient de commander des articles auprès d’un opérateur non autorisé. Dans ce type de dossier, ce procédé accompagne souvent la vente de produits contrefaisants ou non authentifiés.

Pour découvrir d’autres décisions concernant la vente non autorisée de chaussures sur Internet, consultez également notre dossier consacré à la contrefaçon de chaussures.

Stadium Goods obtient le transfert des noms de domaine

Après analyse du dossier, le panel a donné raison à Stadium Goods.

Premièrement, les noms de domaine restaient similaires au point de prêter à confusion avec les marques du plaignant. Deuxièmement, le défendeur ne disposait d’aucun droit ni intérêt légitime. Troisièmement, il avait enregistré et utilisé les noms de domaine de mauvaise foi.

Dès lors, les trois critères de l’UDRP étaient réunis.

En conséquence, le panel a ordonné le transfert des vingt-quatre noms de domaine au profit de Stadium Goods.

Cette décision confirme l’efficacité de la procédure UDRP. En outre, elle démontre l’importance d’une surveillance active des noms de domaine. Grâce à cette vigilance, les titulaires de marques peuvent identifier rapidement les faux sites qui exploitent leur réputation à des fins commerciales.

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Une vague de faux sites de Roxy en France finit par se briser https://faux.fr/contrefacon/anti-contrefacon-vetements-marque/faux-sites-roxy-france/ Thu, 18 Jun 2026 05:46:40 +0000 https://faux.fr/?p=2905 Des sites de contrefaçon ciblant Roxy notamment en France se retrouve au cœur de plusieurs décisions UDRP visant des noms de domaine utilisés pour commercialiser des faux produits.

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Des sites de contrefaçon ciblant Roxy notamment en France se retrouve au cœur de plusieurs décisions UDRP visant des noms de domaine utilisés pour commercialiser des faux produits.

Deux procédures distinctes engagées par Boardriders IP Holdings LLC illustrent une stratégie désormais classique : enregistrer des noms de domaine associant une marque renommée à un pays afin de tromper les consommateurs et détourner leur confiance.

Roxy France : une marque mondiale face aux faux sites marchands

Boardriders IP Holdings LLC est une entreprise de renommée internationale spécialisée dans les sports d’action et les loisirs. Elle conçoit, fabrique et distribue des vêtements, des chaussures et des accessoires inspirés de l’univers de la plage, du surf, du skateboard et de la montagne.

Le groupe exploite notamment les marques Quiksilver, Roxy, RVCA, Element et Billabong. La marque ROXY bénéficie d’une protection particulièrement étendue. Son portefeuille comprend plus de 1 100 marques déposées dans le monde couvrant de nombreux produits et services. Il comprend également un important portefeuille de droits d’auteur protégeant les photographies, les visuels publicitaires et les contenus marketing utilisés pour promouvoir les produits ROXY à l’échelle internationale.

Cette politique de protection active conduit régulièrement le groupe à engager des procédures extrajudiciaires UDRP contre des noms de domaine portant atteinte à ses droits.

Le cas de roxy-france.com : une imitation évidente de Roxy France

Dans la décision FA2412002128149, le litige porte sur le nom de domaine <roxy-france.com>.

Le Panel rappelle tout d’abord que le nom de domaine litigieux est trompeusement similaire à la marque ROXY dont le plaignant est titulaire.

Boardriders IP Holdings LLC possède en effet des enregistrements de la marque ROXY auprès de nombreux offices de propriété intellectuelle dans le monde, notamment en France.

Le nom de domaine litigieux reprend intégralement cette marque. Il ajoute uniquement le terme géographique « france » ainsi que l’extension «.com».

Ces ajouts ne suffisent pas à écarter le risque de confusion.

Au contraire, ils renforcent même l’impression qu’il s’agit du site officiel destiné au marché français.

Un site de contrefaçon utilisant la marque ROXY

Le Panel constate également que le défendeur utilise activement la marque ROXY afin de promouvoir un site internet commercial.

Ce site reproduit les signes distinctifs du titulaire des droits et propose des produits présentés comme étant des articles ROXY.

Une telle utilisation ne constitue ni une offre de bonne foi de produits ou services ni un usage légitime du nom de domaine.

Le Panel relève que le site litigieux exploite la réputation de la marque afin d’attirer les internautes vers un site web contrefait dans un objectif exclusivement commercial.

Cette pratique caractérise une absence totale d’intérêt légitime.

La protection de l’identité renforce la mauvaise foi

Autre élément retenu par le Panel : le défendeur a choisi d’utiliser un service de protection de la vie privée afin de masquer son identité réelle.

L’utilisation d’un tel dispositif n’est pas illégale en elle-même.

Toutefois, lorsqu’elle s’ajoute à un site de contrefaçon utilisant une marque renommée, elle constitue un indice supplémentaire de mauvaise foi.

L’ensemble de ces éléments conduit naturellement au transfert du nom de domaine au profit de Boardriders IP Holdings LLC.

Une procédure UDRP consolidée contre huit noms de domaine ROXY

La seconde affaire (FA2407002105721) présente une particularité procédurale intéressante.

Elle concerne simultanément les noms de domaine :

  • roxy–ireland.com
  • roxy-espana.com
  • roxy-indonesia.com
  • roxy-uk.com
  • roxyclothingbrand.com
  • roxynetherlands.com
  • roxyperutienda.com
  • roxypolska.com

Le Panel accepte ici une procédure extrajudiciaire consolidée.

Cette jonction repose sur de nombreux éléments démontrant que les différents noms de domaine sont contrôlés par une même personne ou par une même organisation.

Une stratégie de nommage identique

Les noms de domaine suivent tous une logique commune.

La première convention consiste à associer la marque ROXY à un terme géographique comme :

  • Ireland ;
  • UK ;
  • España ;
  • Indonesia.

La seconde reprend directement la marque ROXY suivie d’un pays ou d’un terme géographique, comme :

  • Netherlands ;
  • Polska ;
  • Peru Tienda, pouvant être traduit par « magasin du Pérou ».

Un autre nom de domaine reprend la marque ROXY suivie de l’expression « clothing brand ».

Le Panel souligne également que ces noms de domaine ont tous été enregistrés sur une période extrêmement courte, les 20, 21 et 28 juin 2024.

Des sites internet quasiment identiques

Les ressemblances ne s’arrêtent pas aux noms de domaine.

Les huit adresses redirigent vers des sites web quasiment identiques.

Site de contrefaçon Roxy

Faux sites Roxy

Deux seulement utilisent une langue différente.

Pour le reste, ils présentent :

  • la même mise en page ;
  • les mêmes produits proposés à la vente ;
  • la reproduction de la marque figurative représentant le célèbre cœur ROXY ;
  • le même bureau d’enregistrement ;
  • le recours à des services de confidentialité pour masquer les titulaires.

Ces nombreux indices démontrent que l’ensemble des noms de domaine appartient en réalité à une même structure.

Le Panel conclut donc que les différents défendeurs sont contrôlés par la même personne ou la même entité, ou qu’ils constituent les alter ego de celle-ci.

Dans ces conditions, la jonction des procédures apparaît à la fois équitable et procéduralement efficace.

Une illustration classique des faux sites internationaux

Ces deux décisions montrent une nouvelle fois la méthode privilégiée par les réseaux spécialisés dans la vente de contrefaçons.

Ils enregistrent des noms de domaine reprenant une marque célèbre, y ajoutent un nom de pays ou une indication géographique et créent des boutiques en ligne reproduisant l’identité visuelle du titulaire des droits.

Cette stratégie vise directement les internautes recherchant le site officiel de la marque dans leur pays.

L’ajout de mentions telles que France, UK, España ou Netherlands renforce artificiellement la crédibilité du site frauduleux.

Les décisions obtenues par Boardriders IP Holdings LLC rappellent que la procédure UDRP demeure un outil particulièrement efficace pour récupérer rapidement des noms de domaine utilisés dans des opérations de contrefaçon ou d’usurpation de marque.

Pour les titulaires de marques internationales, une surveillance active des nouveaux enregistrements de noms de domaine reste aujourd’hui indispensable afin d’identifier rapidement ces faux sites avant qu’ils ne causent un préjudice économique et réputationnel plus important.

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L’envers de la contrefaçon A.P.C. https://faux.fr/contrefacon/anti-contrefacon-vetements-marque/contrefacon-a-p-c-atelier-production-creation/ Tue, 16 Jun 2026 08:44:29 +0000 https://faux.fr/?p=2898 Un site de contrefaçon de la marque prêt-à-porter de A.P.C. se retrouve au cœur d'une décision UDRP rendue par l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI).

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Un site de contrefaçon de la marque prêt-à-porter de A.P.C. se retrouve au cœur d’une décision UDRP rendue par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI).

Dans l’affaire D2025-2688, la société française Atelier de Production et de Création a obtenu le transfert du nom de domaine <boutiqueapc.com>, utilisé pour exploiter une fausse boutique en ligne reproduisant l’identité visuelle de la marque de prêt-à-porter. Cette nouvelle décision illustre l’efficacité de la procédure UDRP face aux sites de contrefaçon visant des marques reconnues.

Une fausse boutique en ligne proposant de la contrefaçon A.P.C.

Fondée à Paris en 1987 par Jean Touitou, Atelier de Production et de Création, plus connue sous l’acronyme A.P.C., figure parmi les références françaises du prêt-à-porter haut de gamme. Depuis 2005, la société exploite la marque A.P.C. pour commercialiser ses vêtements, sacs et accessoires.

Aujourd’hui, l’enseigne dispose de plus de 80 boutiques implantées notamment à Paris, New York, Los Angeles, Londres, Sydney, Hong Kong, en Chine, Berlin, Copenhague et Tokyo. Elle distribue également ses collections dans près de 300 points de vente multimarques à travers le monde.

La société exploite notamment le nom de domaine <apc.fr>, enregistré le 8 janvier 1996, comme site officiel. Elle est également titulaire de nombreuses marques.

Face à cette notoriété, la marque constitue naturellement une cible privilégiée pour les réseaux spécialisés dans la vente de produits contrefaits.

Un nom de domaine conçu pour tromper les consommateurs

Le nom de domaine <boutiqueapc.com> a été enregistré le 5 octobre 2023.

Au moment de la procédure, il redirige vers une boutique en ligne rédigée en français. Le site reproduit l’apparence du site officiel d’A.P.C. et prétend vendre des vêtements, sacs et accessoires de la marque à des prix fortement réduits.

Le choix du terme « boutique », associé directement à la marque A.P.C., renforce encore le risque de confusion. L’internaute peut raisonnablement croire qu’il consulte la boutique officielle de la société française.

Le défendeur ne répond d’ailleurs à aucune procédure et ne démontre aucun droit ou intérêt légitime sur ce nom de domaine.

Une démonstration complète de la mauvaise foi

Concernant l’enregistrement et l’utilisation de mauvaise foi, la Plaignante soutient notamment que :

  • sa marque A.P.C. constitue une marque notoire, largement utilisée depuis de nombreuses années dans le secteur de la mode, des vêtements, des sacs et des accessoires ;
  • ses marques ont été enregistrées bien avant l’enregistrement du nom de domaine litigieux ;
  • elle n’a jamais autorisé, licencié ni consenti à l’utilisation de ses marques ou d’une variante similaire par le Défendeur ;
  • le Défendeur connaissait nécessairement, ou devait connaître, l’existence des droits de la Plaignante lorsqu’il a enregistré le nom de domaine litigieux ;
  • enfin, le nom de domaine litigieux est utilisé pour exploiter un site proposant des vêtements, sacs et accessoires A.P.C. contrefaits, tout en reproduisant la marque A.P.C. afin de créer une confusion auprès des internautes.

Le collège administratif retient ces arguments.

Il constate que le nom de domaine reprend intégralement la marque A.P.C.. L’ajout du terme descriptif « boutique » ne fait qu’accentuer l’impression d’un site officiel. Le panel relève également que le site copie les éléments graphiques de la marque. Il le fait afin de vendre des produits présentés comme étant des produits A.P.C.

Dans ces conditions, la mauvaise foi apparaît manifeste.

Il convient également de souligner que la société française a été représentée avec succès par le cabinet CASALONGA. Spécialisé en propriété intellectuelle, il a obtenu le transfert du nom de domaine litigieux dans cette procédure.

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Contrefaçon Le Coq Sportif : le chant du faux https://faux.fr/contrefacon/anti-contrefacon-vetements-marque/contrefacon-le-coq-sportif/ Thu, 11 Jun 2026 06:47:09 +0000 https://faux.fr/?p=2894 Un site de contrefaçon Le Coq Sportif fait l'objet d'une décision favorable au titulaire de la marque. Dans une décision rendue par le Centre d'arbitrage et de médiation de l'OMPI, le nom de domaine a été transféré à Aloe Private Equity après la démonstration d'un enregistrement et d'un usage de mauvaise foi destiné à commercialiser des produits présentés comme des articles LE COQ SPORTIF.

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Un site de contrefaçon Le Coq Sportif fait l’objet d’une décision favorable au titulaire de la marque. Dans une décision rendue par le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI, le nom de domaine <le-coq-sportif.es> a été transféré à Aloe Private Equity après la démonstration d’un enregistrement et d’un usage de mauvaise foi destiné à commercialiser des produits présentés comme des articles LE COQ SPORTIF.

Contrefaçon Le Coq Sportif : une marque historique visée par un nom de domaine litigieux

Aloe Private Equity est une société française titulaire de nombreux enregistrements de marques comportant ou comprenant la dénomination LE COQ SPORTIF.

Parmi ceux-ci figure notamment la marque de l’Union européenne n° 008883671 LE COQ SPORTIF, enregistrée le 2 août 2010 pour des produits et services relevant notamment des classes 18, 25 et 35.

La société a accordé à LCS International SAS une licence exclusive portant sur cette marque ainsi que sur plusieurs autres marques LE COQ SPORTIF. Cette licence couvre notamment la fabrication et la commercialisation de vêtements, chaussures et articles de sport.

En 2025, Aloe Private Equity intervient dans la restructuration de la célèbre marque française alors placée en redressement judiciaire. Grâce à un financement adossé à une fiducie-sûreté sur les actifs de propriété intellectuelle, cette opération sécurise la relance de l’équipementier avec un développement renforcé à l’international.

La plaignante rappelle également que LE COQ SPORTIF constitue l’une des plus anciennes marques de sport au monde. Son exploitation remonte à 1892. Sa notoriété dépasse largement les frontières françaises.

Elle cite notamment deux exemples emblématiques :

  • la victoire de l’équipe nationale italienne lors de la Coupe du Monde de football de 1982 avec des équipements LE COQ SPORTIF ;
  • les tenues portées par la délégation française lors des Jeux olympiques de Pékin en 2022.

Un nom de domaine enregistré pour vendre des produits présentés comme LE COQ SPORTIF

Le nom de domaine <le-coq-sportif.es> est enregistré le 12 juin 2025.

Au moment du dépôt de la plainte, il dirige les internautes vers un site Internet proposant à la vente des produits commercialisés sous la marque LE COQ SPORTIF.

Pour Aloe Private Equity, le risque de confusion apparaît évident.

Le nom de domaine reprend intégralement la marque LE COQ SPORTIF. Les traits d’union correspondent d’ailleurs à ceux utilisés dans la marque. Quant à l’extension nationale espagnole .ES, elle ne permet évidemment pas de distinguer le nom de domaine de la marque.

La plaignante souligne également qu’elle n’a jamais autorisé le défendeur à utiliser sa marque.

Elle rappelle aussi que son licencié exploite depuis de nombreuses années les noms de domaine <lecoqsportif.com>, enregistré dès le 18 août 1996, ainsi que <le-coq-sportif.com>, enregistré le 6 novembre 2002.

Ces noms de domaine précèdent très largement l’enregistrement du nom litigieux et renforcent encore le risque de confusion.

Une utilisation de mauvaise foi caractérisée

Selon la décision DES2026-0009, le défendeur utilise volontairement le nom de domaine litigieux afin d’attirer les internautes sur son propre site Internet dans un objectif commercial.

Le procédé consiste à exploiter la renommée de la marque LE COQ SPORTIF pour créer une apparence de légitimité.

Le site propose des produits présentés comme des articles LE COQ SPORTIF. Pour la plaignante, il s’agit de contrefaçons commercialisées grâce à la confusion créée avec la marque officielle et avec les sites exploités sous les noms de domaine historiques <lecoqsportif.com> et <le-coq-sportif.com>.

L’absence de réponse du défendeur au cours de la procédure renforce encore cette analyse.

L’expert retient que le titulaire ne dispose d’aucun droit ni intérêt légitime sur le nom de domaine.

Il considère également que le nom de domaine a été enregistré et utilisé de mauvaise foi afin de profiter de la réputation de la marque et de détourner les consommateurs.

En conséquence, il ordonne le transfert du nom de domaine <le-coq-sportif.es> au profit d’Aloe Private Equity.

Une décision qui confirme la protection des marques contre la contrefaçon

Cette affaire illustre une pratique malheureusement classique : l’enregistrement d’un nom de domaine reprenant à l’identique une marque renommée afin de vendre des produits susceptibles d’être des contrefaçons.

La décision rappelle que l’ajout d’une extension nationale, comme .es, ne suffit jamais à supprimer le risque de confusion lorsque la marque est intégralement reproduite.

Elle confirme également l’efficacité des procédures extrajudiciaires administrées par l’OMPI pour lutter rapidement contre les noms de domaine utilisés dans des opérations de contrefaçon ou plus largement dans des atteintes aux droits de propriété intellectuelle.

Pour les titulaires de marques, cette affaire souligne enfin l’importance de surveiller en permanence les nouveaux enregistrements de noms de domaine. Une détection précoce permet souvent d’interrompre rapidement la commercialisation de produits litigieux et de préserver la réputation de la marque sur Internet.

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Une bonne correction contre un réseau de contrefaçon de lunettes Moscot https://faux.fr/contrefacon/udrp-consolidee-contrefacon-lunettes-moscot/ Fri, 05 Jun 2026 06:55:13 +0000 https://faux.fr/?p=2884 Un réseau de contrefaçon visant les lunettes Moscot se retrouve au cœur d’une procédure extrajudiciaire UDRP de forte ampleur. Le National Arbitration Forum a ordonné le transfert de 24 noms de domaine litigieux qui exploitaient abusivement la célèbre marque MOSCOT pour promouvoir des produits présentés comme des lunettes de la marque à prix cassés.

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Un réseau de contrefaçon visant les lunettes Moscot se retrouve au cœur d’une procédure extrajudiciaire UDRP de forte ampleur. Le National Arbitration Forum a ordonné le transfert de 24 noms de domaine litigieux qui exploitaient abusivement la célèbre marque MOSCOT pour promouvoir des produits présentés comme des lunettes de la marque à prix cassés.

Une procédure UDRP consolidée contre un réseau international

Cette affaire concerne les noms de domaine suivants : <moscot-colombia.com.co>, <moscot-magyarorszag.com>, <moscotargentinaoutlet.com>, <moscotaustraliasale.com>, <moscotcanadasale.com>, <moscotdanmarkdk.com>, <moscotgafasespana.com>, <moscotirelandstore.com>, <moscotmalaysiastore.com>, <moscotmexicomx.com>, <moscotnorgesalg.com>, <moscotnzsale.com>, <moscotphilippinesonline.com>, <moscotpolskasklep.com>, <moscotportugallojaonline.com>, <moscotsaledeutschland.com>, <moscotschweizoutlet.com>, <moscotsingaporesale.com>, <moscotturkiyetr.com>, <moscotuksale.com>, <moscotwien.com>, <moscotwinkelbelgie.com>, <moscotwinkelnederland.com> et <negozimoscotitalia.com>.

Le dossier présente une particularité importante. Il s’agit d’une procédure extrajudiciaire UDRP consolidée. Le Panel a considéré qu’il était justifié de traiter l’ensemble des noms de domaine dans une seule et même procédure.

Selon le Panel, les éléments du dossier démontrent, selon la prépondérance des probabilités, que tous les titulaires apparents sont en réalité liés ou contrôlés par une seule et même personne utilisant plusieurs identités.

Deux éléments principaux ont convaincu les experts :

  • les 24 noms de domaine reprennent tous la marque MOSCOT associée à des termes géographiques ou descriptifs ;
  • 21 noms de domaine actifs renvoient vers des sites internet quasiment identiques.

Le Panel souligne qu’il serait particulièrement improbable que plusieurs entités indépendantes enregistrent simultanément autant de variantes de la marque MOSCOT auprès des mêmes bureaux d’enregistrement et exploitent des sites présentant une structure identique.

Par conséquent, l’ensemble des défendeurs a été considéré comme un seul et même défendeur aux fins de la procédure.

MOSCOT, une marque de lunettes mondialement reconnue

MOSCOT est un acteur reconnu du secteur de l’optique. L’entreprise est spécialisée dans la vente au détail et la fabrication de lunettes ainsi que de produits associés.

La société détient de nombreux droits de propriété intellectuelle sur la marque MOSCOT. Parmi eux figure notamment l’enregistrement n° 3 380 737 auprès de l’Office des brevets et des marques des États-Unis (USPTO), enregistré le 12 février 2008. Des enregistrements similaires existent également dans de nombreuses juridictions à travers le monde.

Cette protection confère à la société des droits incontestables sur le signe MOSCOT.

Contrefaçon lunettes Moscot : des sites copiés à l’identique

L’un des aspects les plus marquants de cette affaire de contrefaçon lunettes Moscot réside dans la reproduction quasi parfaite du site officiel de la marque.

Les sites exploités sous les noms de domaine litigieux reprennent les photographies protégées par le droit d’auteur du plaignant. Ils utilisent également l’identité visuelle, la présentation des produits et l’apparence générale du site officiel accessible à l’adresse www.moscot.com.

Les seules différences concernent principalement la langue utilisée ou la devise affichée selon le pays ciblé.

Les sites prétendent commercialiser des lunettes MOSCOT à prix réduits. Toutefois, les éléments du dossier conduisent le Panel à considérer qu’il s’agit de produits contrefaisants ou de versions non autorisées des produits authentiques.

Cette stratégie vise manifestement à détourner les consommateurs recherchant les produits du fabricant officiel.

Des noms de domaine trompeusement similaires

Le Panel rappelle que chacun des noms de domaine litigieux incorpore intégralement la marque MOSCOT.

L’ajout de termes tels que « sale », « outlet », « store », « online » ou de références géographiques comme « Canada », « Portugal », « Ireland » ou « Schweiz » ne suffit pas à écarter le risque de confusion.

Au contraire, ces ajouts renforcent souvent l’impression qu’il s’agit de boutiques officielles locales de la marque. Le Panel conclut donc que les noms de domaine sont trompeusement similaires à la marque MOSCOT.

Une mauvaise foi manifeste

Le défendeur n’a démontré aucun droit ni intérêt légitime sur les noms de domaine.

Au contraire, les éléments du dossier montrent que les enregistrements ont été réalisés dans le but de perturber l’activité commerciale du titulaire de la marque et d’attirer les internautes à des fins lucratives.

Le Panel relève également que le défendeur connaissait nécessairement les droits de MOSCOT lors de l’enregistrement des noms de domaine. Cette connaissance ressort directement du contenu des sites qui reproduisent activement le site officiel de la marque.

L’exploitation de ces plateformes commerciales constitue donc un indice fort de mauvaise foi.

Par ailleurs, après examen des éléments disponibles et des circonstances de l’espèce, le Panel considère que l’utilisation des noms de domaine pour des pages de stationnement ainsi que pour la mise en œuvre d’un système de courriels frauduleux justifie également une conclusion de mauvaise foi au sens de la Politique UDRP.

Web Commerce Communications encore impliqué

Cette affaire présente un autre élément notable. Parmi les défendeurs identifiés figure Web Commerce Communications, un acteur régulièrement cité dans des dossiers de cybersquatting et de contrefaçon en ligne.

Les lecteurs intéressés peuvent consulter les précédentes affaires impliquant ce contrefacteur récurrent sur cette page dédiée.

Cette nouvelle décision illustre une fois encore l’utilisation massive de réseaux de noms de domaine destinés à exploiter la notoriété de marques internationales afin de vendre des produits potentiellement contrefaisants ou de mettre en œuvre des mécanismes frauduleux.

Une décision favorable à la protection des marques

Au terme de la procédure, le Panel a ordonné le transfert des 24 noms de domaine au profit de MOSCOT.

Cette décision confirme l’efficacité de la procédure UDRP face aux réseaux internationaux de contrefaçon et de cybersquatting. Elle rappelle également que la multiplication de variantes géographiques d’une marque ne permet pas d’échapper aux règles protégeant les titulaires de droits.

Pour les entreprises victimes de contrefaçon lunettes Moscot ou de détournement de marque similaire, cette affaire constitue un exemple particulièrement instructif de consolidation UDRP réussie contre un réseau organisé de noms de domaine frauduleux.

Au terme de la procédure, le Panel a ordonné le transfert des 24 noms de domaine au profit de MOSCOT.

Retrouvez également sur Faux.fr d’autres décisions UDRP impliquant des fabricants et distributeurs de lunettes confrontés à des réseaux de contrefaçon en consultant notre dossier spécial. Cette rubrique répertorie plusieurs affaires récentes illustrant les méthodes employées par les contrefacteurs pour exploiter la notoriété de marques reconnues du secteur de l’optique.

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Rideau sur une fausse boutique Whitney Houston https://faux.fr/contrefacon/anti-contrefacon-vetements-marque/fausse-boutique-whitney-houston/ Wed, 03 Jun 2026 06:17:01 +0000 https://faux.fr/?p=2876 Une fausse boutique Whitney Houston exploitée sous le nom de domaine a fait l'objet d'une décision UDRP favorable à la titulaire des droits de la célèbre chanteuse américaine.

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Une fausse boutique Whitney Houston exploitée sous le nom de domaine <whitneyhouston.shop> a fait l’objet d’une décision UDRP favorable à la titulaire des droits de la célèbre chanteuse américaine. Dans cette affaire, le panel a ordonné le transfert du nom de domaine litigieux. Il l’a fait après avoir constaté son utilisation pour commercialiser des produits non autorisés exploitant l’image et les marques associées à Whitney Houston.

Une fausse boutique Whitney Houston ciblée par une procédure UDRP

La plainte FA2407002109069 a été déposée par Whit Wave IP LLC. Cette société détient l’ensemble des droits de propriété intellectuelle liés à la défunte artiste Whitney Houston.

Cette société est propriétaire des droits relatifs à son nom, son image, sa signature, son droit à l’image. Elle détient ainsi de nombreuses marques, dénominations commerciales, marques de service et logos associés à l’artiste.

Whitney Houston demeure l’une des plus grandes légendes de la musique mondiale. Elle a vendu plus de 200 millions de disques à travers le monde. Son parcours exceptionnel lui a permis de remporter plus de 400 récompenses. Parmi elles, il y a plusieurs Grammy Awards, Billboard Music Awards, American Music Awards et Emmy Awards.

Son album Whitney Houston figure parmi les albums les plus marquants de l’histoire de la musique populaire. L’interprétation de « I Will Always Love You » pour la bande originale du film The Bodyguard reste l’un des singles les plus vendus de tous les temps. En 2020, l’artiste a rejoint le Rock & Roll Hall of Fame.

Pour protéger cet héritage, Whit Wave IP LLC dispose notamment d’un enregistrement américain de la marque WHITNEY HOUSTON obtenu en 2014.

Un nom de domaine identique à la marque WHITNEY HOUSTON

Selon la plaignante, le nom de domaine <whitneyhouston.shop> reproduit intégralement la marque WHITNEY HOUSTON.

L’ajout de l’extension « .shop » ne suffit pas à écarter le risque de confusion. Cette analyse correspond à une jurisprudence UDRP constante. Les panels considèrent généralement qu’un nom de domaine demeure similaire lorsqu’il reprend intégralement une marque protégée. Ici, il ajoute simplement une extension Internet.

Le panel a suivi ce raisonnement. Il a alors reconnu l’existence d’une similitude prêtant à confusion entre le nom de domaine contesté et la marque de la plaignante.

Une boutique de merchandising non autorisée

Le point central du dossier concerne l’utilisation du nom de domaine.

Le site affiché sous <whitneyhouston.shop> proposait à la vente de nombreux produits utilisant la marque WHITNEY HOUSTON. Il présentait également des photographies de l’artiste, des éléments graphiques associés à son image ainsi que diverses références à sa carrière.

Selon la plaignante, aucun de ces produits ne bénéficiait d’une licence ou d’une autorisation officielle.

Le site donnait pourtant l’impression d’être une boutique agréée ou affiliée à l’univers officiel de Whitney Houston. Cette présentation était susceptible d’induire les consommateurs en erreur quant à l’origine des produits proposés.

Le défendeur ne disposait d’aucun droit sur la marque. Il n’avait reçu aucune autorisation pour utiliser le nom Whitney Houston dans un nom de domaine ou pour commercialiser des produits sous cette appellation.

Dans ces conditions, le panel a considéré que le défendeur ne démontrait aucun droit ni intérêt légitime sur le nom de domaine litigieux.

Une exploitation de mauvaise foi

La mauvaise foi a également été retenue.

Le panel a constaté que le défendeur a utilisé le nom de domaine afin d’attirer des internautes à des fins commerciales. Il a alors profité de la notoriété exceptionnelle de la marque WHITNEY HOUSTON.

L’exploitation d’un site de vente non autorisé reproduisant les signes distinctifs de la plaignante constitue un indice classique de mauvaise foi dans les procédures UDRP.

Compte tenu de la renommée internationale de Whitney Houston, il est par ailleurs difficile d’imaginer que le défendeur ignore l’existence des droits de la plaignante lors de l’enregistrement du nom de domaine.

Le transfert du nom de domaine a donc été ordonné.

Les extensions .SHOP restent très prisées des cybersquatteurs

Cette affaire illustre une nouvelle fois l’utilisation fréquente de l’extension .SHOP dans des opérations de contrefaçon en ligne.

Cette extension fait partie des nouvelles extensions Internet. Elle bénéficie depuis plusieurs années d’une politique commerciale particulièrement agressive. Les prix promotionnels de première année descendent régulièrement sous les trois euros auprès de certains bureaux d’enregistrement.

Ce faible coût d’acquisition réduit les barrières à l’entrée. Les cybersquatteurs les exploitent souvent pour de fausses boutiques en ligne.

Comme le souligne le classement annuel publié par Solidnames consacré aux extensions Internet, certaines extensions très orientées commerce électronique attirent régulièrement des usages abusifs en raison de leur accessibilité tarifaire et de leur forte valeur marketing.

Une décision qui confirme la protection du merchandising des célébrités

Cette décision illustre l’efficacité de la procédure UDRP face aux sites exploitant sans autorisation l’image et les marques de personnalités mondialement connues.

Les titulaires de droits disposent d’un outil rapide et efficace pour récupérer des noms de domaine utilisés dans le cadre d’activités de contrefaçon ou d’usurpation d’identité commerciale.

L’affaire Whitney Houston s’inscrit dans une longue série de dossiers visant des boutiques non officielles commercialisant du merchandising lié à des artistes célèbres. Faux a notamment commenté des décisions similaires concernant des marques de célébrités telles que Outkast, Radiohead, Travis Scott ou Kanye West.

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Marlboro éteint un faux shop de vêtements https://faux.fr/contrefacon/surveillance-contrefacon-cigarettes/faux-shop-vetements-marlboro/ Fri, 29 May 2026 07:20:07 +0000 https://faux.fr/?p=2866 De faux vêtements estampillés de la marque du cigarettier Marlboro se retrouvent au cœur d’une procédure UDRP visant un nom de domaine litigieux utilisé pour vendre des produits potentiellement contrefaisants et usurper l’identité d’une marque mondialement connue.

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De faux vêtements estampillés de la marque du cigarettier Marlboro se retrouvent au cœur d’une procédure UDRP visant un nom de domaine litigieux utilisé pour vendre des produits potentiellement contrefaisants et usurper l’identité d’une marque mondialement connue.

Dans la décision UDRP FA2603002211628, le Forum (anciennement National Arbitration Forum) a ordonné le transfert du nom de domaine <marlboromerchamdise.us> au profit de Philip Morris USA Inc. Cette affaire illustre une nouvelle dérive liée à l’exploitation abusive de marques célèbres dans l’univers du e-commerce.

Philip Morris protège sa marque MARLBORO

Philip Morris USA Inc. figure parmi les plus grandes entreprises du tabac aux États-Unis. La société fabrique des produits du tabac depuis plus de 150 ans. Elle reste également le premier fabricant de cigarettes américain depuis plus de 40 ans.

Le groupe détient plusieurs enregistrements de marques fédérales américaines pour la marque MARLBORO. Cette marque bénéficie d’une notoriété mondiale et possède une forte valeur commerciale.

Dans cette affaire, Philip Morris conteste l’enregistrement du nom de domaine <marlboromerchamdise.us>. Selon le plaignant, ce domaine reproduit intégralement la marque MARLBORO et ajoute simplement une faute d’orthographe du mot “merchandise”.

L’ajout de l’extension “.us” ne permet évidemment pas d’écarter le risque de confusion.

Le collège administratif considère donc que le nom de domaine présente une similitude trompeuse avec la marque MARLBORO au sens de la politique UDRP.

Vêtements Marlboro : un site de vente suspect

Le site associé à <marlboromerchamdise.us> propose différents vêtements Marlboro à la vente. Parmi les produits affichés figurent notamment :

  • des vestes ;
  • des sweatshirts ;
  • des hoodies ;
  • des casquettes.

Le site reprend également la marque MARLBORO de manière visible ainsi qu’une palette de couleurs proche de celle utilisée par Philip Morris.

Selon la décision, plusieurs éléments renforcent le risque d’usurpation d’identité numérique. Le défendeur n’est pas affilié à Philip Morris. Il ne bénéficie d’aucune autorisation pour exploiter la marque MARLBORO.

De plus, rien ne démontre qu’il possède des droits légitimes sur ce nom de domaine ou sur la marque concernée.

Le panel rappelle aussi que le nom de domaine litigieux a été enregistré bien après les dépôts de marques du plaignant. Cette chronologie joue un rôle important dans l’analyse de la mauvaise foi.

Une exploitation commerciale sans intérêt légitime

Le Forum considère que l’utilisation du domaine litigieux ne constitue pas une offre de bonne foi de produits ou services.

Au contraire, le site cherche manifestement à profiter de la réputation de MARLBORO afin d’attirer les internautes vers une plateforme commerciale indépendante du titulaire officiel de la marque.

L’utilisation d’un nom de domaine intégrant une marque célèbre afin de vendre des produits dérivés non autorisés représente un scénario fréquent dans les procédures UDRP.

Le panel souligne également que le défendeur semble avoir volontairement cherché à créer une confusion auprès des consommateurs.

Cette confusion repose notamment sur :

  • l’intégration intégrale de la marque MARLBORO ;
  • l’apparence visuelle proche du site officiel ;
  • la commercialisation de vêtements Marlboro ;
  • la présence d’éléments graphiques similaires à ceux du plaignant.

Une mauvaise foi aggravée par un risque de phishing

La décision va encore plus loin.

Le collège administratif relève que le nom de domaine possède une configuration MX active permettant l’envoi d’e-mails.

Cette caractéristique technique peut favoriser des opérations de phishing, de spam ou d’usurpation d’identité numérique.

Compte tenu de la notoriété mondiale de MARLBORO, le panel estime que le défendeur connaissait nécessairement les droits de Philip Morris au moment de l’enregistrement du domaine litigieux.

L’ensemble des éléments démontre donc une utilisation et un enregistrement de mauvaise foi au sens de la politique UDRP.

Le transfert du nom de domaine <marlboromerchamdise.us> a ainsi été ordonné au profit de Philip Morris USA Inc.

Les marques de cigarettes utilisent régulièrement l’UDRP

Cette affaire confirme que les grandes marques du secteur du tabac surveillent activement les noms de domaine reprenant leurs signes distinctifs.

Les procédures UDRP restent aujourd’hui un outil efficace pour lutter contre :

  • la contrefaçon ;
  • les faux sites marchands ;
  • le phishing ;
  • l’usurpation d’identité numérique.

D’autres marques de cigarettes ont également utilisé l’UDRP contre des noms de domaine litigieux liés à la contrefaçon ou à des usages frauduleux. Vous pouvez consulter notre dossier dédié à la surveillance des atteintes visant les marques de cigarettes.

Cette décision illustre enfin l’importance pour les titulaires de marques de mettre en place une surveillance proactive des noms de domaine afin de détecter rapidement les usages abusifs et limiter les risques de fraude en ligne.

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Promo en chocolat : les prix des Ferrero Rocher ont trop fondu https://faux.fr/contrefacon/promotion-chocolat-prix-ferrero-rocher/ Wed, 27 May 2026 06:03:29 +0000 https://faux.fr/?p=2862 Les requêtes liées au prix des Ferrero Rocher attirent aussi des cybercriminels. La récente décision UDRP concernant les noms de domaine et illustre une nouvelle affaire mêlant contrefaçon alimentaire, usurpation d’identité numérique et risque pour les consommateurs.

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Les requêtes liées au prix des Ferrero Rocher attirent aussi des cybercriminels. La récente décision UDRP concernant les noms de domaine <ferrerorochershop.com> et <ferrerorocherstore.com> illustre une nouvelle affaire mêlant contrefaçon alimentaire, usurpation d’identité numérique et risque pour les consommateurs.

Dans la décision WIPO Case D2026-1221, le Centre d’arbitrage et de médiation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) a ordonné le transfert des deux noms de domaine litigieux au profit du groupe Ferrero.

Ferrero Rocher, une marque mondiale très exposée

Fondé en Italie en 1946, le groupe Ferrero figure parmi les leaders mondiaux de la confiserie chocolatée. Depuis le début de son expansion internationale en 1956, le groupe connaît une croissance continue. Il dispose aujourd’hui de 109 sociétés et de 37 sites de production dans le monde.

En 2024, Ferrero réalise un chiffre d’affaires consolidé de 18,4 milliards d’euros. Le groupe détient notamment les marques FERRERO, ROCHER et FERRERO ROCHER.

La marque FERRERO ROCHER, lancée en 1982, se commercialise désormais dans 140 pays. En 2025, elle figure même parmi les 50 marques alimentaires les plus valorisées au monde, avec une valeur estimée à 1,8 milliard de dollars américains.

Cette notoriété mondiale explique pourquoi les fraudeurs ciblent régulièrement les recherches autour du prix des Ferrero Rocher afin d’attirer des internautes à la recherche de promotions attractives.

Des faux sites promettent des prix Ferrero Rocher cassés

Le site exploité via <ferrerorocherstore.com> reprend massivement l’univers visuel de la marque FERRERO ROCHER.

Le site affiche les logos officiels, les photographies des chocolats et plusieurs références produits proposées avec des remises supérieures à 50 %.

L’objectif paraît évident : séduire les internautes grâce à des prix Ferrero Rocher anormalement bas.

Le contenu du site va encore plus loin. La rubrique “About” affirme notamment :

“Bienvenue sur ferrerorocherstore — votre destination pour les chocolats Ferrero Rocher haut de gamme, fabriqués artisanalement”.

Le site prétend également proposer une “réinvention artisanale” des produits Ferrero Rocher. Selon ses propres déclarations, chaque création partirait d’un “authentique Ferrero Rocher” ensuite “sublimé”.

Cependant, plusieurs éléments inquiètent immédiatement :

  • aucune identification claire de l’exploitant ;
  • aucune mention visible d’absence de lien avec Ferrero ;
  • utilisation intensive des marques officielles ;
  • remises commerciales très agressives ;
  • commercialisation supposée de produits alimentaires modifiés.

Le pied de page du site mentionne simplement :

“Copyright 2026 @ ferrerorocherstore.com”.

Pour le Panel UDRP, ces éléments démontrent une tentative délibérée d’usurpation de l’identité commerciale de Ferrero.

Un risque juridique… mais aussi sanitaire

Cette affaire dépasse le simple cybersquatting classique.

Le Panel souligne que les produits commercialisés semblent illégitimes. Les prétendues modifications “artisanales” de produits alimentaires sous une marque mondialement connue peuvent également soulever des questions de sécurité sanitaire.

En effet, vendre des aliments modifiés sans contrôle qualité officiel expose potentiellement les consommateurs à des risques importants.

Les prix extrêmement bas renforcent d’ailleurs les soupçons du Panel concernant l’authenticité réelle des produits proposés.

Dans sa décision, l’OMPI considère que le Défendeur tente intentionnellement de tirer profit de la réputation mondiale de FERRERO ROCHER afin de générer un trafic commercial trompeur.

<ferrerorochershop.com> : un nom de domaine toujours dangereux

Le second nom de domaine litigieux, <ferrerorochershop.com>, redirige auparavant vers un site similaire affichant lui aussi les marques et visuels de Ferrero Rocher.

Suite à une mise en demeure adressée par le plaignant, l’hébergeur désactive le site. Toutefois, un élément technique retient particulièrement l’attention.

Le nom de domaine conserve des enregistrements MX actifs dans sa configuration DNS.

Concrètement, cela signifie que le domaine peut toujours servir à envoyer ou recevoir des courriels. Ce type de configuration apparaît fréquemment dans des opérations de phishing ou d’usurpation d’identité par email. Cette configuration de messagerie est couverte par le monitoring SecURL proposé par Solidnames.

Avant la procédure UDRP, les représentants de Ferrero adressent plusieurs mises en demeure entre le 10 et le 16 février 2026 au bureau d’enregistrement ainsi qu’aux hébergeurs concernés.

Si l’hébergeur coopère rapidement, le bureau d’enregistrement ne répond à aucune communication.

Prix des Ferrero Rocher et cybersquatting : une combinaison dangereuse

Cette décision illustre parfaitement une tendance actuelle : les fraudeurs exploitent les recherches liées au prix des Ferrero Rocher pour attirer des consommateurs vers des plateformes trompeuses.

Les promotions irréalistes constituent souvent un signal d’alerte majeur. Lorsqu’un site propose des réductions supérieures à 50 % sur des produits premium mondialement connus, la prudence s’impose immédiatement.

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La marque de maillot de bain Hunza G dans les eaux troubles de la contrefaçon https://faux.fr/contrefacon/marque-maillot-de-bain-hunza-g-contrefacon/ Fri, 22 May 2026 05:50:42 +0000 https://faux.fr/?p=2851 Le marché du maillot de bain Hunza G fait face à une multiplication de noms de domaine litigieux utilisés pour vendre des produits potentiellement contrefaisants et collecter des données personnelles de consommateurs.

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Le marché du maillot de bain Hunza G fait face à une multiplication de noms de domaine litigieux utilisés pour vendre des produits potentiellement contrefaisants et collecter des données personnelles de consommateurs. Trois décisions UDRP rendues par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle confirment l’ampleur du phénomène visant la célèbre marque britannique de swimwear.

Une marque de maillot de bain Hunza G fortement exposée en ligne

La société britannique derrière les marques HUNZA G et HUNZA commercialise des maillots de bain et vêtements depuis plusieurs décennies. La marque HUNZA est exploitée depuis 1984, tandis que HUNZA G accompagne le développement international du groupe depuis 2018.

Les produits de la marque sont aujourd’hui distribués dans plus de 250 points de vente premium à travers le monde. L’entreprise bénéficie également d’une forte visibilité numérique grâce à son site officiel Hunza G et à une présence importante sur Instagram avec plus de 438 000 abonnés.

Le plaignant dispose notamment de plusieurs droits de marque solides :

  • marque américaine HUNZA G n°6132758 enregistrée le 25 août 2020 ;
  • marque de l’Union européenne HUNZA G n°017896483 enregistrée le 6 septembre 2018 ;
  • nom de domaine stratégique <hunzag.com> exploité pour la vente et la promotion officielle des produits.

Cette notoriété internationale explique pourquoi la marque devient une cible régulière pour des réseaux spécialisés dans les faux sites e-commerce.

Une stratégie massive de cybersquatting international

Dans les affaires UDRP D2024-0702 et D2023-4154, les panels ont examiné une série impressionnante de noms de domaine frauduleux reproduisant intégralement la marque HUNZA G avec des références géographiques.

La décision D2024-0702 concernait notamment :

  • <hunzag-france.com>
  • <hunzag-australia.com>
  • <hunzag-canada.com>
  • <hunzag-usa.com>
  • <hunzag-italia.com>

La décision D2023-4154 visait quant à elle :

  • <hunzagfrance.com>
  • <hunzagaustralia.com>
  • <hunzagusa.com>
  • <hunzagportugal.com>
  • <hunzagsverige.com>

Dans ces deux dossiers, le défendeur identifié est Web Commerce Communications, une société déjà connue pour son implication dans de nombreuses affaires similaires liées à des boutiques contrefaisantes et à des dispositifs de phishing.

Les commissions administratives de l’OMPI ont considéré que les noms de domaine litigieux reproduisaient intégralement la marque HUNZA G. Les ajouts géographiques comme “France”, “USA” ou “Italia” ne suffisent pas à écarter le risque de confusion.

Au contraire, ces termes renforcent souvent la crédibilité apparente des faux sites auprès des internautes.

La France ciblée par les faux sites Hunza G

La France apparaît clairement parmi les marchés visés par ces opérations de cybersquatting.

Les noms de domaine <hunzag-france.com> dans la procédure D2024-0702 et <hunzagfrance.com> dans la décision D2023-4154 ciblaient directement les consommateurs français recherchant des maillots de bain Hunza G en ligne.

Faux site internet Maillot de bain Hunza G France

Faux site web Maillot de bain Hunza G France

Selon les décisions, les sites litigieux reprenaient l’identité visuelle du plaignant, ses photographies, ses contenus protégés par le droit d’auteur ainsi que ses références produits. Les panels relèvent également que ces sites prétendaient commercialiser des produits de la marque afin de tromper les internautes.

Le risque dépasse largement la simple contrefaçon textile. Les décisions soulignent aussi un danger potentiel de collecte frauduleuse de données personnelles et bancaires.

Les experts UDRP rappellent ainsi que le défendeur utilisait les noms de domaine litigieux afin d’attirer les internautes à des fins commerciales en créant un risque de confusion avec la marque HUNZA G, conformément au paragraphe 4(b)(iv) de la Politique UDRP.

<hunzagsale.com> : un faux site orienté promotions

La troisième décision, D2023-1027, portait sur le nom de domaine <hunzagsale.com>.

Cette fois encore, le site imitait l’univers commercial de la marque officielle. Le terme “sale” visait manifestement à attirer des internautes recherchant des promotions sur des maillots de bain Hunza G.

Le panel a retenu plusieurs éléments caractéristiques des faux sites e-commerce :

  • reproduction de la marque HUNZA G ;
  • imitation du site officiel ;
  • utilisation non autorisée des visuels ;
  • commercialisation suspecte de produits ;
  • absence de droits ou d’intérêts légitimes du défendeur.

La commission administrative a conclu que le seul objectif du titulaire consistait à détourner le trafic Internet du plaignant et à exploiter commercialement la réputation de la marque.

Vente Maillot de bain Hunza G France

Site contrefaçon Maillot de bain Hunza G France

Des décisions UDRP importantes contre la contrefaçon numérique

Ces trois décisions illustrent parfaitement les mécanismes actuels de fraude liés aux marques de mode premium.

Les fraudeurs enregistrent des variantes géographiques ou promotionnelles d’une marque reconnue afin de :

  • capter du trafic SEO ;
  • tromper les consommateurs ;
  • vendre des produits potentiellement contrefaisants ;
  • récupérer des données personnelles ;
  • monétiser la réputation d’une marque légitime.

Pour les titulaires de droits, ces affaires rappellent l’importance d’une surveillance proactive des noms de domaine. Les variantes géographiques représentent aujourd’hui un vecteur classique de fraude, notamment dans le secteur de la mode et du luxe.

Les procédures UDRP demeurent un outil particulièrement efficace pour récupérer rapidement des noms de domaine utilisés dans des opérations de contrefaçon ou d’usurpation d’identité numérique.

Pour découvrir d’autres affaires similaires liées aux faux sites de swimwear et de contrefaçon textile, consultez également la rubrique dédiée aux affaires de contrefaçon de maillots de bain.

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Le remède UDRP d’Eli Lilly contre les faux sites Mounjaro https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/faux-sites-mounjaro-udrp-eli-lilly/ Tue, 19 May 2026 05:51:29 +0000 https://faux.fr/?p=2844 Les faux sites Mounjaro continuent de se multiplier sur Internet, au point de provoquer une nouvelle procédure UDRP d’envergure devant le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI. Dans la décision D2026-0836, le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly and Company obtient le transfert de dix noms de domaine litigieux utilisés pour promouvoir des produits tiers, des alternatives prétendument “naturelles” ou des versions à bas prix du célèbre traitement MOUNJARO.

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Les faux sites Mounjaro continuent de se multiplier sur Internet, au point de provoquer une nouvelle procédure UDRP d’envergure devant le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI. Dans la décision D2026-0836, le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly and Company obtient le transfert de dix noms de domaine litigieux. Ils ont été utilisés pour promouvoir des produits tiers, des alternatives prétendument “naturelles” ou des versions à bas prix du célèbre traitement MOUNJARO.

Les noms de domaine concernés sont : <anastasiacmounjaro.online>, <cheapmounjaro.app>, <monjaroo.shop>, <moujarodepobre.site>, <mounjarodepobreoficial.shop>, <mounjarodospobres.site>, <mounjaromaterno.shop>, <mounjaronaturaloficial.com>, <mounjaro21dias.fun> et <receitadomounjaro.online>.

Cette affaire illustre une nouvelle fois l’essor des faux sites Mounjaro. Ils exploitent ainsi la notoriété d’un médicament particulièrement médiatisé depuis son autorisation par la FDA américaine en mai 2022.

Eli Lilly et la marque MOUNJARO

Eli Lilly and Company est une société pharmaceutique américaine fondée dans l’État d’Indiana et basée à Indianapolis. Le laboratoire commercialise des préparations pharmaceutiques dans le monde entier. Il possède notamment la marque MOUNJARO destinée au traitement du diabète de type 2.

Le médicament fait l’objet d’un site officiel accessible via Mounjaro officiel. Le nom de domaine <mounjaro.com> a été enregistré dès le 21 octobre 2019. Il a ensuite été utilisé commercialement à partir du 17 mai 2022.

Dans la décision UDRP, le panel souligne que le médicament bénéficie d’une forte couverture médiatique depuis son approbation par la FDA. Les ventes sous la marque MOUNJARO ont également généré un impact financier majeur pour le laboratoire. Le caractère notoire de la marque ne fait donc aucun doute.

Faux sites Mounjaro : une procédure UDRP consolidée

Cette décision présente une particularité importante. Il s’agit d’une procédure extrajudiciaire consolidée. C’est-à-dire qu’elle porte sur plusieurs noms de domaine exploités selon des méthodes similaires.

L’expert constate que tous les noms de domaine litigieux ont été enregistrés sur une période d’un peu plus de 24 semaines en 2025. Les sites présentent de nombreux points communs :

  • même configuration technique ;
  • même bureau d’enregistrement ;
  • contenus similaires ;
  • graphismes comparables ;
  • mêmes thématiques autour de MOUNJARO ;
  • structures de noms de domaine proches ;
  • adresses de contact localisées dans des zones similaires.

Le panel relève également que chaque nom de domaine peut être relié aux autres grâce à ces caractéristiques communes. Cette convergence permet donc de traiter l’ensemble du dossier dans une seule procédure UDRP.

Une exploitation commerciale trompeuse de la marque MOUNJARO

Le panel considère que chacun des noms de domaine litigieux renvoie vers un site proposant à la vente ou faisant la promotion de produits tiers en référence directe à la marque MOUNJARO.

Les défendeurs utilisent notamment des expressions évoquant :

  • des alternatives “bon marché” ;
  • des solutions “naturelles” ;
  • des remèdes “officiels” ;
  • des cures rapides.

Selon le Groupe d’experts, cet usage commercial vise clairement à tirer profit de la renommée de la marque du laboratoire américain. Les internautes peuvent croire, à tort, que ces produits bénéficient d’un lien économique, d’un parrainage ou d’une validation par Eli Lilly and Company.

Le panel rappelle donc qu’un tel usage ne constitue pas une offre de bonne foi au sens des Principes directeurs UDRP.

La décision insiste aussi sur un élément déterminant : MOUNJARO constitue un terme inventé et distinctif. Les défendeurs ne peuvent donc pas prétendre avoir choisi ce mot par hasard. Le contenu des sites démontre au contraire une parfaite connaissance du médicament et de la marque du plaignant.

Le Groupe d’experts conclut ainsi que les noms de domaine litigieux ont été enregistrés de mauvaise foi afin de cibler délibérément la notoriété de MOUNJARO.

Une stratégie déjà observée avec d’autres faux sites Mounjaro

Cette décision rappelle fortement une autre affaire rendue en 2025 concernant le nom de domaine <mounjaroofficial.com> dans le dossier D2025-1190.

Faux site médicament Mounjaro

Faux site médicament Mounjaro contrefait

Dans cette précédente affaire, le terme “official” était déjà associé à la marque afin de renforcer artificiellement la crédibilité du site. Le panel relevait alors que le nom de domaine redirigeait les internautes vers une plateforme vendant vraisemblablement des contrefaçons ou des produits du marché gris, parfois sans ordonnance et dans des juridictions non autorisées.

Le défendeur ne précisait par ailleurs aucun lien avec le laboratoire américain et commercialisait également des produits concurrents.
Voir la décision : Décision UDRP D2025-1190 sur mounjaroofficial.com

Le laboratoire a également obtenu gain de cause dans une autre procédure UDRP en 2024 visant le nom de domaine <mounjarostore.com> dans l’affaire D2024-0412.

Dans ce litige, le panel considérait déjà que le défendeur utilisait la notoriété de la marque MOUNJARO pour attirer les internautes vers un site commercialisant des produits contrefaits ou issus du marché gris.
Voir la décision : Décision UDRP D2024-0412 sur mounjarostore.com

Site contrefaçon Mounjaro diabète

Faux Site Mounjaro diabète

Une vigilance indispensable face aux faux sites pharmaceutiques

Cette nouvelle décision confirme que les faux sites Mounjaro constituent une cible majeure dans le secteur pharmaceutique. Les cybersquatteurs exploitent la popularité mondiale du médicament pour générer du trafic, vendre des produits non autorisés ou promouvoir des alternatives douteuses.

Pour les titulaires de marques pharmaceutiques, la surveillance proactive des noms de domaine devient essentielle. Les variantes contenant des termes comme “official”, “natural”, “cheap” ou “store” restent particulièrement utilisées dans les campagnes de contrefaçon et de tromperie en ligne.

D’autres affaires similaires liées à des médicaments et à des sites frauduleux sont disponibles dans notre rubrique dédiée à la détection de contrefaçon de médicaments.

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