Archives des Phishing - Faux.fr https://faux.fr/tag/phishing/ Actualités sur l'anti-contrefaçon et le phishing : faux emails, faux sites web Mon, 01 Jun 2026 07:30:47 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.3.1 https://faux.fr/wp-content/uploads/2020/04/cropped-logo-faux-32x32.png Archives des Phishing - Faux.fr https://faux.fr/tag/phishing/ 32 32 Une tentative de phishing contre LDC fauché en UDRP https://faux.fr/phishing/usurpation-identite-mail/phishing-ldc-udrp/ Mon, 01 Jun 2026 07:30:33 +0000 https://faux.fr/?p=2871 Un cas de phishing ciblant LDC a récemment conduit à une nouvelle victoire devant l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Dans la décision UDRP D2026-0767, le transfert du nom de domaine litigieux a été ordonné au profit de Louis Dreyfus Trademarks B.V., après la démonstration d’une opération d’usurpation d’identité visant des partenaires commerciaux du groupe.

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Un cas de phishing ciblant LDC a récemment conduit à une nouvelle victoire devant l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Dans la décision UDRP D2026-0767, le transfert du nom de domaine litigieux <ldc-au.com> a été ordonné au profit de Louis Dreyfus Trademarks B.V.. Cela a été indiqué après la démonstration d’une opération d’usurpation d’identité visant des partenaires commerciaux du groupe.

Cette affaire illustre une nouvelle fois l’utilisation de noms de domaine trompeurs dans le cadre de campagnes de fraude par courrier électronique. Elle rappelle également l’importance de la surveillance des actifs numériques pour les entreprises internationales.

Phishing LDC : une usurpation d’identité ciblée

Louis Dreyfus Trademarks B.V. est une société néerlandaise appartenant au groupe Louis Dreyfus. Fondé au XIXe siècle, ce groupe figure parmi les principaux négociants et transformateurs de produits agricoles au monde.

Le groupe exerce ses activités dans plus de 100 pays. Il bénéficie d’une forte notoriété sur les marchés agricoles internationaux. La société plaignante détient et gère les droits de propriété intellectuelle associés au groupe. Elle exploite notamment la marque LDC, acronyme largement utilisé pour désigner la Louis Dreyfus Company.

Le dossier révèle que la plaignante possède un portefeuille important de marques LDC enregistrées dans de nombreuses juridictions et couvrant diverses classes de produits et services. Elle exploite également plusieurs noms de domaine stratégiques, parmi lesquels ldc.com, ldcorp.com et ldcommodities.com, utilisés pour ses activités commerciales et sa communication institutionnelle.

Face à elle, le défendeur avait enregistré le nom de domaine ldc-au.com.

À première vue, ce nom de domaine pouvait sembler légitime. Pourtant, sa composition associait intégralement la marque LDC à l’abréviation « AU », couramment utilisée pour désigner l’Australie, un marché sur lequel le groupe Louis Dreyfus est présent.

Selon la Commission administrative, cette construction démontrait déjà un ciblage délibéré de la plaignante.

Un nom de domaine utilisé pour tromper des partenaires commerciaux

L’élément le plus préoccupant concernait toutefois l’usage du nom de domaine litigieux.

Les preuves produites montraient que le défendeur avait configuré des adresses électroniques reposant sur le domaine ldc-au.com. Ces adresses reproduisaient l’identité d’un véritable employé du groupe Louis Dreyfus.

Les courriels envoyés à des partenaires commerciaux donnaient ainsi l’impression de provenir d’un représentant légitime de l’entreprise.

L’objectif semblait clair. Le titulaire cherchait à initier des transactions commerciales sous de faux prétextes et à exploiter la confiance accordée à la marque LDC.

Cette utilisation constitue une technique classique de phishing. Elle repose sur l’usurpation d’identité numérique afin d’inciter des tiers à effectuer des actions qu’ils n’auraient jamais réalisées en connaissant la véritable identité de l’expéditeur.

Une décision UDRP favorable à Louis Dreyfus

Pour obtenir le transfert du nom de domaine, la plaignante devait démontrer les trois critères prévus par les Principes directeurs UDRP.

Premièrement, la Commission a constaté que ldc-au.com était similaire au point de prêter à confusion avec la marque LDC. L’ajout du suffixe géographique « au » ne suffisait pas à écarter le risque de confusion.

Deuxièmement, aucun élément ne permettait de démontrer un droit ou un intérêt légitime du défendeur sur ce nom de domaine.

Enfin, la mauvaise foi a été retenue sans difficulté.

La Commission a notamment relevé que le défendeur connaissait nécessairement la marque LDC au moment de l’enregistrement. Elle a également souligné que le nom de domaine avait servi à générer des adresses électroniques frauduleuses utilisées dans une opération d’hameçonnage.

Dans ces conditions, l’enregistrement et l’usage du nom de domaine ont été considérés comme effectués de mauvaise foi.

Le transfert du nom de domaine à Louis Dreyfus Trademarks B.V. a donc été ordonné.

Une nouvelle illustration des risques liés au phishing

Cette affaire démontre que les attaques par courrier électronique demeurent l’une des principales menaces pour les entreprises internationales.

Contrairement aux sites web de contrefaçon, certains noms de domaine frauduleux ne servent qu’à l’envoi d’e-mails trompeurs. Leur dangerosité reste pourtant considérable. Quelques messages suffisent parfois pour provoquer des pertes financières importantes ou compromettre une relation commerciale.

L’affaire ldc-au.com montre également que les fraudeurs privilégient souvent des variantes très simples d’une marque connue. L’ajout d’un indicateur géographique ou d’un terme descriptif permet de renforcer l’illusion de légitimité auprès des destinataires.

Dans ce dossier, la société Louis Dreyfus Trademarks B.V. a obtenu gain de cause grâce à la procédure UDRP administrée par l’OMPI. Son dossier a été défendu avec succès par le cabinet de conseil en propriété industrielle Inlex IP Expertise, qui représentait la plaignante dans cette procédure.

Cette décision constitue un rappel utile pour toutes les entreprises : la surveillance proactive des noms de domaine proches de leurs marques demeure un outil essentiel pour détecter rapidement les tentatives de phishing, d’usurpation d’identité et de fraude aux partenaires commerciaux.

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Airbus en zone de turbulence : phishing à bord https://faux.fr/phishing/usurpation-identite-mail/airbus-phishing-noms-domaune-udrp/ Tue, 26 May 2026 06:07:09 +0000 https://faux.fr/?p=2857 Un cas de phishing contre Airbus a conduit à une décision extrajudiciaire UDRP devant le Centre d’arbitrage et de médiation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Dans l’affaire concernant les noms de domaine et (D2026-1358), le Panel a ordonné le transfert des deux noms de domaine litigieux au profit de la société française Airbus.

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Un cas de phishing contre Airbus a conduit à une décision extrajudiciaire UDRP devant le Centre d’arbitrage et de médiation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Dans l’affaire concernant les noms de domaine <airbuslogistics.com> et <airbus-operations.com> (D2026-1358), le Panel a ordonné le transfert des deux noms de domaine litigieux au profit de la société française Airbus.

Cette affaire illustre une nouvelle fois l’utilisation de noms de domaine proches d’une marque célèbre afin d’usurper l’identité d’une entreprise internationale dans le cadre d’opérations d’hameçonnage ciblé.

Phishing contre Airbus : deux noms de domaine utilisés pour usurper l’identité du groupe

La société Airbus est l’un des principaux groupes aéronautiques et spatiaux mondiaux. Depuis plus de 50 ans, l’entreprise conçoit, fabrique et livre des avions commerciaux, des hélicoptères, des avions militaires, des satellites et des lanceurs spatiaux de pointe.

L’histoire du groupe remonte à la création du consortium Airbus Industrie GIE en 1970. Depuis cette date, Airbus a livré plus de 13 500 avions et 12 000 hélicoptères dans le monde. Le groupe dispose d’environ 180 sites répartis en Europe, en Amérique, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Il emploie aujourd’hui plus de 157 000 personnes.

La société détient également de nombreux droits de marque sur le signe AIRBUS dans plusieurs juridictions internationales. Son principal nom de domaine, <airbus.com>, a été enregistré le 23 mai 1995.

Dans cette procédure UDRP, Airbus contestait les noms de domaine <airbuslogistics.com> et <airbus-operations.com>. Ces derniers reproduisaient intégralement la marque AIRBUS tout en ajoutant des termes descriptifs liés à l’activité du groupe. Cette technique renforce souvent la crédibilité des campagnes de phishing.

Le Panel a considéré que les deux noms de domaine étaient similaires au point de prêter à confusion avec la marque AIRBUS.

Des preuves techniques du phishing contre Airbus particulièrement solides

Le dossier présenté par Airbus comportait plusieurs éléments techniques importants.

Le plaignant a notamment fourni la preuve que des enregistrements d’échange de courrier électronique (« MX records ») étaient actifs sur les deux noms de domaine litigieux. Cette configuration permet l’envoi et la réception d’e-mails depuis les domaines concernés.

Airbus a également démontré que les deux noms de domaine avaient servi à envoyer des courriels de phishing à au moins un de ses clients.

Selon la plainte, les auteurs des enregistrements litigieux ont utilisé ces domaines afin d’usurper l’identité d’Airbus dans le cadre d’opérations frauduleuses. Le Panel a retenu que cette utilisation constituait un indice fort d’enregistrement et d’usage de mauvaise foi.

Ce point reste essentiel dans les procédures UDRP modernes. En effet, les fraudeurs n’exploitent plus uniquement des sites web contrefaisants. Désormais, les noms de domaine servent fréquemment à des campagnes d’usurpation d’identité par e-mail, notamment via des faux services logistiques, achats ou opérations financières.

Pourquoi cette procédure UDRP a été consolidée ?

Cette affaire présente également un intérêt juridique particulier car il s’agit d’une procédure extrajudiciaire UDRP consolidée.

En principe, chaque nom de domaine litigieux fait l’objet d’une procédure distincte. Toutefois, le Panel peut accepter une consolidation lorsqu’il existe des indices démontrant un contrôle commun des noms de domaine contestés.

Dans cette affaire, plusieurs éléments ont convaincu le Panel :

  • les Défendeurs n’ont pas contesté l’affirmation d’Airbus selon laquelle les noms de domaine litigieux étaient sous contrôle commun ;
  • les deux noms de domaine ciblaient les mêmes victimes dans le cadre d’une escroquerie de phishing ;
  • l’adresse électronique associée au WHOIS du nom de domaine <airbus-operations.com> correspondait au nom du titulaire de <airbuslogistics.com> ;
  • l’adresse électronique liée à <airbuslogistics.com> contenait elle-même le nom de domaine <airbus-operations.com> sous la forme « […]@airbus-operations.com ».

Ces éléments techniques et administratifs ont permis au Panel de conclure à une stratégie frauduleuse coordonnée.

Cette approche facilite le traitement des dossiers de cybersquatting complexes impliquant plusieurs noms de domaine liés à une même opération d’usurpation d’identité.

Une nouvelle illustration des risques liés au phishing par nom de domaine

Cette décision rappelle que les groupes internationaux restent des cibles privilégiées pour les campagnes de phishing.

Les fraudeurs recherchent des noms de domaine crédibles afin de tromper des partenaires commerciaux, fournisseurs ou clients. L’ajout de termes comme “logistics” ou “operations” renforce l’apparence légitime des adresses utilisées dans les e-mails frauduleux.

Dans ce contexte, les procédures UDRP demeurent un outil rapide et efficace pour récupérer des noms de domaine utilisés dans des opérations de phishing visant Airbus.

La surveillance proactive des noms de domaine proches des marques stratégiques constitue également une mesure essentielle pour limiter les risques d’usurpation d’identité numérique, de fraude au président ou de compromission des échanges professionnels.

La décision D2026-1358 confirme enfin que l’activation de services de messagerie associés à des noms de domaine litigieux représente aujourd’hui un indice majeur de mauvaise foi dans les litiges UDRP liés au phishing.

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Mail frauduleux Generali : la fraude se fait passer pour votre assureur https://faux.fr/phishing/usurpation-identite-mail/mail-frauduleux-generali-fraude-assureur/ Thu, 30 Apr 2026 06:35:49 +0000 https://faux.fr/?p=2827 Avez-vous reçu un mail frauduleux se présentant comme étant Generali ? Il s'agit d'une menace sérieuse pour les internautes et les clients de l’assureur, comme le confirment deux décisions UDRP rendues par l’OMPI.

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Avez-vous reçu un mail frauduleux se présentant comme étant Generali ? Il s’agit d’une menace sérieuse pour les internautes et les clients de l’assureur, comme le confirment deux décisions UDRP rendues par l’OMPI.

Generali ciblée par des campagnes de phishing sophistiquées

La société Generali est une compagnie d’assurance française appartenant à un groupe international fondé en Italie en 1831. Elle figure parmi les leaders mondiaux du secteur. Sa notoriété en fait une cible privilégiée pour les fraudeurs spécialisés dans l’usurpation d’identité numérique.

Dans ce contexte, plusieurs noms de domaine litigieux ont été enregistrés afin de tromper les internautes. Les décisions UDRP D2024-3150 et D2024-3503 illustrent parfaitement ces pratiques frauduleuses reposant sur des campagnes de mail frauduleux Generali.

Une stratégie d’hameçonnage structurée via plusieurs noms de domaine

Une usurpation organisée (D2024-3150)

Dans l’affaire D2024-3150, les noms de domaine suivants ont été cybersquattés :

  • <generali-gestion.com>
  • <generaligestionpatrimoine.com>
  • <generalipatrimoine-fr.com>

Les éléments du dossier démontrent une stratégie claire. En effet, des courriels ont été envoyés depuis des adresses électroniques créées à partir de ces noms de domaine. Ces messages reproduisent fidèlement le logo, le nom et l’adresse actuelle de Generali, ainsi que le nom d’une société affiliée.

Ainsi, le plaignant établit que ces noms de domaine ont été enregistrés dans le but explicite de mener des attaques de phishing. Le défendeur cible délibérément les marques GENERALI. Il exploite les noms de domaine litigieux pour créer des adresses électroniques crédibles aux yeux du public.

De plus, la structure même des noms de domaine révèle une intention frauduleuse. Les termes “gestion” et “patrimoine” renforcent la crédibilité apparente. Ils induisent les internautes en erreur quant à une prétendue relation officielle avec Generali.

Enfin, les preuves fournies confirment l’utilisation concrète de ces noms de domaine dans une opération d’hameçonnage. Le fraudeur tente de se faire passer pour un employé ou un partenaire de Generali. L’objectif est clair : obtenir des informations sensibles ou détourner des fonds.

Mail frauduleux Generali : une escroquerie confirmée (D2024-3503)

Dans la décision D2024-3503, le nom de domaine <generali-gestion.net> est au cœur du litige.

Le défendeur utilise ce nom de domaine en lien avec une adresse électronique impliquée dans une escroquerie. Un courriel frauduleux est envoyé. Il usurpe l’identité de Generali et reprend les conditions générales d’un compte client.

Ce procédé renforce la crédibilité du message. Il vise à rassurer la victime. Pourtant, il s’agit bien d’une tentative de fraude.

Par ailleurs, le courriel est envoyé en se faisant passer pour un employé de Generali. Cette usurpation démontre une intention claire d’hameçonnage. Le nom de domaine litigieux sert donc directement à faciliter l’escroquerie.

Une vigilance accrue recommandée par Generali

Face à la multiplication des cas de mail frauduleux Generali, l’assureur a publié une alerte officielle. Sur sa page dédiée, Generali met en garde les internautes contre des campagnes d’e-mails frauduleux.

La société précise que certains messages imitent parfaitement ses communications officielles. Ils utilisent des noms de domaine proches de ses marques. Generali recommande donc de vérifier systématiquement l’adresse de l’expéditeur.

L’assureur rappelle également qu’il ne demande jamais d’informations sensibles par e-mail. Il invite les utilisateurs à signaler tout message suspect. D’autres assureurs comme Groupama ont déjà utilisé l’UDRP pour récupérer des noms de domaine frauduleux.

Ces deux décisions UDRP confirment une tendance lourde. Les fraudeurs exploitent la notoriété des grandes marques pour mener des campagnes de phishing ciblées.

Les exemples de mail frauduleux Generali illustre parfaitement cette dérive. Les noms de domaine litigieux jouent un rôle central dans la crédibilité de l’arnaque.

Dans ce contexte, la surveillance proactive des noms de domaine devient essentielle. Elle permet d’identifier rapidement les atteintes et d’engager des actions correctives, notamment via les procédures UDRP.

Pour les entreprises comme pour les cabinets juridiques, ces décisions rappellent l’importance d’une stratégie globale de protection des marques en ligne.

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Phishing Assurance Maladie : la carte vitale… du fraudeur https://faux.fr/phishing/phishing-assurance-maladie-carte-vitale-ameli/ Thu, 23 Apr 2026 06:45:25 +0000 https://faux.fr/?p=2807 Des mails de phishing usurpant l’identité de l'Assurance Maladie connaissent une recrudescence préoccupante, avec des campagnes d’hameçonnage particulièrement ciblées visant les assurés français.

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Des mails de phishing usurpant l’identité de l’Assurance Maladie connaissent une recrudescence préoccupante, avec des campagnes d’hameçonnage particulièrement ciblées visant les assurés français.

Depuis plusieurs semaines, plusieurs courriels frauduleux circulent. Leur objectif est clair : usurper l’identité de l’Assurance Maladie afin de collecter des données personnelles et bancaires. Ces messages utilisent des éléments de langage crédibles. Toutefois, ils reposent sur des noms de domaine litigieux et des techniques classiques de phishing.

Des courriels de phishing Assurance Maladie bien rodés

Les fraudeurs exploitent des scénarios anxiogènes. Ils évoquent une expiration de droits ou une vérification urgente. Ainsi, ils incitent la victime à cliquer rapidement sur un lien frauduleux.

Voici deux exemples de courriels observés récemment :


Objet : Votre carte arrive à expiration : actualisez-la pour maintenir vos remboursements
Information Service Client

Échéance de votre carte

Bonjour,

Votre carte d’assuré arrive à échéance dans les prochaines semaines. Pour continuer à bénéficier de vos droits à l’Assurance Maladie sans interruption et assurer la prise en charge de vos soins, il est nécessaire de renouveler votre carte.

→ Renouveler ma carte


Objet : Avis: notification médicale
Bonjour,

Nous vous contactons afin de procéder à la vérification annuelle de vos informations de profil.

Cette étape est nécessaire pour garantir la gestion optimale de votre compte et la continuité de nos services. Nous vous prions de bien vouloir actualiser vos informations avant le 11 avril 2026 pour éviter toute restriction d’accès à vos fonctionnalités habituelles.

Mettre à jour mon profil

Éléments requis :
Vérification de l’adresse de facturation
Mise à jour des coordonnées de contact
Confirmation de votre statut actuel 


mail phishing Assurance Maladie

mail hameçonnage Assurance Maladie

Ces messages présentent plusieurs signaux faibles. D’une part, la formulation reste approximative. D’autre part, les liens intégrés redirigent vers des noms de domaine non officiels. Enfin, l’absence de personnalisation constitue un indice supplémentaire.

Une mécanique classique d’usurpation numérique

Le phishing ciblant l’Assurance Maladie repose sur une technique bien connue. Les fraudeurs enregistrent des noms de domaine proches de ceux de l’organisme officiel. Ensuite, ils créent des pages imitant l’interface du site Ameli.

Ainsi, l’utilisateur pense se connecter à son espace personnel. En réalité, il transmet ses identifiants aux attaquants. Dans certains cas, des données bancaires sont également demandées sous prétexte de remboursement.

Ce procédé relève juridiquement de plusieurs infractions. Il s’agit notamment d’usurpation d’identité, d’escroquerie et d’atteinte à un système de traitement automatisé de données. Par conséquent, les victimes disposent de recours. Cependant, la prévention reste essentielle.

Les recommandations officielles contre le phishing par l’Assurance Maladie

L’Assurance Maladie alerte régulièrement sur ces pratiques. Elle rappelle notamment qu’elle ne demande jamais de coordonnées bancaires par courriel ou SMS.

Des conseils détaillés sont disponibles sur le site officiel comme :

  • Vérifier l’adresse de l’expéditeur
  • Ne jamais cliquer sur un lien suspect
  • Accéder directement à son compte via le site officiel
  • Ne pas transmettre d’informations sensibles par email
  • Signaler les messages frauduleux

En complément, l’analyse des noms de domaine reste un levier clé. En effet, de nombreux litiges reposent sur des variations typographiques ou des extensions trompeuses.

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Un faux air officiel pour un vrai cybersquatting ciblant CRIT’AIR https://faux.fr/phishing/faux-site-officiel-critair/ Mon, 20 Apr 2026 07:13:36 +0000 https://faux.fr/?p=2799 Un faux site officiel CRIT’AIR se retrouve au cœur d’une nouvelle décision UDRP révélatrice des dérives liées à l’usurpation d’identité numérique et au cybersquatting.

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Un faux site officiel CRIT’AIR se retrouve au cœur d’une nouvelle décision UDRP révélatrice des dérives liées à l’usurpation d’identité numérique et au cybersquatting. Dans l’affaire D2026-0539, la Commission administrative de l’OMPI a sanctionné l’enregistrement du nom de domaine litigieux critair-officiel-france.com, utilisé pour tromper les internautes en quête d’un certificat de qualité de l’air.

CRIT’AIR officiel : une marque publique détournée

Le certificat de qualité de l’air, appelé Crit’Air, désigne une vignette obligatoire pour de nombreux automobilistes en France. Ce dispositif permet de classer les véhicules selon leur niveau d’émissions polluantes. Il s’inscrit dans une politique publique de lutte contre la pollution et de régulation de la circulation dans les zones à faibles émissions.

Le site officiel du gouvernement propose ce certificat à un tarif réglementé. Pourtant, des acteurs malveillants exploitent la notoriété de cette marque pour capter un trafic important. C’est précisément le cas dans cette affaire.

Un nom de domaine trompeur et une exploitation commerciale abusive

Le nom de domaine litigieux a été enregistré par le Défendeur le 12 janvier 2022. Avant le dépôt de la plainte, il redirige vers un site intermédiaire. Ce site permet au public de commander une vignette CRIT’AIR directement en ligne.

Cependant, la Commission administrative relève un point essentiel. Le site propose l’achat de vignettes à un prix supérieur à celui pratiqué par le site officiel. De plus, il reproduit les marques CRIT’AIR du Requérant. Cette pratique crée une confusion manifeste dans l’esprit des consommateurs.

Ainsi, l’internaute pense accéder à un service officiel. En réalité, il se retrouve sur une plateforme privée non autorisée.

L’illusion d’un site CRIT’AIR officiel renforcée par le nom de domaine

Le choix du nom de domaine n’est pas anodin. L’ajout des termes “officiel” et “France” joue un rôle déterminant.

D’une part, ces termes ne suffisent pas à écarter le risque de confusion. Bien au contraire. Ils renforcent l’apparence officielle du site. D’autre part, ils font directement référence au territoire français, où le certificat Crit’Air est requis.

La Commission administrative souligne ce point avec fermeté. L’ajout du terme “officiel” après la marque CRIT’AIR accentue la tromperie. Il renforce la conviction d’une utilisation de mauvaise foi.

En conséquence, le nom de domaine litigieux donne une impression d’authenticité. Cette stratégie vise clairement à capter la confiance des utilisateurs.

Une stratégie récurrente du Défendeur

L’analyse du comportement du Défendeur révèle un schéma préoccupant. En effet, il a déjà été impliqué dans une précédente procédure UDRP : infogreffe-kbis-officiel.com (D2024-2042).

Dans cette affaire, le même procédé apparaît. Le Défendeur associe le terme “officiel” à une marque connue. L’objectif reste identique : exploiter la crédibilité d’un service public ou institutionnel.

Cette répétition confirme une stratégie délibérée. Elle démontre une connaissance des mécanismes de confusion et une volonté d’en tirer profit.

Une décision conforme aux principes UDRP

La Commission administrative applique les trois critères classiques de l’UDRP :

  • Similarité entre le nom de domaine et la marque
  • Absence de droit ou d’intérêt légitime
  • Enregistrement et usage de mauvaise foi

Dans ce dossier, ces trois critères sont remplis sans ambiguïté.

Premièrement, le nom de domaine reprend intégralement la marque CRIT’AIR. Deuxièmement, le Défendeur ne dispose d’aucun droit légitime. Enfin, l’usage commercial trompeur caractérise la mauvaise foi.

La décision ordonne donc le transfert du nom de domaine au Requérant.

Vigilance accrue face aux faux sites CRIT’AIR officiel

Cette affaire illustre une tendance persistante. Les cybercriminels exploitent des services publics connus (exemple : ANTAI) pour générer du trafic et des revenus. Le cas CRIT’AIR officiel en est une parfaite démonstration.

Pour les titulaires de marques, la surveillance des noms de domaine reste essentielle. Pour les internautes, la vigilance s’impose lors de toute démarche en ligne.

Enfin, cette décision rappelle un principe fondamental. L’ajout de termes comme “officiel” ne protège pas. Il aggrave au contraire le risque juridique et renforce la caractérisation de la mauvaise foi.

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Un cas de cybersquatting bien bâti contre POINT P https://faux.fr/phishing/cybersquatting-phishing-point-p-comasud/ Tue, 14 Apr 2026 06:58:49 +0000 https://faux.fr/?p=2793 Un cas de cybersquatting visant POINT P illustre une nouvelle fois la manière dont des noms de domaine frauduleux servent des opérations de phishing ciblant des acteurs majeurs du bâtiment.

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Un cas de cybersquatting visant POINT P illustre une nouvelle fois la manière dont des noms de domaine frauduleux servent des opérations de phishing ciblant des acteurs majeurs du bâtiment.

Dans la décision UDRP D2025-4991, rendue par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), le litige porte sur le nom de domaine <comasud-france.com>. Cette affaire met en lumière une tentative d’usurpation d’identité particulièrement structurée.

Présentation du groupe POINT P (COMASUD)

La société COMASUD opère sous le nom commercial POINT P. Elle constitue un acteur majeur de la distribution de matériaux de construction en France.

Le groupe propose également des solutions en béton prêt à l’emploi et en produits préfabriqués. Son réseau couvre l’ensemble du territoire français avec plus de 1 000 points de vente. Il s’appuie sur plus de 10 000 collaborateurs. Sa clientèle se compose essentiellement de professionnels du bâtiment.

Cette forte présence nationale renforce mécaniquement son exposition aux risques de cybersquatting et d’usurpation d’identité.

Cybersquatting POINT P : un nom de domaine au cœur d’un schéma de phishing

Le litige concerne le nom de domaine <comasud-france.com>, enregistré par un tiers sans autorisation.

Ce nom de domaine reproduit la marque COMASUD. Il ajoute simplement le terme géographique “France”. Cette construction crée un risque évident de confusion.

Cependant, l’élément le plus critique réside dans l’usage du nom de domaine.

En effet, le Défendeur a utilisé une adresse email associée au domaine litigieux, de type :

[…]@comasud-france.com

Des courriels frauduleux ont été envoyés en se faisant passer pour le directeur des achats du Requérant. L’objectif semble clair : tromper des interlocuteurs professionnels dans le cadre d’un schéma de phishing.

Ce type d’attaque cible souvent des fournisseurs ou partenaires. Il vise à détourner des paiements ou obtenir des informations sensibles.

Une illustration classique du cybersquatting dans le BTP

Cette affaire de cybersquatting contre POINT P s’inscrit dans une tendance lourde.

Les acteurs du BTP (exemple SAMSE) représentent des cibles privilégiées. Les flux financiers sont importants. Les échanges par email sont fréquents. Les contrôles sont parfois limités.

Les fraudeurs exploitent ces failles. Ils enregistrent des noms de domaine proches des marques. Ensuite, ils créent des adresses email crédibles.

Le scénario est souvent identique :

  • usurpation d’un dirigeant ou d’un responsable achats
  • demande urgente de devis ou de paiement
  • modification de coordonnées bancaires

Dans ce contexte, la vigilance des partenaires devient essentielle.

Enseignements pour les titulaires de marques

Cette décision rappelle plusieurs points clés.

D’abord, la surveillance des noms de domaine reste indispensable. Ensuite, la détection rapide des usages frauduleux permet d’agir efficacement.

La procédure UDRP constitue un outil rapide et efficace. Elle permet d’obtenir le transfert d’un nom de domaine litigieux sans passer par une procédure judiciaire classique.

Enfin, la sensibilisation interne et externe joue un rôle crucial. Les équipes doivent être formées aux risques de phishing.

Le cybersquatting ciblant POINT P démontre que même les acteurs les plus structurés restent exposés aux attaques numériques.

Le nom de domaine <comasud-france.com> illustre une stratégie frauduleuse bien rodée. L’utilisation d’emails usurpant l’identité d’un dirigeant confirme une intention malveillante.

Dans ce contexte, la combinaison de la surveillance, de la réactivité et des outils juridiques comme l’UDRP reste la meilleure défense.

Les marques doivent aujourd’hui bétonner leur présence en ligne. Faute de quoi, les fraudeurs continueront à exploiter la moindre faille.

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537 noms de domaine impliqués dans une campagne de phishing par SMS visant les régimes de retraite https://faux.fr/phishing/537-noms-de-domaine-impliques-dans-une-campagne-de-phishing-par-sms-visant-les-regimes-de-retraite/ Tue, 07 Apr 2026 05:15:39 +0000 https://faux.fr/?p=2785 Une campagne de phishing par SMS visant les régimes de retraite se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une décision UDRP marquante rendue par l’OMPI en 2026, dans une affaire opposant la société américaine Empower Annuity Insurance Company of America à des fraudeurs particulièrement organisés.

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Une campagne de phishing par SMS visant les régimes de retraite se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une décision UDRP marquante rendue par l’OMPI en 2026, dans une affaire opposant la société américaine Empower Annuity Insurance Company of America à des fraudeurs particulièrement organisés.

Une campagne massive de phishing par SMS retraite ciblant les épargnants

La société plaignante, Empower Annuity Insurance Company of America, est un acteur majeur des services financiers aux États-Unis. Constituée dans l’État du Colorado et basée à Greenwood Village, elle propose des services de gestion d’actifs, d’administration de régimes de retraite et de plateformes financières numériques.

Depuis 2014, elle exploite la marque EMPOWER. Elle gère aujourd’hui plus de 1 200 milliards de dollars d’actifs pour plus de 70 000 organisations. Elle figure ainsi parmi les principaux fournisseurs de plans de retraite américains. Sa marque est notamment protégée aux États-Unis.

Dans cette affaire, la plaignante a engagé une procédure UDRP visant pas moins de 537 noms de domaine litigieux. Ces noms ont été enregistrés à des dates précises en 2025, notamment en septembre, octobre, novembre et décembre.

Parmi eux :

  • 457 noms de domaine ont été enregistrés au nom de Tina Wing, avec une adresse dans le Michigan ;
  • 80 autres ont été déposés par ailleurs au nom d’une personne en Caroline du Nord, probablement victime d’usurpation d’identité.

Par ailleurs et sans surprise, aucune réponse n’a été apportée par les défendeurs.

Une mécanique sophistiquée d’hameçonnage par SMS

Le cœur du litige repose sur une campagne structurée de phishing par SMS visant ces plants de retraite. Les fraudeurs ont envoyé des messages prétendument émis par “Empower Security”.

Ces SMS indiquaient :

  • des tentatives de connexion suspectes,
  • un risque de compromission du compte,
  • et invitaient à cliquer sur un lien pour sécuriser l’accès.

Le mécanisme technique s’avère particulièrement élaboré. Les noms de domaine litigieux servaient de relais dans une chaîne de redirections multiples.

Concrètement :

  1. L’utilisateur clique sur le lien reçu par SMS.
  2. Il est redirigé via plusieurs serveurs proxy.
  3. Il arrive finalement sur le véritable site empower.com.

Cette technique exploite un proxy inverse permettant une attaque de type détournement de session. Ainsi, les identifiants saisis par l’utilisateur sont interceptés, malgré l’apparente légitimité du site final.

Des noms de domaine conçus pour tromper sur mobile

Les noms de domaine utilisés suivent des schémas précis de typosquatting. Ils reproduisent la marque EMPOWER avec des variantes subtiles :

  • substitutions de lettres (emp0wer, enp0wer),
  • ajouts de caractères,
  • inversions ou coupures (em-p-ower, e-mpower),
  • déclinaisons autour de termes comme “workplace”.

Sur écran mobile, ces différences passent souvent inaperçues. L’utilisateur peut croire à un raccourcisseur d’URL ou à une version légitime du site.

La quasi-totalité de ces noms de domaine a été enregistrée dans des nouvelles extensions internet, notamment :
.BOND, .CLICK, .CYOU, .HELP, .ICU, .QPON, .SBS, .SHOP, .TOP.

Ces extensions sont régulièrement exploitées dans des campagnes de fraude en raison de leur faible coût et de contrôles limités.

Une récidive caractérisée dans le phishing SMS retraite

Ce dossier s’inscrit dans une stratégie répétée. En 2025, la même plaignante avait déjà engagé une procédure UDRP contre Tina Wing (affaire D2025-3497).

Cette première affaire portait alors sur 129 noms de domaine similaires. Ils ont aussi déjà été utilisés dans une campagne de phishing par SMS visant les retraités. Le mode opératoire était identique :

  • envoi de SMS alarmants,
  • redirection vers des interfaces frauduleuses,
  • collecte d’identifiants.

Cette récidive démontre une industrialisation des attaques et une persistance des acteurs malveillants.

Analyse juridique de la décision UDRP

Le panel UDRP a retenu les trois critères classiques :

  1. Similarité : les noms de domaine sont confusément similaires à la marque EMPOWER.
  2. Absence de droit ou d’intérêt légitime : les défendeurs n’ont aucun lien avec la marque.
  3. Mauvaise foi : l’usage des noms de domaine dans une campagne de phishing SMS retraite constitue une preuve manifeste.

La sophistication du dispositif technique et le volume exceptionnel de noms de domaine ont renforcé la démonstration de la mauvaise foi.

Enseignements pour les titulaires de marques

Cette décision illustre plusieurs points clés :

  • Le phishing par SMS visant les caisses de retraite devient une menace prioritaire pour les acteurs financiers.
  • Les campagnes s’appuient également sur des volumes massifs de noms de domaine.
  • Les nouvelles extensions jouent aussi un rôle central dans ces stratégies.
  • Les fraudeurs exploitent désormais des techniques avancées comme le détournement de session.

Face à cela, les titulaires de marques doivent renforcer :

  • la surveillance proactive des noms de domaine,
  • la détection des schémas de typosquatting,
  • et la réactivité via des procédures UDRP.

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Voyage au cœur d’un phishing contre Expedia https://faux.fr/phishing/phishing-expedia/ Thu, 26 Mar 2026 07:08:13 +0000 https://faux.fr/?p=2774 Un cas de phishing visant Expedia s’illustre une nouvelle fois dans une décision UDRP révélatrice des risques d’usurpation d’identité dans le secteur du voyage en ligne.

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Un cas de phishing visant Expedia s’illustre une nouvelle fois dans une décision UDRP révélatrice des risques d’usurpation d’identité dans le secteur du voyage en ligne.

Dans la décision FA2408002113194 relative au nom de domaine litigieux <expediagroup.online>, le Centre d’arbitrage du Forum (ADR Forum) a ordonné le transfert du nom de domaine au profit de la société plaignante, confirmant ainsi une utilisation frauduleuse caractérisée.

Phishing contre Expedia : une fraude bien organisée

Le litige porte sur un nom de domaine reprenant quasi intégralement la marque EXPEDIA, à laquelle s’ajoute le terme générique « group ». Cette construction renforce le risque de confusion. Elle laisse croire à une entité officielle du groupe.

La société plaignante, Expedia, figure parmi les plus grandes entreprises de voyages au monde. Elle exploite notamment le site officiel <expedia.com> ainsi que de nombreuses déclinaisons locales. Son portefeuille comprend des marques majeures telles que EXPEDIA, TRAVELOCITY, HOTELS.COM, HOTWIRE, ORBITZ ou encore VRBO.

Expedia revendique une présence mondiale forte :

  • plus de 200 sites de réservation,
  • plus de 70 pays couverts,
  • plus de 3 millions d’hébergements,
  • plus de 500 compagnies aériennes,
  • plus de 220 000 activités.

Son chiffre d’affaires atteint des niveaux considérables :

  • 12,8 milliards de dollars en 2023,
  • 11,6 milliards en 2022,
  • 8,5 milliards en 2021.

La marque EXPEDIA, déposée dès 1999 aux États-Unis, bénéficie d’une notoriété importante à l’échelle internationale.

Une opération de phishing sophistiquée

Le nom de domaine litigieux ne sert pas à un simple site parking. Il s’inscrit dans une campagne active de phishing contre Expedia.

Le défendeur utilise en effet ce domaine pour envoyer des courriels frauduleux. L’objectif est clair : tromper les consommateurs et usurper l’identité d’Expedia.

Les éléments relevés dans la décision sont particulièrement accablants :

  • envoi d’e-mails frauduleux proposant de fausses locations de vacances en Amérique latine ;
  • utilisation du nom « Expedia Group » dans les signatures ;
  • reproduction du logo distinctif « e » de la marque ;
  • documents joints imitant des supports officiels.

Ces pratiques visent à crédibiliser la fraude. Elles exploitent la confiance des utilisateurs envers une marque reconnue.

Une violation manifeste des principes UDRP

Pour obtenir le transfert du nom de domaine, la société Expedia a démontré les trois critères classiques de l’UDRP :

1. Similarité avec une marque antérieure

Le nom de domaine <expediagroup.online> reprend intégralement la marque EXPEDIA. L’ajout du terme « group » ne suffit pas à écarter le risque de confusion.

2. Absence de droits ou d’intérêts légitimes

Le défendeur ne dispose d’aucune autorisation. Il n’exerce aucune activité légitime sous ce nom. Au contraire, il exploite la marque dans un contexte frauduleux.

3. Enregistrement et usage de mauvaise foi

La mauvaise foi ne fait aucun doute. Le nom de domaine sert à une opération de phishing. Il vise à tromper les consommateurs et à tirer profit de la notoriété de la marque.

Le panel souligne que l’utilisation du domaine dans des e-mails frauduleux constitue une preuve forte de mauvaise foi.

Le tourisme, cible privilégiée des fraudeurs

Cette affaire s’inscrit dans une tendance plus large. Le secteur du tourisme constitue une cible récurrente pour les cybercriminels.

Les marques de voyage bénéficient d’une forte visibilité. Elles inspirent confiance. Cela en fait des vecteurs idéaux pour des campagnes de phishing.

Une affaire similaire a déjà été observée avec une autre enseigne du secteur hôtelier. Vous pouvez consulter cette analyse détaillée concernant Louvre Hôtels.

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Chantier interdit au cybersquatting visant Demathieu Bard https://faux.fr/phishing/usurpation-identite-mail/cybersquatting-demathieu-bard-udrp-cabinet-boettcher/ Tue, 24 Mar 2026 08:40:41 +0000 https://faux.fr/?p=2765 Un cas de cybersquatting contre Demathieu Bard a ciblé le nom de domaine . Ce nom de domaine a été utilisé pour usurper l’identité de l’entreprise et passer de fausses commandes.

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Un cas de cybersquatting contre Demathieu Bard a ciblé le nom de domaine <demathieu-bard-energie.com>. Ce nom de domaine a été utilisé pour usurper l’identité de l’entreprise et passer de fausses commandes.

La décision UDRP D2024-4531 rendue par l’OMPI confirme la vigilance nécessaire face à ce type d’attaque.

Demathieu Bard, un acteur historique et stratégique

DEMATHIEU BARD est une société française fondée en 1861. Elle intervient dans les infrastructures routières et ferroviaires, le génie civil industriel, le bâtiment et l’immobilier. Le groupe dispose de marques protégées en France et à l’international (site officiel).

Le nom de domaine litigieux reprend intégralement la marque. L’ajout du terme “energie” ne protège pas le public de la confusion. Les internautes pouvaient facilement croire qu’ils traitaient avec l’entreprise.

Usage de mauvaise foi et usurpation d’identité

Le nom de domaine a servi à envoyer des courriers électroniques et à passer de fausses commandes auprès d’un tiers. Le défendeur se faisait passer pour un responsable de DEMATHIEU BARD. Cette utilisation constitue un cas clair de phishing et de mauvaise foi.

L’UDRP retient ainsi trois critères pour ordonner le transfert :

  1. Similarité avec une marque : le nom de domaine copie ainsi la marque DEMATHIEU BARD.
  2. Absence de droits légitimes : le défendeur ne démontre aucun lien avec l’entreprise.
  3. Enregistrement et utilisation de mauvaise foi : le nom de domaine sert de plus à tromper les partenaires commerciaux.

L’OMPI ordonne le transfert immédiat du domaine au profit de DEMATHIEU BARD.

Le rôle du Cabinet Boettcher dans la défense de la marque

Le Cabinet Boettcher représente avec succès DEMATHIEU BARD dans plusieurs procédures UDRP. Par exemple, dans la décision D2025-4309, le nom de domaine litigieux n’était pas exploité, mais l’usage de mauvaise foi a été reconnu. Par ailleurs, Le défendeur n’était pas lié au nom indiqué dans la base WhoIs. De plus, son adresse était géographiquement proche du siège de l’entreprise.

Ces affaires démontrent l’importance d’une surveillance active des noms de domaine. Elles montrent aussi que la détention passive peut constituer un motif de transfert lorsqu’il existe un risque pour la marque.

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Action passe à … l’action contre des tentatives de fraudes en France https://faux.fr/phishing/usurpation-identite-mail/action-tentatives-fraudes-france/ Thu, 05 Mar 2026 12:04:09 +0000 https://faux.fr/?p=2735 Les décisions extrajudiciaires récentes rappellent que les grandes enseignes restent des cibles privilégiées pour des fraudes en France comme ici avec Action.

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Les décisions extrajudiciaires récentes rappellent que les grandes enseignes restent des cibles privilégiées pour des fraudes en France comme ici avec Action. En 2025, deux décisions UDRP ont sanctionné des comportements frauduleux liés aux noms de domaine <action-france.com> (D2025-5288) et <groupe-action.com> (D2025-0828). Ces affaires illustrent les risques juridiques et réputationnels liés à l’usurpation d’identité numérique. Elles démontrent aussi l’importance d’une surveillance active des noms de domaine.

L’enseigne Action est un acteur majeur du discount non alimentaire en Europe. Selon son site officiel, Action propose des milliers de produits du quotidien à petits prix. L’entreprise communique sur un modèle économique basé sur l’achat massif et la vente en magasin uniquement en France. L’enseigne rappelle que ses articles ne sont pas disponibles en ligne en France. Le seul site officiel est https://www.action.com/fr-fr/.

Le groupe publie également une rubrique dédiée aux alertes de sécurité. Cette rubrique avertit les consommateurs. Elle indique clairement que le groupe Action est régulièrement victime de tentatives de fraude par l’usurpation de son nom, de son logo et de son image sur Internet. Les fraudeurs utilisent des canaux variés. Ils passent par des emails, SMS, réseaux sociaux ou appels téléphoniques. Ces escroqueries cherchent à obtenir des informations personnelles ou bancaires. Les fraudeurs promettent souvent des bons d’achat, cartes cadeaux, remboursements, jeux-concours ou pseudo bugs informatiques.

Dans ce contexte, les affaires examinées renforcent la jurisprudence contre le cybersquatting et le phishing. Les grandes enseignes restent des cibles récurrentes, comme l’ont montré d’autres litiges impliquant des marques comme Auchan, Carrefour, Decathlon, Leclerc ou encore Leroy Merlin.

Exemple de tentatives de fraudes contre Action en France avec <action-france.com> D2025-5288

Dans l’affaire <action-france.com> D2025-5288, le titulaire de la marque a démontré l’usage frauduleux du nom de domaine litigieux. Le panel UDRP a constaté que le nom de domaine a été utilisé pour envoyer des courriels frauduleux.

Ces courriels avaient plusieurs objectifs. D’abord, induire les consommateurs en erreur. Ensuite, obtenir des paiements frauduleux. Enfin, collecter des informations sensibles. Cette technique correspond à une stratégie classique de phishing. Les victimes pensent interagir avec un partenaire officiel. En réalité, elles communiquent avec des escrocs.

Le panel a confirmé la mauvaise foi du titulaire du nom de domaine. L’usage frauduleux d’un nom proche de la marque Action crée un risque de confusion évident. Le consommateur peut croire que le message provient d’un service officiel. Le préjudice potentiel est double. Il est financier. Il est aussi réputationnel pour la marque.

Cette décision rappelle un principe constant en droit des noms de domaine. L’usage d’un nom similaire à une marque connue constitue une preuve de mauvaise foi lorsque l’intention d’escroquerie apparaît clairement.

Des faux mails envoyés via le nom de domaine litigieux <groupe-action.com>

Dans l’affaire <groupe-action.com> D2025-0828, la fraude s’est manifestée par l’envoi d’un email provenant d’une adresse du type « […]@groupe-action.com ».

Cet email présentait Action Group comme un important détaillant. Il demandait ensuite un crédit applicable à de futures commandes. La partie plaignante a produit cette preuve dans la procédure UDRP. Elle a démontré que le message constituait une tentative d’hameçonnage.

Le nom de domaine litigieux a servi à induire les internautes en erreur. Les fraudeurs ont cherché à faire croire que le nom de domaine appartenait à l’enseigne officielle. Cette technique est fréquente dans les opérations d’escroquerie commerciale. Elle vise souvent les fournisseurs ou partenaires commerciaux.

Le panel a confirmé que l’utilisation d’un nom de domaine imitant une identité commerciale constitue un usage de mauvaise foi. La décision protège à la fois les consommateurs et la réputation de l’enseigne.

La vigilance recommandée par Action en France pour la prévention des fraudes

Le groupe Action recommande la prudence contre les fraudes en France. L’entreprise insiste sur plusieurs points clés.

– Action ne propose aucune vente en ligne en France.
– Les produits sont disponibles uniquement en magasin.
– Le site officiel reste le seul canal légitime de communication commerciale.

Ces informations sont essentielles pour lutter contre la fraude. Les consommateurs doivent vérifier l’adresse des expéditeurs d’emails. Ils doivent aussi éviter de cliquer sur des liens suspects.

Les campagnes de sensibilisation restent indispensables. Les cybercriminels adaptent constamment leurs techniques. Les autorités judiciaires et les titulaires de marques doivent donc collaborer.

La cybersécurité et la protection de l’image de marque sont désormais indissociables. Les organisations doivent investir dans des outils de détection et d’alerte. L’objectif est simple : anticiper plutôt que subir les attaques.

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