Archives des Contrefaçon - Faux.fr https://faux.fr/contrefacon/ Actualités sur l'anti-contrefaçon et le phishing : faux emails, faux sites web Fri, 10 Apr 2026 05:25:45 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.3.1 https://faux.fr/wp-content/uploads/2020/04/cropped-logo-faux-32x32.png Archives des Contrefaçon - Faux.fr https://faux.fr/contrefacon/ 32 32 Un réseau bien lacé de faux sites de chaussures Goya https://faux.fr/contrefacon/lutte-contrefacon-chaussures-marque/reseau-faux-sites-chaussures-goya/ Fri, 10 Apr 2026 05:25:34 +0000 https://faux.fr/?p=2790 Les chaussures Joya se retrouvent au cœur d’une décision UDRP emblématique révélant un vaste réseau de noms de domaine frauduleux exploités à des fins de contrefaçon et de phishing.

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Les chaussures Joya se retrouvent au cœur d’une décision UDRP emblématique révélant un vaste réseau de noms de domaine frauduleux exploités à des fins de contrefaçon et de phishing.

Dans la décision D2024-0824 rendue par l’OMPI, plusieurs dizaines de noms de domaine ont été transférés au profit de la société plaignante, titulaire de la marque JOYA. Cette affaire illustre parfaitement les dérives actuelles en matière d’usurpation d’identité numérique dans le secteur des chaussures.

Une marque de chaussures Joya reconnue à l’international

La société plaignante est une entreprise suisse spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de chaussures Joya, reconnues pour leurs propriétés ergonomiques et orthopédiques.

Depuis 2008, sous l’impulsion de son prédécesseur légal Joya Schuhe AG, la marque JOYA s’impose sur le marché mondial. Elle distribue aujourd’hui ses produits dans plus de 40 pays. Cette forte présence internationale renforce mécaniquement son attractivité… mais aussi son exposition aux abus.

Une multiplication de noms de domaine frauduleux

Les noms de domaine litigieux ont été enregistrés entre le 10 mai 2022 et le 30 octobre 2023. Ils reprennent tous la marque JOYA, à laquelle s’ajoutent des termes géographiques ou descriptifs :

  • villes : dublin, bordeaux, warszawa
  • pays : colombia, argentina, portugal
  • mots clés commerciaux : chaussures, shoes, sale, zapatos, scarpe

Cette construction n’est pas anodine. En effet, dès lors que la marque chaussures Joya reste clairement identifiable dans le nom de domaine, l’ajout de termes supplémentaires ne suffit pas à écarter le risque de confusion.

Le panel UDRP confirme ainsi une jurisprudence constante : la reproduction d’une marque dans un nom de domaine constitue un élément déterminant de similitude trompeuse.

Des faux sites de chaussures Joya utilisés pour tromper les internautes

Le Défendeur exploite l’ensemble de ces noms de domaine pour créer de fausses boutiques en ligne. Ces sites reprennent l’identité visuelle de la marque JOYA de manière très fidèle.

Plusieurs éléments aggravants apparaissent :

  • utilisation massive de la marque JOYA
  • reproduction de photographies officielles
  • mise en avant de produits à prix fortement réduits

Ces pratiques visent clairement à attirer les consommateurs à la recherche de chaussures Joya à bas prix.

Cependant, la réalité est toute autre.

Une mécanique de phishing bien huilée

Malgré leur apparence crédible, ces sites ne vendent aucun produit authentique. Ils poursuivent un objectif différent : collecter des données personnelles.

Les internautes doivent :

  • créer un compte
  • fournir des informations personnelles sensibles

Or, aucune mention légale ni information sur le responsable du traitement des données n’apparaît. Cette absence constitue un indice fort d’une opération d’hameçonnage.

Le panel conclut ainsi à une utilisation frauduleuse des noms de domaine, visant à tirer profit de la réputation de la marque chaussures Joya.

Une décision UDRP logique face à un cas typique de cybersquatting

Les trois critères UDRP sont réunis :

  1. Similarité trompeuse : la marque JOYA est intégralement reprise
  2. Absence de droits ou d’intérêts légitimes du Défendeur
  3. Enregistrement et usage de mauvaise foi, notamment à des fins de phishing

La décision ordonne le transfert des noms de domaine au profit du titulaire de la marque.

Ce type de contentieux s’inscrit dans une tendance plus large, que nous analysons régulièrement sur Faux.fr notamment sur les marques de chaussures.

Des faux sites chaussures Joya encore visibles sur Google

Malgré cette décision favorable, le problème persiste. Aujourd’hui encore, certains sites frauduleux restent actifs et bien positionnés sur les moteurs de recherche. C’est notamment le cas du site : joyashoes-fr.com.

Ce site apparaît sur des requêtes sensibles comme “chaussures joya site officiel France”. Il entretient ainsi la confusion auprès des consommateurs.

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La boîte à maillots dans le grand bain du cybersquatting https://faux.fr/contrefacon/la-boite-a-maillots-cybersquatting/ Mon, 30 Mar 2026 06:54:46 +0000 https://faux.fr/?p=2779 La boite à maillots se retrouve au cœur d’un litige UDRP révélateur des dérives liées aux noms de domaine frauduleux et à la contrefaçon en ligne.

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La boite à maillots se retrouve au cœur d’un litige UDRP révélateur des dérives liées aux noms de domaine frauduleux et à la contrefaçon en ligne.

Dans la décision D2024-4329 rendue par le Centre d’arbitrage de l’OMPI, le nom de domaine <laboiteamaillotsfr.com> fait l’objet d’un transfert au profit de la société requérante. Cette affaire illustre, une nouvelle fois, les mécanismes classiques d’usurpation d’identité numérique dans le secteur du prêt-à-porter.

La boite à maillots : une marque exploitée depuis des décennies

La société requérante exploite l’enseigne La Boite à Maillots depuis plusieurs décennies. Elle exerce une activité spécialisée dans le commerce de détail d’habillement, de maillots de bain et d’accessoires depuis 1977. Son réseau repose sur trois boutiques physiques situées à Cannes et à Nice, ainsi que sur un site e-commerce accessible via le nom de domaine <laboiteamaillots.com>, enregistré dès le 8 février 2007.

Sur le plan des droits de propriété intellectuelle, la requérante a initialement déposé une marque verbale française en 1977. Celle-ci a été renouvelée en 1987 avant d’expirer en 2017. Toutefois, afin de sécuriser ses droits, elle a procédé à un nouveau dépôt le 19 juin 2024 pour une marque figurative incluant la dénomination « BM LA BOÎTE A MAILLOTS MODE BALNEAIRE DEPUIS 1970 SUR LA COTE D’AZUR », enregistrée le 11 octobre 2024 pour des produits en classe 25, notamment des maillots de bain.

Ainsi, la requérante dispose d’une antériorité commerciale forte et d’une présence numérique établie.

Un nom de domaine litigieux au cœur d’une stratégie de contrefaçon

Le nom de domaine <laboiteamaillotsfr.com> reprend quasi intégralement la dénomination la boite à maillots, à laquelle s’ajoute simplement le suffixe « fr ». Cette construction renforce le risque de confusion, en laissant croire à une déclinaison officielle du site français de la marque.

Le site associé au nom de domaine litigieux présente plusieurs éléments caractéristiques d’un site frauduleux :

  • Il dirige vers un site Web en français qui propose des maillots de bain à prix réduits
  • Il affiche le même logo que le site officiel de la requérante
  • Il reproduit une présentation visuelle très similaire
  • Le défendeur se présente comme « La Boite A Maillots Soldes », prétendument basé en France

Ces éléments démontrent une volonté claire de se placer dans le sillage de la marque légitime afin de capter le trafic et tromper les consommateurs.

Plus préoccupant encore, un client ayant effectué un achat le 27 septembre 2024 pour un montant de 199 USD n’a jamais reçu sa commande à la date du dépôt de la plainte. Ce fait renforce l’hypothèse d’une opération frauduleuse assimilable à une escroquerie en ligne.

Une décision UDRP sans ambiguïté

Dans son analyse, la commission administrative retient les trois critères classiques de la procédure UDRP :

1. Similarité avec une marque antérieure

Le nom de domaine litigieux est jugé similaire au point de prêter à confusion avec la marque la boite à maillots. L’ajout du terme « fr » ne suffit pas à écarter ce risque.

2. Absence de droits ou d’intérêts légitimes

Le défendeur ne démontre aucun droit sur la dénomination exploitée. Au contraire, l’utilisation du site confirme une intention de se faire passer pour la requérante.

3. Enregistrement et usage de mauvaise foi

La reproduction du logo, du contenu et de l’identité commerciale de la requérante, combinée à l’absence de livraison des produits commandés, caractérise une utilisation frauduleuse du nom de domaine.

En conséquence, le transfert du nom de domaine <laboiteamaillotsfr.com> est ordonné au profit de la requérante.

Une affaire typique de phishing e-commerce

Cette décision s’inscrit dans une tendance forte : l’exploitation de marques reconnues pour créer de faux sites marchands. Le secteur des maillots de bain, très saisonnier et propice aux promotions, constitue une cible privilégiée.

Les fraudeurs misent sur plusieurs leviers :

  • Des prix attractifs pour inciter à l’achat rapide
  • Une imitation graphique crédible
  • Une extension ou variante du nom de domaine officiel

Ces pratiques exposent les consommateurs à des pertes financières et les marques à une atteinte à leur réputation.

Pour découvrir d’autres cas similaires dans ce secteur, consultez notre rubrique dédiée.

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Rechargez vos précautions contre les faux sites Anker https://faux.fr/contrefacon/faux-sites-chargeurs-anker-france/ Wed, 25 Mar 2026 08:43:19 +0000 https://faux.fr/?p=2769 Les faux sites Anker se multiplient et trompent de nombreux consommateurs. Ces sites utilisent des noms de domaine reprenant les marques ANKER et SOUNDCORE pour créer des boutiques en ligne factices.

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Les faux sites Anker se multiplient et trompent de nombreux consommateurs. Ces sites utilisent des noms de domaine reprenant les marques ANKER et SOUNDCORE pour créer des boutiques en ligne factices. Les clients croient acheter sur des sites officiels. En réalité, ils reçoivent des produits contrefaits ou rien du tout.

Anker : un acteur majeur de l’électronique grand public

Fondée en 2011, la société ANKER fabrique des chargeurs de téléphones, des composants audio, des systèmes de divertissement, des appareils de sécurité et des solutions domotiques. Les marques ANKER et SOUNDCORE sont protégées dans le monde entier. Leur réputation repose sur la qualité et la fiabilité des produits.

Aujourd’hui, la société fait face à une multiplication de faux sites Anker qui portent atteinte à son image et trompent les consommateurs.

Trois procédures UDRP consolidées

ANKER a initié trois procédures UDRP pour récupérer les noms de domaine litigieux. Ces procédures sont consolidées et ont été toutes remportées par la société. Elles illustrent l’efficacité de la protection juridique proactive des marques.

D2025-2110 : des noms de domaines ciblant le monde entier

Cette procédure portait sur des noms de domaine tels que <anker-belgium.com>, <ankerfranceparis.com>, <soundcoreportugal.com> et de nombreux autres. Parmi eux, <ankerfranceparis.com> visait spécifiquement le marché français.

Faux site Anker France Paris

Fausse boutique en ligne Anker France Paris

Les défendeurs utilisaient ces sites pour simuler de véritables boutiques ANKER. Les consommateurs passaient commande et ne recevaient jamais leurs produits. Ces pratiques ont nui à la réputation de la marque.

La décision UDRP a ordonné le transfert de tous les noms de domaine litigieux à ANKER.

D2025-2111 : imitation de sites officiels

La deuxième procédure concernait des domaines comme <anker-fr.com>, <ankeritaly.com> et <chargeranker.com>. Les sites reprenaient le design et la structure des sites ANKER et SOUNDCORE.

<anker-fr.com> ciblait encore une fois la France. Les défendeurs ont agi de mauvaise foi. La décision UDRP a confirmé le transfert des noms de domaine à ANKER.

D2024-3817 : une offensive globale

La troisième procédure regroupait <anker-france.com>, <anker-japan.com>, <anker-singapore.com> et d’autres domaines géo-ciblés.

Ces sites présentaient des boutiques en ligne très proches de celles d’ANKER. <anker-france.com> ciblait le marché français. Les défendeurs n’ont pas contesté les plaintes. Le succès de la procédure UDRP a permis le transfert de tous les noms litigieux.

Faux site Anker France

Faux site web Anker France

Pourquoi ces décisions sont importantes

Ces trois procédures UDRP consolidées montrent que la surveillance des noms de domaine est cruciale pour les marques. Les noms ciblant la France (<ankerfranceparis.com>, <anker-fr.com>, <anker-france.com>) soulignent l’ampleur de l’attaque sur ce marché.

Les faux sites Anker nuisent à l’image de marque et à la confiance des consommateurs. Une action rapide permet de protéger les clients et d’éviter la propagation de la contrefaçon.

Conseils pour les consommateurs et les marques

  • Vérifiez toujours l’URL avant tout achat.
  • Méfiez-vous des prix trop bas.
  • Les marques doivent surveiller les noms de domaine similaires et agir rapidement en cas de contrefaçon.
  • Les procédures UDRP sont un outil efficace pour récupérer les noms de domaine malveillants.

Pour découvrir une situation similaire, consultez notre analyse d’un faux site Logitech qui ne fait pas clic, où les techniques de contrefaçon en ligne ressemblent à celles utilisées par les faux sites Anker.

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La marque française de mobilier de jardin Hespéride face aux sites web frauduleux https://faux.fr/contrefacon/marque-francaise-mobilier-jardin-hesperide-sites-web-frauduleux/ Tue, 17 Mar 2026 07:28:19 +0000 https://faux.fr/?p=2752 Des sites web frauduleux Hespéride trompent les consommateurs et exploitent la renommée de la marque. Récemment, trois décisions UDRP ont permis à Hespéride, marque française de mobilier de jardin, de récupérer des noms de domaine abusifs.

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Des sites web frauduleux Hespéride trompent les consommateurs et exploitent la renommée de la marque. Récemment, trois décisions UDRP ont permis à Hespéride, marque française de mobilier de jardin, de récupérer des noms de domaine abusifs.

Hespéride est une entreprise internationale basée en France. Fondée en 1976, elle conçoit et commercialise du mobilier de jardin : tables, chaises, salons de jardin, parasols et barbecues. Sa marque est reconnue pour la qualité de ses produits et sa présence sur les marchés internationaux. (hesperide.com)

Les décisions concernent trois particuliers américains qui ont enregistré et utilisé des noms de domaine reproduisant la marque Hespéride. Ces sites visaient à vendre des produits similaires ou à détourner la confiance des internautes.

Sites web frauduleux Hespéride : analyse des trois affaires

1. <frmobilierhesperide.com> : imitation directe des produits Hespéride

La décision D2026‑0255 portait sur le nom de domaine <frmobilierhesperide.com>. Le site présentait des images officielles et les noms des produits Hespéride. Les consommateurs pouvaient croire qu’il s’agissait d’un site officiel ou affilié à la marque.

Le panel UDRP a relevé :

  • la similitude confuse du domaine avec la marque Hespéride ;

  • l’absence de droit ou d’intérêt légitime du défendeur ;

  • l’usage du nom de domaine de mauvaise foi, pour exploiter la notoriété de Hespéride.

2. <hesperideremise.com> : contrefaçon à prix réduit

Dans la décision D2026‑0213, le nom de domaine <hesperideremise.com> redirigeait vers un site proposant du mobilier identique à celui de Hespéride, à prix réduit. La page imitait les visuels officiels et créait une fausse impression de légitimité.

Le panel a conclu :

  • le domaine combinait la marque et un terme générique de manière à induire en erreur ;

  • l’usage du site portait atteinte à la réputation de la marque ;

  • le défendeur agissait de mauvaise foi, pour tirer profit de la renommée de Hespéride.

Le nom de domaine a été transféré au plaignant.

Faux site Hespéride

Faux site Hespéride remise

3. <hesperidelejardin.com> : reproduction complète de la marque et des images

La décision D2025‑0477 concernait le domaine <hesperidelejardin.com>. Le site reproduisait les marques verbales et figuratives Hespéride et des images protégées par droit d’auteur. Les produits étaient vendus à prix réduit, ce qui créait un risque de confusion élevé.

Le panel a constaté :

  • la copie complète de l’identité visuelle de Hespéride ;

  • l’absence de droits légitimes pour le défendeur ;

  • un usage de mauvaise foi pour profiter de la notoriété de la marque.

Le domaine a été transféré au plaignant.

Faux site Hesperide Jardin

Faux site web Hesperide Jardin

Vigilance et action rapide contre les sites web frauduleux Hespéride

Ces trois décisions montrent l’efficacité de l’UDRP contre les noms de domaine trompeurs. Les panels retiennent systématiquement :

  1. les noms de domaines sont confusément similaires à la marque ;

  2. les défendeurs n’ont aucun droit ou intérêt légitime ;

  3. l’enregistrement et l’usage sont manifestement de mauvaise foi.

Pour Hespéride, la surveillance proactive des noms de domaine est essentielle. Une réaction rapide permet de récupérer des noms de domaines abusifs et de protéger la réputation et la sécurité des consommateurs. Les titulaires de marques doivent agir dès qu’ils détectent des sites web frauduleux Hespéride.

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Faux site Fragonard : un parfum de contrefaçon en ligne https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/faux-site-fragonard-parfum/ Wed, 11 Mar 2026 07:43:41 +0000 https://faux.fr/?p=2746 Un faux site Fragonard a constitué une menace réelle pour les consommateurs comme pour la marque française de parfumerie. Une récente décision UDRP rendue par le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI confirme ce risque et ordonne le transfert du nom de domaine litigieux au profit de la maison de parfum française.

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Un faux site Fragonard a constitué une menace réelle pour les consommateurs comme pour la marque française de parfumerie. Une récente décision UDRP rendue par le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI confirme ce risque et ordonne le transfert du nom de domaine litigieux <fragonardpro.com> au profit de la maison de parfum française.

Cette affaire illustre une nouvelle fois comment certains cybersquatteurs exploitent la réputation d’une marque de luxe pour créer de fausses boutiques en ligne. Ils essaient alors tromper les internautes.

La maison Fragonard, une référence historique de la parfumerie française

La société Les Parfumeries Fragonard constitue l’une des maisons emblématiques de la parfumerie française. Fondée en 1926 à Grasse, berceau historique du parfum, l’entreprise familiale développe depuis près d’un siècle des fragrances, cosmétiques et produits parfumés distribués dans le monde entier.

La marque FRAGONARD bénéficie d’une forte notoriété. Les produits sont commercialisés dans les boutiques de la marque. Ils se trouvent aussi dans des musées dédiés au parfum, ainsi que sur le site officiel de la maison. Celui-ci propose notamment des parfums, eaux de toilette, savons, bougies parfumées et accessoires inspirés de l’art de vivre provençal.

Cette réputation attire toutefois des fraudeurs qui tentent de profiter de l’image prestigieuse de la marque.

Faux site Fragonard : le nom de domaine fragonardpro.com au cœur du litige

Dans la procédure OMPI n° D2025-5335, la société Les Parfumeries Fragonard conteste l’enregistrement du nom de domaine <fragonardpro.com>.

Ce nom de domaine intègre intégralement la marque FRAGONARD. Cela crée immédiatement un risque de confusion pour les internautes. L’ajout du terme « pro » ne suffit pas à écarter ce risque. Au contraire, il peut laisser croire à un site professionnel ou à une plateforme officielle destinée aux revendeurs.

L’analyse du site associé au nom de domaine révèle un dispositif classique de contrefaçon en ligne.

En effet, le nom de domaine litigieux redirige vers une page web qui se présente comme une boutique en ligne de produits Fragonard. Le site propose notamment :

  • des parfums

  • des cosmétiques

  • des accessoires

  • divers produits parfumés

Le faux site reprend également des images et des descriptions de produits similaires à celles figurant sur le site officiel de la marque. Cette reproduction renforce l’illusion d’authenticité et peut tromper les consommateurs.

Dans ces conditions, le site litigieux exploite directement la réputation de la marque afin de générer un trafic commercial et potentiellement vendre des produits contrefaits.

Une absence totale de droit ou d’intérêt légitime

Dans sa plainte, la société Fragonard souligne plusieurs éléments déterminants.

Tout d’abord, le titulaire du nom de domaine ne dispose d’aucune autorisation pour utiliser la marque FRAGONARD. Il n’existe aucun lien commercial ou contractuel entre le défendeur et la société de parfumerie.

Ensuite, le titulaire du domaine n’est pas connu sous le nom “Fragonard” et ne possède aucun droit de marque correspondant.

Enfin, l’usage du site démontre une intention claire de tirer profit de la notoriété de la marque. Le site imite une boutique officielle et propose des produits présentés comme étant ceux de Fragonard.

Ces éléments conduisent le panel UDRP à conclure à l’absence totale d’intérêt légitime.

Un enregistrement et un usage de mauvaise foi

Le panel constate également que le nom de domaine a été enregistré bien après l’acquisition de la notoriété de la marque FRAGONARD.

L’utilisation du domaine pour exploiter une boutique en ligne reproduisant les visuels et descriptions de produits constitue un indice fort de mauvaise foi.

L’objectif est clair : attirer les internautes en créant une confusion avec la marque officielle afin de générer des ventes ou collecter des données.

Le défendeur n’a d’ailleurs soumis aucune réponse dans la procédure UDRP.

Face à ces éléments, la commission administrative ordonne le transfert du nom de domaine fragonardpro.com au profit de la société Les Parfumeries Fragonard.

Une victoire obtenue avec l’appui du cabinet MIIP – Made in IP

Dans cette procédure, la société Fragonard a été représentée par le cabinet de conseil en propriété industrielle MIIP – MADE IN IP.

Ce cabinet intervient régulièrement dans des procédures UDRP visant à récupérer des noms de domaine frauduleux. Il a notamment obtenu des décisions favorables dans plusieurs affaires impliquant des marques majeures.

On peut citer par exemple une tentative de fraude visant les clients de CMA CGM, analysée dans cet article.

Ou encore une affaire d’usurpation liée à de faux bons de commande Leclerc.

Une nouvelle affaire de contrefaçon dans le secteur du parfum

L’affaire de ce faux site Fragonard s’inscrit dans une tendance plus large : les marques de parfums sont régulièrement ciblées par des sites frauduleux.

Les cybersquatteurs exploitent la valeur des marques de luxe et la forte demande des consommateurs pour créer des boutiques en ligne trompeuses.

D’autres affaires similaires sont recensées dans notre dossier consacré à la contrefaçon de parfums.

Parmi elles figure notamment une décision concernant la marque Cacharel.

Ces décisions rappellent que les procédures UDRP restent un outil efficace pour neutraliser rapidement les faux sites et récupérer les noms de domaine frauduleux.

Ces procédures démontrent l’importance de la surveillance des noms de domaine pour protéger les marques contre les usages frauduleux.

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Drive juridique contre des faux sites Peter Millar en France https://faux.fr/contrefacon/faux-site-peter-millar-france/ Mon, 09 Mar 2026 08:17:58 +0000 https://faux.fr/?p=2742 Un faux site internet de la marque de Peter Millar en France se retrouve au cœur d’une décision UDRP importante rendue par l’OMPI concernant un vaste réseau de noms de domaine utilisés pour vendre des produits suspectés de contrefaçon.

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Un faux site internet de la marque de Peter Millar en France se retrouve au cœur d’une décision UDRP importante rendue par l’OMPI concernant un vaste réseau de noms de domaine utilisés pour vendre des produits suspectés de contrefaçon.

La procédure vise pas moins de 36 noms de domaine imitant la marque de vêtements de golf PETER MILLAR et ciblant de nombreux pays. Parmi eux figure notamment petermillarfrance.net, clairement destiné au public français.

La décision D2025-2258 rendue dans le cadre de la procédure UDRP par le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI confirme une stratégie de fraude désormais classique : l’utilisation de noms de domaine géographiques associés à une marque de mode reconnue afin de tromper les consommateurs et vendre de prétendus produits à prix cassés.

La marque Peter Millar et son développement international

La société Peter Millar LLC développe une marque de vêtements premium très présente dans l’univers du golf et du sportswear haut de gamme. La marque propose des polos, pantalons, vestes et accessoires destinés aux amateurs de golf et aux consommateurs recherchant un style élégant et technique.

Le site officiel de la marque est accessible ici.

Depuis plusieurs années, la marque connaît une forte croissance internationale. Elle bénéficie d’une solide réputation, notamment dans les clubs de golf et dans l’univers du lifestyle sportif.

Le portefeuille de propriété intellectuelle du groupe ne se limite pas à la marque principale. L’entreprise possède également d’autres marques, dont GFORE, spécialisée dans les chaussures et accessoires de golf. Cette marque a elle aussi déjà été confrontée à des problématiques de contrefaçon en ligne.

Peter Millar ciblé notamment en France par un réseau mondial de noms de domaine

Dans cette affaire, Peter Millar en France apparaît comme l’une des cibles d’un réseau structuré de cybersquattage.

Les noms de domaine litigieux suivent tous le même schéma :

  • petermillarfrance.net

  • petermillaraustralia.net

  • petermillarcanada.net

  • petermillaritaly.net

  • petermillaruk.net

  • petermillarbelgique.com

  • petermillarportugal.net

  • petermillarromania.net

  • etc.

Au total, 36 noms de domaine associent la marque PETER MILLAR à des noms de pays ou à des versions linguistiques locales.

Parmi eux figure également un nom de domaine accentué :

  • petermillarespaña.com (xn--petermillarespaa-lub.com)

Les noms de domaine accentués, appelés IDN, permettent d’intégrer des caractères non ASCII comme les accents ou les caractères spécifiques à certaines langues. Ces extensions constituent parfois un vecteur de fraude supplémentaire. Pour mieux comprendre ce mécanisme, voir ce site dédié.

Des sites de vente trompeurs imitant la marque

Les noms de domaine litigieux ne restent pas inactifs. Au contraire, ils redirigent vers des sites e-commerce qui imitent fortement l’univers visuel de la marque.

Les éléments reproduits incluent notamment :

  • le logo PETER MILLAR

  • des photographies de produits

  • des descriptions commerciales

  • des visuels marketing provenant du site officiel

Ces sites prétendent vendre des vêtements Peter Millar avec des réductions importantes.

Cette pratique constitue un signal classique des réseaux de contrefaçon. Les consommateurs pensent acheter des produits authentiques à prix réduit. En réalité, plusieurs scénarios apparaissent fréquemment :

  • réception de produits contrefaits

  • réception de produits de qualité très inférieure

  • absence totale de livraison

  • collecte frauduleuse de données personnelles ou bancaires

Dans ce contexte, le nom de domaine petermillarfrance.net cible explicitement les consommateurs situés en France.

Une procédure UDRP consolidée

Face à la multiplication des noms de domaine litigieux, le titulaire de la marque engage une procédure UDRP consolidée.

Ce type de procédure permet de traiter plusieurs noms de domaine dans un même dossier, lorsque ceux-ci présentent des caractéristiques communes. Les critères incluent généralement :

  • un schéma de nommage similaire

  • des contenus de sites web comparables

  • un contrôle probable par le même réseau d’exploitants

Dans cette affaire, le panel estime que l’ensemble des noms de domaine appartient très probablement au même système d’exploitation frauduleux.

Le panel constate notamment :

  • la reproduction intégrale de la marque PETER MILLAR dans les noms de domaine

  • l’absence de droits ou d’intérêts légitimes du défendeur

  • l’utilisation des noms de domaine pour exploiter la réputation de la marque

La décision conclut donc à un enregistrement et une utilisation de mauvaise foi.

Les noms de domaine litigieux font ainsi l’objet d’une mesure de transfert au profit du titulaire de la marque.

Une tendance fréquente dans l’univers des vêtements de golf

Le cas Peter Millar en France s’inscrit dans une tendance plus large touchant les marques de l’univers du golf et du sportswear.

Plusieurs marques ont déjà été confrontées à des réseaux similaires comme Daily Sports, Footjoy ou Greyson.

Ces affaires illustrent un phénomène bien connu : les marques premium du golf attirent particulièrement les réseaux de contrefaçon en ligne.

Pour découvrir d’autres cas similaires, voir également la rubrique dédiée.

Une vigilance indispensable pour les marques

L’affaire Peter Millar France rappelle que les réseaux de cybersquattage opèrent souvent à grande échelle et visent simultanément plusieurs marchés.

Les noms de domaine géographiques constituent une technique très efficace pour tromper les internautes. Ils donnent l’impression d’un site officiel local de la marque.

La surveillance proactive des noms de domaine et l’utilisation de procédures comme l’UDRP restent donc des outils essentiels pour protéger les marques, leur réputation et les consommateurs.

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Un café à prix cassé sur un faux site Lavazza https://faux.fr/contrefacon/faux-site-lavazza/ Fri, 06 Mar 2026 07:22:13 +0000 https://faux.fr/?p=2739 Un faux site détournant la marque de café Lavazza accessible via le nom de domaine lavazza-store.top a fait l’objet d’une procédure UDRP devant l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Cette décision illustre une nouvelle fois la manière dont certains fraudeurs exploitent la notoriété de grandes marques pour vendre des produits suspects ou tromper les consommateurs.

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Un faux site détournant la marque de café Lavazza accessible via le nom de domaine lavazza-store.top a fait l’objet d’une procédure UDRP devant l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Cette décision illustre une nouvelle fois la manière dont certains fraudeurs exploitent la notoriété de grandes marques pour vendre des produits suspects ou tromper les consommateurs.

La procédure D2025-5277 a abouti au transfert du nom de domaine litigieux au profit de la société italienne titulaire de la marque LAVAZZA. Le panel a considéré que l’enregistrement et l’utilisation du domaine violaient clairement les droits de la marque.

Une grande marque mondiale du café

Avant d’analyser ce faux site Lavazza, il convient de rappeler l’importance de la marque concernée.

La société Luigi Lavazza S.p.A., société anonyme italienne fondée en 1895 à Turin, est présente à l’international dans le secteur du café. Elle fabrique et commercialise une large gamme de produits, notamment des mélanges pour espresso, des capsules et des machines à café. La marque figure aujourd’hui parmi les plus importantes marques de café au monde, avec une présence dans plus de 140 pays.

Lavazza développe également une stratégie marketing très active. L’entreprise organise régulièrement des campagnes publicitaires internationales et soutient de nombreux projets culturels. Elle est notamment connue pour le célèbre Calendrier Lavazza, réalisé avec des photographes de renommée mondiale. Cette politique contribue à renforcer la notoriété globale de la marque.

Dans ce contexte, les noms de domaine intégrant la marque LAVAZZA représentent une cible privilégiée pour les fraudeurs.

Faux site Lavazza : un nom de domaine utilisé pour vendre du café suspect

Le litige concerne le nom de domaine lavazza-store.top.

Le nom de domaine reprend intégralement la marque LAVAZZA. Il ajoute simplement le terme générique “store”. Cette construction crée un risque élevé de confusion. En effet, les internautes peuvent penser qu’il s’agit d’une boutique officielle de la marque.

Le panel UDRP a examiné le contenu du site accessible via ce domaine. Le constat est clair.

Le site web affichait la marque LAVAZZA ainsi que les visuels officiels des produits du groupe italien. Il présentait également plusieurs références de produits, notamment :

  • du café Lavazza,

  • des capsules de café,

  • des machines à café,

  • différents accessoires liés à la préparation du café.

Les produits étaient proposés à la vente à des prix fortement réduits. Ce type de pratique constitue souvent un indicateur classique de fraude ou de contrefaçon sur internet. Les internautes peuvent croire réaliser une bonne affaire alors qu’ils sont exposés à plusieurs risques : produits contrefaits, absence de livraison ou vol de données personnelles.

En outre, rien sur le site ne permettait d’identifier un lien légitime avec la société Lavazza.

Le panel a donc conclu que l’utilisation du nom de domaine visait clairement à exploiter la réputation de la marque pour attirer les internautes et générer des ventes.

Une fraude qui rappelle d’autres affaires dans le secteur du café

Les faux sites de vente de café ne constituent pas un phénomène isolé. Les marques connues du secteur font régulièrement face à ce type d’attaques.

Le groupe Nestlé a par exemple dû agir contre plusieurs boutiques frauduleuses utilisant la marque Nespresso. Une affaire similaire est détaillée ici.

Dans ces situations, les fraudeurs utilisent souvent la même méthode :

  • enregistrement d’un nom de domaine contenant la marque ;

  • création d’un faux site e-commerce ;

  • affichage de visuels officiels ;

  • prix anormalement bas pour attirer les consommateurs.

Cette stratégie vise à générer rapidement du trafic et des ventes avant que le site ne soit identifié et supprimé.

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Karma Police contre un faux site de merchandising de Radiohead https://faux.fr/contrefacon/anti-contrefacon-vetements-marque/faux-site-merchandising-radiohead/ Wed, 04 Mar 2026 08:22:21 +0000 https://faux.fr/?p=2730 Le merchandising du groupe de rock Radiohead se retrouve au cœur de la décision UDRP D2025-0185 concernant le nom de domaine litigieux , utilisé pour vendre de prétendus produits officiels du groupe.

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Le merchandising du groupe de rock Radiohead se retrouve au cœur de la décision UDRP D2025-0185 concernant le nom de domaine litigieux <radioheadshop.com>, utilisé pour vendre de prétendus produits officiels du groupe.

Dans cette affaire tranchée par le Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), l’expert ordonne le transfert du nom de domaine au profit du titulaire légitime des droits.

Radiohead et son merchandising officiel

Radiohead est un groupe de rock britannique fondé en 1985 à Abingdon. Il réunit notamment Thom Yorke, Jonny Greenwood et Colin Greenwood. Le groupe connaît un succès mondial avec des albums comme OK Computer ou Kid A. Son univers artistique se distingue par une approche expérimentale et indépendante.

Le groupe exploite ses droits de propriété intellectuelle de manière structurée. Son merchandising officiel est commercialisé via la plateforme Waste Headquarters. Ce site constitue la boutique officielle de produits dérivés pour les fans. Il propose vêtements, vinyles, éditions limitées et accessoires authentiques.

La maîtrise de la distribution en ligne représente un enjeu stratégique majeur. Elle garantit l’authenticité des produits et protège l’image de marque du groupe.

Les faits : un site imitant le merchandising radiohead

Le nom de domaine <radioheadshop.com> intègre intégralement la marque RADIOHEAD. Il y ajoute le terme générique « shop ». Cette construction suggère immédiatement une boutique officielle.

Le site web accessible sous ce nom de domaine affiche un texte explicite :

« Produits dérivés et vêtements Radiohead – La boutique de produits dérivés Radiohead est la boutique officielle de produits dérivés pour les fans de Radiohead. »

Cette mention ne laisse place à aucune ambiguïté. Le site prétend être la boutique officielle. Il reprend les codes du merchandising radiohead. Il vise clairement les consommateurs recherchant des produits authentiques.

Or, aucune autorisation n’a été accordée au titulaire du nom de domaine. Le site ne dispose d’aucun lien avec le groupe ou ses représentants. Il s’agit d’une exploitation non autorisée de la marque à des fins commerciales.

Faux merchandising : un phénomène récurrent dans l’industrie musicale

Le faux site de merchandising de Radiohead n’est pas un cas isolé. De nombreuses célébrités subissent des atteintes similaires à leurs marques et à leurs boutiques officielles.

Plusieurs décisions récentes illustrent cette tendance comme Victoria Beckham, Miranda Lambert, Outkast ou Travis Scott.

Ces affaires démontrent un schéma identique. Un nom de domaine incorpore la marque d’un artiste. Il redirige vers une fausse boutique. Il vend des produits contrefaisants ou collecte des données personnelles.

Vous pouvez consulter d’autres décisions comparables dans notre rubrique dédiée aux marques de stars.

Le cybersquatting lié au merchandising de Radiohead illustre un risque accru pour les artistes et leurs partenaires. Les fraudeurs ciblent prioritairement les marques à forte notoriété. Ils exploitent la recherche naturelle des internautes.

Une stratégie efficace repose sur trois piliers :

  • La surveillance proactive des enregistrements de noms de domaine.

  • L’activation rapide de procédures UDRP.

  • Une communication claire sur les canaux officiels.

Dans le cas présent, la procédure extrajudiciaire permet une résolution rapide. Elle évite une action judiciaire longue et coûteuse.

Le cas <radioheadshop.com> constitue un exemple emblématique d’atteinte au merchandising de Radiohead par l’usage d’un nom de domaine trompeur.

La décision D2025-0185 rappelle que l’UDRP demeure un outil efficace contre les fausses boutiques en ligne. Elle protège à la fois les titulaires de droits et les consommateurs.

Enfin, cette affaire confirme une tendance lourde : les marques associées aux artistes restent des cibles privilégiées.

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Mauvais timing pour le cybersquatteur de montres Longines https://faux.fr/contrefacon/cybersquatting-montres-longines/ Mon, 02 Mar 2026 09:57:35 +0000 https://faux.fr/?p=2724 Les montres Longines se retrouvent au cœur d’une décision UDRP rendue par l’OMPI dans l’affaire D2025-3331 concernant le nom de domaine litigieux .

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Les montres Longines se retrouvent au cœur d’une décision UDRP rendue par le Centre d’arbitrage et de médiation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) dans l’affaire D2025-3331 concernant le nom de domaine litigieux <longines-us.shop>.

Cette décision illustre, encore une fois, les risques majeurs liés à l’enregistrement de noms de domaine reprenant des marques horlogères de renom. En effet, le site associé au nom de domaine litigieux affichait la marque LONGINES et proposait à la vente des montres présentées comme authentiques. Cependant, plusieurs consommateurs ont signalé des dysfonctionnements graves, notamment des cas de non-livraison après paiement.

Présentation de Compagnie des Montres Longines

La société requérante est la Compagnie des Montres Longines, maison horlogère suisse fondée en 1832 à Saint-Imier. Elle fait partie du groupe The Swatch Group, acteur majeur de l’horlogerie mondiale.

La marque LONGINES bénéficie d’une réputation internationale dans le secteur des montres de luxe et de sport. Elle dispose de nombreuses marques enregistrées à travers le monde, notamment pour désigner des montres, chronographes et instruments de mesure du temps. Son site officiel, accessible à l’adresse longines.com, présente ses collections, son histoire et son réseau de distribution officiel.

Cette notoriété forte rend la marque particulièrement attractive pour des tiers malveillants. Par conséquent, elle devient une cible régulière de cybersquatting et de contrefaçon en ligne.

Montres Longines et nom de domaine litigieux : une reproduction quasi intégrale

Le nom de domaine <longines-us.shop> incorpore intégralement la marque LONGINES. Il y ajoute simplement la mention géographique « us » et l’extension générique « .shop ».

Or, selon une jurisprudence constante sous l’UDRP, l’ajout d’un terme descriptif ou géographique ne suffit pas à écarter le risque de confusion. Au contraire, l’association avec « us » renforce l’illusion d’un site officiel destiné au marché américain.

Le premier critère de l’UDRP, à savoir l’identité ou la similitude prêtant à confusion avec une marque antérieure, se trouve donc rempli sans difficulté.

Un site de vente de montres Longines suspect

Le point central du dossier concerne l’usage du nom de domaine. Le site litigieux affichait la marque LONGINES de manière apparente. Il proposait à la vente des montres Longines, en utilisant des visuels et des éléments rappelant l’univers officiel de la marque.

Toutefois, la société requérante a indiqué avoir reçu plusieurs plaintes de consommateurs. Ces derniers ont affirmé avoir commandé des produits via le site associé au nom de domaine litigieux. Ils ont également signalé des cas de non-livraison après paiement.

Ces éléments renforcent la qualification d’usage de mauvaise foi. En effet, l’exploitation d’un site marchand reprenant une marque de luxe sans autorisation, combinée à des plaintes pour non-livraison, constitue un faisceau d’indices sérieux.

Il ne s’agit pas d’un simple site de fans. Il ne s’agit pas non plus d’un revendeur agréé. Il s’agit d’un site qui crée une confusion manifeste afin de capter le trafic internet et les paiements des consommateurs.

Pour d’autres exemples d’affaires similaires dans le secteur horloger, vous pouvez consulter notre rubrique dédiée aux  affaires de contrefaçon ciblant des montres.

Absence de droits ou d’intérêts légitimes

Le défendeur ne dispose d’aucune autorisation de la part de Compagnie des Montres Longines. De plus, rien ne démontre qu’il est communément connu sous le nom « Longines ».

L’usage du nom de domaine ne correspond pas à une offre de bonne foi de produits ou de services. Au contraire, il vise à tirer profit de la renommée des montres Longines.

Ainsi, le deuxième critère de l’UDRP est également satisfait.

Enregistrement et usage de mauvaise foi

Enfin, le collège administratif retient la mauvaise foi à l’enregistrement et à l’usage.

La marque LONGINES bénéficie d’une notoriété ancienne et mondiale. Il apparaît hautement improbable que le défendeur ait ignoré l’existence des droits antérieurs. L’utilisation du terme « us » et de l’extension « .shop » démontre une intention commerciale ciblée.

De plus, la réception de plaintes pour non-livraison après paiement constitue un indice supplémentaire d’une stratégie frauduleuse. L’objectif consiste manifestement à créer un risque de confusion afin d’attirer les internautes à des fins lucratives.

En conséquence, le panel ordonne le transfert du nom de domaine <longines-us.shop> au profit de la société requérante.

En définitive, cette affaire rappelle un principe simple. Le temps joue en faveur des titulaires vigilants. Une surveillance proactive des noms de domaine et une réaction rapide permettent de limiter les atteintes à la marque, mais aussi de protéger les consommateurs contre les risques de contrefaçon et de fraude liés aux montres Longines.

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Une contrefaçon assise sur un canapé Teddy https://faux.fr/contrefacon/contrefacon-canape-teddy/ Wed, 25 Feb 2026 07:12:56 +0000 https://faux.fr/?p=2715 La marque de canapé Teddy se retrouve au cœur d’une décision UDRP qui illustre, une fois encore, l’ampleur des atteintes en ligne visant les marques de mobilier design.

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La marque de canapé Teddy se retrouve au cœur d’une décision UDRP qui illustre, une fois encore, l’ampleur des atteintes en ligne visant les marques de mobilier design.

Dans la décision D2025-3438 relative au nom de domaine <teddysofas.com>, le Centre d’arbitrage et de médiation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) a ordonné le transfert du nom litigieux au profit du requérant.

Cette affaire concerne la société danoise OMHU, fondée en 2021 et spécialisée dans le mobilier d’intérieur contemporain. OMHU conçoit et commercialise des pièces au design épuré, dont un modèle phare commercialisé sous la marque TEDDY. L’entreprise distribue ses produits à l’international via son site officiel et un réseau de partenaires. Son positionnement repose sur la qualité des matériaux, l’esthétique scandinave et la protection rigoureuse de ses droits de propriété intellectuelle, notamment sur son modèle de canapé TEDDY.

Canapé Teddy : une marque exploitée sans autorisation

La société détient des droits sur la marque TEDDY ainsi que sur le modèle de canapé correspondant. Elle exploite ce signe dans le cadre de son activité commerciale depuis 2021.

Or, le nom de domaine <teddysofas.com> redirige vers un site marchand qui propose à la vente des produits présentés comme étant des « canapé Teddy d’Omhu ». Le défendeur utilise la marque TEDDY sans autorisation. Il commercialise des produits imitant le modèle protégé du requérant. Il affirme, de manière mensongère, qu’il s’agit du produit officiel.

En outre, le site litigieux reprend des éléments graphiques de nature à renforcer la confusion. La police de caractères utilisée pour le mot « canapé » apparaît trompeusement similaire à celle employée par OMHU dans son logo. Ce choix graphique accroît le risque de confusion. Il renforce l’impression d’un site officiel ou affilié.

Le consommateur moyen ne dispose d’aucun élément clair permettant d’identifier l’absence de lien avec OMHU. Au contraire, tout concourt à créer une apparence d’authenticité.

Une contrefaçon caractérisée du modèle de canapé Teddy

Le défendeur ne se limite pas à une simple référence descriptive. Il propose à la vente un canapé contrefaisant le modèle déposé par OMHU. Il exploite la notoriété du canapé Teddy pour capter un trafic commercial. Enfin, Il détourne ainsi la clientèle légitime du requérant.

Cette pratique constitue une atteinte aux droits de marque. Elle constitue également une atteinte aux droits sur les dessins et modèles. Enfin, elle caractérise un usage de mauvaise foi du nom de domaine au sens des Principes directeurs UDRP.

Analyse juridique de la décision UDRP

Dans la décision D2025-3438 rendue sous l’égide de l’OMPI, l’expert applique les trois critères cumulatifs des Principes directeurs :

  1. Le nom de domaine est identique ou similaire au point de prêter à confusion avec une marque sur laquelle le requérant dispose de droits.

  2. Le défendeur ne dispose d’aucun droit ni intérêt légitime sur le nom litigieux.

  3. Le nom de domaine a été enregistré et est utilisé de mauvaise foi.

Sur le premier critère, l’expert constate que le nom <teddysofas.com> intègre intégralement la marque TEDDY. L’ajout du terme descriptif « sofas » ne suffit pas à écarter le risque de confusion. Au contraire, il renforce le lien avec l’activité du requérant.

Sur le deuxième critère, le défendeur n’apporte aucune preuve d’un usage légitime. Il ne démontre ni distribution autorisée ni usage loyal. Il exploite la marque d’autrui pour vendre des produits contrefaisants.

Sur le troisième critère, la mauvaise foi ressort de plusieurs éléments. Le site propose des copies du canapé Teddy. Il revendique explicitement l’origine « canapé Teddy d’Omhu ». Il adopte une présentation graphique proche de celle du titulaire légitime. L’ensemble révèle une volonté de tromper l’internaute.

L’expert ordonne donc le transfert du nom de domaine au profit d’OMHU.

Un cas emblématique pour la protection du canapé Teddy en ligne

Cette décision illustre un phénomène récurrent. Les acteurs du design et du mobilier subissent des atteintes numériques croissantes. Les contrefacteurs créent des sites dédiés. Ils utilisent des noms de domaine évocateurs. Ils reproduisent les signes distinctifs et les visuels officiels.

Le canapé Teddy devient ainsi un vecteur d’usurpation d’identité numérique. Le nom de domaine litigieux sert de support à une stratégie globale de confusion. Il attire les consommateurs en quête du produit original. Il les redirige vers une offre illicite.

Dans ce contexte, la procédure UDRP constitue un outil efficace. Elle permet une réaction rapide. Elle offre une solution extrajudiciaire adaptée aux litiges transfrontaliers. Enfin, elle protège la marque et limite l’impact réputationnel.

Pour les titulaires de droits, la surveillance proactive des noms de domaine s’impose. La détection précoce des enregistrements frauduleux réduit le préjudice. Elle permet d’engager rapidement une action.

L’affaire <teddysofas.com> rappelle enfin que la protection d’un canapé Teddy ne se limite pas au dépôt de marque. Elle implique une stratégie globale. Elle combine enregistrement des droits, veille active et actions ciblées contre les usages de mauvaise foi.

Sur faux.fr, nous continuerons à analyser ces décisions. Elles démontrent que la lutte contre la contrefaçon en ligne passe aussi par la maîtrise des noms de domaine.

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