Archives des Contrefaçon - Faux.fr https://faux.fr/contrefacon/ Actualités sur l'anti-contrefaçon et le phishing : faux emails, faux sites web Fri, 29 May 2026 07:20:55 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.3.1 https://faux.fr/wp-content/uploads/2020/04/cropped-logo-faux-32x32.png Archives des Contrefaçon - Faux.fr https://faux.fr/contrefacon/ 32 32 Marlboro éteint un faux shop de vêtements https://faux.fr/contrefacon/surveillance-contrefacon-cigarettes/faux-shop-vetements-marlboro/ Fri, 29 May 2026 07:20:07 +0000 https://faux.fr/?p=2866 De faux vêtements estampillés de la marque du cigarettier Marlboro se retrouvent au cœur d’une procédure UDRP visant un nom de domaine litigieux utilisé pour vendre des produits potentiellement contrefaisants et usurper l’identité d’une marque mondialement connue.

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De faux vêtements estampillés de la marque du cigarettier Marlboro se retrouvent au cœur d’une procédure UDRP visant un nom de domaine litigieux utilisé pour vendre des produits potentiellement contrefaisants et usurper l’identité d’une marque mondialement connue.

Dans la décision UDRP FA2603002211628, le Forum (anciennement National Arbitration Forum) a ordonné le transfert du nom de domaine <marlboromerchamdise.us> au profit de Philip Morris USA Inc. Cette affaire illustre une nouvelle dérive liée à l’exploitation abusive de marques célèbres dans l’univers du e-commerce.

Philip Morris protège sa marque MARLBORO

Philip Morris USA Inc. figure parmi les plus grandes entreprises du tabac aux États-Unis. La société fabrique des produits du tabac depuis plus de 150 ans. Elle reste également le premier fabricant de cigarettes américain depuis plus de 40 ans.

Le groupe détient plusieurs enregistrements de marques fédérales américaines pour la marque MARLBORO. Cette marque bénéficie d’une notoriété mondiale et possède une forte valeur commerciale.

Dans cette affaire, Philip Morris conteste l’enregistrement du nom de domaine <marlboromerchamdise.us>. Selon le plaignant, ce domaine reproduit intégralement la marque MARLBORO et ajoute simplement une faute d’orthographe du mot “merchandise”.

L’ajout de l’extension “.us” ne permet évidemment pas d’écarter le risque de confusion.

Le collège administratif considère donc que le nom de domaine présente une similitude trompeuse avec la marque MARLBORO au sens de la politique UDRP.

Vêtements Marlboro : un site de vente suspect

Le site associé à <marlboromerchamdise.us> propose différents vêtements Marlboro à la vente. Parmi les produits affichés figurent notamment :

  • des vestes ;
  • des sweatshirts ;
  • des hoodies ;
  • des casquettes.

Le site reprend également la marque MARLBORO de manière visible ainsi qu’une palette de couleurs proche de celle utilisée par Philip Morris.

Selon la décision, plusieurs éléments renforcent le risque d’usurpation d’identité numérique. Le défendeur n’est pas affilié à Philip Morris. Il ne bénéficie d’aucune autorisation pour exploiter la marque MARLBORO.

De plus, rien ne démontre qu’il possède des droits légitimes sur ce nom de domaine ou sur la marque concernée.

Le panel rappelle aussi que le nom de domaine litigieux a été enregistré bien après les dépôts de marques du plaignant. Cette chronologie joue un rôle important dans l’analyse de la mauvaise foi.

Une exploitation commerciale sans intérêt légitime

Le Forum considère que l’utilisation du domaine litigieux ne constitue pas une offre de bonne foi de produits ou services.

Au contraire, le site cherche manifestement à profiter de la réputation de MARLBORO afin d’attirer les internautes vers une plateforme commerciale indépendante du titulaire officiel de la marque.

L’utilisation d’un nom de domaine intégrant une marque célèbre afin de vendre des produits dérivés non autorisés représente un scénario fréquent dans les procédures UDRP.

Le panel souligne également que le défendeur semble avoir volontairement cherché à créer une confusion auprès des consommateurs.

Cette confusion repose notamment sur :

  • l’intégration intégrale de la marque MARLBORO ;
  • l’apparence visuelle proche du site officiel ;
  • la commercialisation de vêtements Marlboro ;
  • la présence d’éléments graphiques similaires à ceux du plaignant.

Une mauvaise foi aggravée par un risque de phishing

La décision va encore plus loin.

Le collège administratif relève que le nom de domaine possède une configuration MX active permettant l’envoi d’e-mails.

Cette caractéristique technique peut favoriser des opérations de phishing, de spam ou d’usurpation d’identité numérique.

Compte tenu de la notoriété mondiale de MARLBORO, le panel estime que le défendeur connaissait nécessairement les droits de Philip Morris au moment de l’enregistrement du domaine litigieux.

L’ensemble des éléments démontre donc une utilisation et un enregistrement de mauvaise foi au sens de la politique UDRP.

Le transfert du nom de domaine <marlboromerchamdise.us> a ainsi été ordonné au profit de Philip Morris USA Inc.

Les marques de cigarettes utilisent régulièrement l’UDRP

Cette affaire confirme que les grandes marques du secteur du tabac surveillent activement les noms de domaine reprenant leurs signes distinctifs.

Les procédures UDRP restent aujourd’hui un outil efficace pour lutter contre :

  • la contrefaçon ;
  • les faux sites marchands ;
  • le phishing ;
  • l’usurpation d’identité numérique.

D’autres marques de cigarettes ont également utilisé l’UDRP contre des noms de domaine litigieux liés à la contrefaçon ou à des usages frauduleux. Vous pouvez consulter notre dossier dédié à la surveillance des atteintes visant les marques de cigarettes.

Cette décision illustre enfin l’importance pour les titulaires de marques de mettre en place une surveillance proactive des noms de domaine afin de détecter rapidement les usages abusifs et limiter les risques de fraude en ligne.

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Promo en chocolat : les prix des Ferrero Rocher ont trop fondu https://faux.fr/contrefacon/promotion-chocolat-prix-ferrero-rocher/ Wed, 27 May 2026 06:03:29 +0000 https://faux.fr/?p=2862 Les requêtes liées au prix des Ferrero Rocher attirent aussi des cybercriminels. La récente décision UDRP concernant les noms de domaine et illustre une nouvelle affaire mêlant contrefaçon alimentaire, usurpation d’identité numérique et risque pour les consommateurs.

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Les requêtes liées au prix des Ferrero Rocher attirent aussi des cybercriminels. La récente décision UDRP concernant les noms de domaine <ferrerorochershop.com> et <ferrerorocherstore.com> illustre une nouvelle affaire mêlant contrefaçon alimentaire, usurpation d’identité numérique et risque pour les consommateurs.

Dans la décision WIPO Case D2026-1221, le Centre d’arbitrage et de médiation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) a ordonné le transfert des deux noms de domaine litigieux au profit du groupe Ferrero.

Ferrero Rocher, une marque mondiale très exposée

Fondé en Italie en 1946, le groupe Ferrero figure parmi les leaders mondiaux de la confiserie chocolatée. Depuis le début de son expansion internationale en 1956, le groupe connaît une croissance continue. Il dispose aujourd’hui de 109 sociétés et de 37 sites de production dans le monde.

En 2024, Ferrero réalise un chiffre d’affaires consolidé de 18,4 milliards d’euros. Le groupe détient notamment les marques FERRERO, ROCHER et FERRERO ROCHER.

La marque FERRERO ROCHER, lancée en 1982, se commercialise désormais dans 140 pays. En 2025, elle figure même parmi les 50 marques alimentaires les plus valorisées au monde, avec une valeur estimée à 1,8 milliard de dollars américains.

Cette notoriété mondiale explique pourquoi les fraudeurs ciblent régulièrement les recherches autour du prix des Ferrero Rocher afin d’attirer des internautes à la recherche de promotions attractives.

Des faux sites promettent des prix Ferrero Rocher cassés

Le site exploité via <ferrerorocherstore.com> reprend massivement l’univers visuel de la marque FERRERO ROCHER.

Le site affiche les logos officiels, les photographies des chocolats et plusieurs références produits proposées avec des remises supérieures à 50 %.

L’objectif paraît évident : séduire les internautes grâce à des prix Ferrero Rocher anormalement bas.

Le contenu du site va encore plus loin. La rubrique “About” affirme notamment :

“Bienvenue sur ferrerorocherstore — votre destination pour les chocolats Ferrero Rocher haut de gamme, fabriqués artisanalement”.

Le site prétend également proposer une “réinvention artisanale” des produits Ferrero Rocher. Selon ses propres déclarations, chaque création partirait d’un “authentique Ferrero Rocher” ensuite “sublimé”.

Cependant, plusieurs éléments inquiètent immédiatement :

  • aucune identification claire de l’exploitant ;
  • aucune mention visible d’absence de lien avec Ferrero ;
  • utilisation intensive des marques officielles ;
  • remises commerciales très agressives ;
  • commercialisation supposée de produits alimentaires modifiés.

Le pied de page du site mentionne simplement :

“Copyright 2026 @ ferrerorocherstore.com”.

Pour le Panel UDRP, ces éléments démontrent une tentative délibérée d’usurpation de l’identité commerciale de Ferrero.

Un risque juridique… mais aussi sanitaire

Cette affaire dépasse le simple cybersquatting classique.

Le Panel souligne que les produits commercialisés semblent illégitimes. Les prétendues modifications “artisanales” de produits alimentaires sous une marque mondialement connue peuvent également soulever des questions de sécurité sanitaire.

En effet, vendre des aliments modifiés sans contrôle qualité officiel expose potentiellement les consommateurs à des risques importants.

Les prix extrêmement bas renforcent d’ailleurs les soupçons du Panel concernant l’authenticité réelle des produits proposés.

Dans sa décision, l’OMPI considère que le Défendeur tente intentionnellement de tirer profit de la réputation mondiale de FERRERO ROCHER afin de générer un trafic commercial trompeur.

<ferrerorochershop.com> : un nom de domaine toujours dangereux

Le second nom de domaine litigieux, <ferrerorochershop.com>, redirige auparavant vers un site similaire affichant lui aussi les marques et visuels de Ferrero Rocher.

Suite à une mise en demeure adressée par le plaignant, l’hébergeur désactive le site. Toutefois, un élément technique retient particulièrement l’attention.

Le nom de domaine conserve des enregistrements MX actifs dans sa configuration DNS.

Concrètement, cela signifie que le domaine peut toujours servir à envoyer ou recevoir des courriels. Ce type de configuration apparaît fréquemment dans des opérations de phishing ou d’usurpation d’identité par email. Cette configuration de messagerie est couverte par le monitoring SecURL proposé par Solidnames.

Avant la procédure UDRP, les représentants de Ferrero adressent plusieurs mises en demeure entre le 10 et le 16 février 2026 au bureau d’enregistrement ainsi qu’aux hébergeurs concernés.

Si l’hébergeur coopère rapidement, le bureau d’enregistrement ne répond à aucune communication.

Prix des Ferrero Rocher et cybersquatting : une combinaison dangereuse

Cette décision illustre parfaitement une tendance actuelle : les fraudeurs exploitent les recherches liées au prix des Ferrero Rocher pour attirer des consommateurs vers des plateformes trompeuses.

Les promotions irréalistes constituent souvent un signal d’alerte majeur. Lorsqu’un site propose des réductions supérieures à 50 % sur des produits premium mondialement connus, la prudence s’impose immédiatement.

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La marque de maillot de bain Hunza G dans les eaux troubles de la contrefaçon https://faux.fr/contrefacon/marque-maillot-de-bain-hunza-g-contrefacon/ Fri, 22 May 2026 05:50:42 +0000 https://faux.fr/?p=2851 Le marché du maillot de bain Hunza G fait face à une multiplication de noms de domaine litigieux utilisés pour vendre des produits potentiellement contrefaisants et collecter des données personnelles de consommateurs.

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Le marché du maillot de bain Hunza G fait face à une multiplication de noms de domaine litigieux utilisés pour vendre des produits potentiellement contrefaisants et collecter des données personnelles de consommateurs. Trois décisions UDRP rendues par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle confirment l’ampleur du phénomène visant la célèbre marque britannique de swimwear.

Une marque de maillot de bain Hunza G fortement exposée en ligne

La société britannique derrière les marques HUNZA G et HUNZA commercialise des maillots de bain et vêtements depuis plusieurs décennies. La marque HUNZA est exploitée depuis 1984, tandis que HUNZA G accompagne le développement international du groupe depuis 2018.

Les produits de la marque sont aujourd’hui distribués dans plus de 250 points de vente premium à travers le monde. L’entreprise bénéficie également d’une forte visibilité numérique grâce à son site officiel Hunza G et à une présence importante sur Instagram avec plus de 438 000 abonnés.

Le plaignant dispose notamment de plusieurs droits de marque solides :

  • marque américaine HUNZA G n°6132758 enregistrée le 25 août 2020 ;
  • marque de l’Union européenne HUNZA G n°017896483 enregistrée le 6 septembre 2018 ;
  • nom de domaine stratégique <hunzag.com> exploité pour la vente et la promotion officielle des produits.

Cette notoriété internationale explique pourquoi la marque devient une cible régulière pour des réseaux spécialisés dans les faux sites e-commerce.

Une stratégie massive de cybersquatting international

Dans les affaires UDRP D2024-0702 et D2023-4154, les panels ont examiné une série impressionnante de noms de domaine frauduleux reproduisant intégralement la marque HUNZA G avec des références géographiques.

La décision D2024-0702 concernait notamment :

  • <hunzag-france.com>
  • <hunzag-australia.com>
  • <hunzag-canada.com>
  • <hunzag-usa.com>
  • <hunzag-italia.com>

La décision D2023-4154 visait quant à elle :

  • <hunzagfrance.com>
  • <hunzagaustralia.com>
  • <hunzagusa.com>
  • <hunzagportugal.com>
  • <hunzagsverige.com>

Dans ces deux dossiers, le défendeur identifié est Web Commerce Communications, une société déjà connue pour son implication dans de nombreuses affaires similaires liées à des boutiques contrefaisantes et à des dispositifs de phishing.

Les commissions administratives de l’OMPI ont considéré que les noms de domaine litigieux reproduisaient intégralement la marque HUNZA G. Les ajouts géographiques comme “France”, “USA” ou “Italia” ne suffisent pas à écarter le risque de confusion.

Au contraire, ces termes renforcent souvent la crédibilité apparente des faux sites auprès des internautes.

La France ciblée par les faux sites Hunza G

La France apparaît clairement parmi les marchés visés par ces opérations de cybersquatting.

Les noms de domaine <hunzag-france.com> dans la procédure D2024-0702 et <hunzagfrance.com> dans la décision D2023-4154 ciblaient directement les consommateurs français recherchant des maillots de bain Hunza G en ligne.

Faux site internet Maillot de bain Hunza G France

Faux site web Maillot de bain Hunza G France

Selon les décisions, les sites litigieux reprenaient l’identité visuelle du plaignant, ses photographies, ses contenus protégés par le droit d’auteur ainsi que ses références produits. Les panels relèvent également que ces sites prétendaient commercialiser des produits de la marque afin de tromper les internautes.

Le risque dépasse largement la simple contrefaçon textile. Les décisions soulignent aussi un danger potentiel de collecte frauduleuse de données personnelles et bancaires.

Les experts UDRP rappellent ainsi que le défendeur utilisait les noms de domaine litigieux afin d’attirer les internautes à des fins commerciales en créant un risque de confusion avec la marque HUNZA G, conformément au paragraphe 4(b)(iv) de la Politique UDRP.

<hunzagsale.com> : un faux site orienté promotions

La troisième décision, D2023-1027, portait sur le nom de domaine <hunzagsale.com>.

Cette fois encore, le site imitait l’univers commercial de la marque officielle. Le terme “sale” visait manifestement à attirer des internautes recherchant des promotions sur des maillots de bain Hunza G.

Le panel a retenu plusieurs éléments caractéristiques des faux sites e-commerce :

  • reproduction de la marque HUNZA G ;
  • imitation du site officiel ;
  • utilisation non autorisée des visuels ;
  • commercialisation suspecte de produits ;
  • absence de droits ou d’intérêts légitimes du défendeur.

La commission administrative a conclu que le seul objectif du titulaire consistait à détourner le trafic Internet du plaignant et à exploiter commercialement la réputation de la marque.

Vente Maillot de bain Hunza G France

Site contrefaçon Maillot de bain Hunza G France

Des décisions UDRP importantes contre la contrefaçon numérique

Ces trois décisions illustrent parfaitement les mécanismes actuels de fraude liés aux marques de mode premium.

Les fraudeurs enregistrent des variantes géographiques ou promotionnelles d’une marque reconnue afin de :

  • capter du trafic SEO ;
  • tromper les consommateurs ;
  • vendre des produits potentiellement contrefaisants ;
  • récupérer des données personnelles ;
  • monétiser la réputation d’une marque légitime.

Pour les titulaires de droits, ces affaires rappellent l’importance d’une surveillance proactive des noms de domaine. Les variantes géographiques représentent aujourd’hui un vecteur classique de fraude, notamment dans le secteur de la mode et du luxe.

Les procédures UDRP demeurent un outil particulièrement efficace pour récupérer rapidement des noms de domaine utilisés dans des opérations de contrefaçon ou d’usurpation d’identité numérique.

Pour découvrir d’autres affaires similaires liées aux faux sites de swimwear et de contrefaçon textile, consultez également la rubrique dédiée aux affaires de contrefaçon de maillots de bain.

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Le remède UDRP d’Eli Lilly contre les faux sites Mounjaro https://faux.fr/contrefacon/detection-contrefacon-medicaments/faux-sites-mounjaro-udrp-eli-lilly/ Tue, 19 May 2026 05:51:29 +0000 https://faux.fr/?p=2844 Les faux sites Mounjaro continuent de se multiplier sur Internet, au point de provoquer une nouvelle procédure UDRP d’envergure devant le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI. Dans la décision D2026-0836, le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly and Company obtient le transfert de dix noms de domaine litigieux utilisés pour promouvoir des produits tiers, des alternatives prétendument “naturelles” ou des versions à bas prix du célèbre traitement MOUNJARO.

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Les faux sites Mounjaro continuent de se multiplier sur Internet, au point de provoquer une nouvelle procédure UDRP d’envergure devant le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI. Dans la décision D2026-0836, le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly and Company obtient le transfert de dix noms de domaine litigieux. Ils ont été utilisés pour promouvoir des produits tiers, des alternatives prétendument “naturelles” ou des versions à bas prix du célèbre traitement MOUNJARO.

Les noms de domaine concernés sont : <anastasiacmounjaro.online>, <cheapmounjaro.app>, <monjaroo.shop>, <moujarodepobre.site>, <mounjarodepobreoficial.shop>, <mounjarodospobres.site>, <mounjaromaterno.shop>, <mounjaronaturaloficial.com>, <mounjaro21dias.fun> et <receitadomounjaro.online>.

Cette affaire illustre une nouvelle fois l’essor des faux sites Mounjaro. Ils exploitent ainsi la notoriété d’un médicament particulièrement médiatisé depuis son autorisation par la FDA américaine en mai 2022.

Eli Lilly et la marque MOUNJARO

Eli Lilly and Company est une société pharmaceutique américaine fondée dans l’État d’Indiana et basée à Indianapolis. Le laboratoire commercialise des préparations pharmaceutiques dans le monde entier. Il possède notamment la marque MOUNJARO destinée au traitement du diabète de type 2.

Le médicament fait l’objet d’un site officiel accessible via Mounjaro officiel. Le nom de domaine <mounjaro.com> a été enregistré dès le 21 octobre 2019. Il a ensuite été utilisé commercialement à partir du 17 mai 2022.

Dans la décision UDRP, le panel souligne que le médicament bénéficie d’une forte couverture médiatique depuis son approbation par la FDA. Les ventes sous la marque MOUNJARO ont également généré un impact financier majeur pour le laboratoire. Le caractère notoire de la marque ne fait donc aucun doute.

Faux sites Mounjaro : une procédure UDRP consolidée

Cette décision présente une particularité importante. Il s’agit d’une procédure extrajudiciaire consolidée. C’est-à-dire qu’elle porte sur plusieurs noms de domaine exploités selon des méthodes similaires.

L’expert constate que tous les noms de domaine litigieux ont été enregistrés sur une période d’un peu plus de 24 semaines en 2025. Les sites présentent de nombreux points communs :

  • même configuration technique ;
  • même bureau d’enregistrement ;
  • contenus similaires ;
  • graphismes comparables ;
  • mêmes thématiques autour de MOUNJARO ;
  • structures de noms de domaine proches ;
  • adresses de contact localisées dans des zones similaires.

Le panel relève également que chaque nom de domaine peut être relié aux autres grâce à ces caractéristiques communes. Cette convergence permet donc de traiter l’ensemble du dossier dans une seule procédure UDRP.

Une exploitation commerciale trompeuse de la marque MOUNJARO

Le panel considère que chacun des noms de domaine litigieux renvoie vers un site proposant à la vente ou faisant la promotion de produits tiers en référence directe à la marque MOUNJARO.

Les défendeurs utilisent notamment des expressions évoquant :

  • des alternatives “bon marché” ;
  • des solutions “naturelles” ;
  • des remèdes “officiels” ;
  • des cures rapides.

Selon le Groupe d’experts, cet usage commercial vise clairement à tirer profit de la renommée de la marque du laboratoire américain. Les internautes peuvent croire, à tort, que ces produits bénéficient d’un lien économique, d’un parrainage ou d’une validation par Eli Lilly and Company.

Le panel rappelle donc qu’un tel usage ne constitue pas une offre de bonne foi au sens des Principes directeurs UDRP.

La décision insiste aussi sur un élément déterminant : MOUNJARO constitue un terme inventé et distinctif. Les défendeurs ne peuvent donc pas prétendre avoir choisi ce mot par hasard. Le contenu des sites démontre au contraire une parfaite connaissance du médicament et de la marque du plaignant.

Le Groupe d’experts conclut ainsi que les noms de domaine litigieux ont été enregistrés de mauvaise foi afin de cibler délibérément la notoriété de MOUNJARO.

Une stratégie déjà observée avec d’autres faux sites Mounjaro

Cette décision rappelle fortement une autre affaire rendue en 2025 concernant le nom de domaine <mounjaroofficial.com> dans le dossier D2025-1190.

Faux site médicament Mounjaro

Faux site médicament Mounjaro contrefait

Dans cette précédente affaire, le terme “official” était déjà associé à la marque afin de renforcer artificiellement la crédibilité du site. Le panel relevait alors que le nom de domaine redirigeait les internautes vers une plateforme vendant vraisemblablement des contrefaçons ou des produits du marché gris, parfois sans ordonnance et dans des juridictions non autorisées.

Le défendeur ne précisait par ailleurs aucun lien avec le laboratoire américain et commercialisait également des produits concurrents.
Voir la décision : Décision UDRP D2025-1190 sur mounjaroofficial.com

Le laboratoire a également obtenu gain de cause dans une autre procédure UDRP en 2024 visant le nom de domaine <mounjarostore.com> dans l’affaire D2024-0412.

Dans ce litige, le panel considérait déjà que le défendeur utilisait la notoriété de la marque MOUNJARO pour attirer les internautes vers un site commercialisant des produits contrefaits ou issus du marché gris.
Voir la décision : Décision UDRP D2024-0412 sur mounjarostore.com

Site contrefaçon Mounjaro diabète

Faux Site Mounjaro diabète

Une vigilance indispensable face aux faux sites pharmaceutiques

Cette nouvelle décision confirme que les faux sites Mounjaro constituent une cible majeure dans le secteur pharmaceutique. Les cybersquatteurs exploitent la popularité mondiale du médicament pour générer du trafic, vendre des produits non autorisés ou promouvoir des alternatives douteuses.

Pour les titulaires de marques pharmaceutiques, la surveillance proactive des noms de domaine devient essentielle. Les variantes contenant des termes comme “official”, “natural”, “cheap” ou “store” restent particulièrement utilisées dans les campagnes de contrefaçon et de tromperie en ligne.

D’autres affaires similaires liées à des médicaments et à des sites frauduleux sont disponibles dans notre rubrique dédiée à la détection de contrefaçon de médicaments.

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Des Sex Toys Hello Nancy qui vibrent pour la contrefaçon https://faux.fr/contrefacon/sex-toys-hello-nancy-contrefacon/ Fri, 15 May 2026 06:09:43 +0000 https://faux.fr/?p=2838 Les Sex Toys Hello Nancy font l’objet d’une décision UDRP après l’enregistrement de plusieurs noms de domaine litigieux destinés à détourner les internautes et à vendre des produits concurrents ou potentiellement contrefaits.

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Les Sex Toys Hello Nancy font l’objet d’une décision UDRP après l’enregistrement de plusieurs noms de domaine litigieux destinés à détourner les internautes et à vendre des produits concurrents ou potentiellement contrefaits.

Dans l’affaire D2026-0836, le Centre d’arbitrage et de médiation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle a ordonné le transfert des noms de domaine <hellonency.com>, <lemnancytoy.com>, <nancylem.com> et <nancylems.com> au profit de Care & Bloom Pte. Ltd..

Cette décision extrajudiciaire illustre les dangers du typosquatting dans le secteur du bien-être intime.

Sex Toys Hello Nancy : une marque de bien-être intime reconnue

La société Care & Bloom Pte. Ltd. commercialise des produits de bien-être intime via son site officiel Hello Nancy.

La marque Hello Nancy propose des sex toys simples d’utilisation. Elle cible notamment les débutants. Son positionnement repose sur une approche décomplexée et rassurante.

La société vend principalement des vibromasseurs et des stimulateurs clitoridiens. Elle mise aussi sur un design discret et ludique. Par exemple, le modèle “Lem” reprend la forme d’un citron.

Les produits utilisent du silicone de qualité médicale. De plus, la marque travaille son image avec des visuels doux et modernes.

Selon la plainte, la société exploite ses marques HELLO NANCY, NANCY, NANCY LEM et LEM depuis plusieurs années. Elle affirme également avoir développé une forte notoriété grâce à son marketing et à l’engagement de ses consommateurs.

Une procédure consolidée contre plusieurs noms de domaine

Le Groupe d’experts relève rapidement plusieurs similitudes entre les noms de domaine litigieux.

D’abord, les domaines ont été enregistrés entre juillet 2025 et janvier 2026. Ensuite, ils reprennent tous les termes “nancy” et “lem” dans des combinaisons proches.

Par ailleurs, certains domaines ne diffèrent que par une seule lettre. C’est notamment le cas de <nancylem.com> et <nancylems.com>.

Le panel constate aussi une forte homogénéité entre les sites associés aux domaines litigieux. Les contenus restent similaires. Les produits proposés suivent la même logique commerciale. Enfin, la présentation générale des sites présente de nombreux points communs.

Le Groupe d’experts conclut donc à une action concertée. Selon lui, les noms de domaine litigieux relèvent d’un contrôle commun.

Cette analyse permet de justifier une procédure extrajudiciaire consolidée.

Typosquatting autour des Sex Toys Hello Nancy

Le nom de domaine <hellonency.com> attire particulièrement l’attention du panel.

En effet, ce domaine constitue une version typosquattée de la marque HELLO NANCY et du site officiel de la société.

Le défendeur remplace simplement la lettre “a” par un “e”. Pourtant, cette modification crée un risque important de confusion.

Ce type de pratique vise souvent les internautes qui commettent une faute de frappe. Ensuite, les visiteurs arrivent sur un site tiers au lieu du site officiel.

Dans cette affaire, la plaignante soutient que les noms de domaine litigieux servent à promouvoir des produits concurrents ou contrefaits. De plus, les sites donnent l’impression d’une affiliation officielle avec la marque Hello Nancy.

Le Groupe d’experts partage cette analyse. Selon lui, le défendeur cherche clairement à profiter de la réputation des marques NANCY, HELLO NANCY et NANCY LEM.

Un défendeur déjà connu dans des affaires UDRP

La décision révèle également un élément important.

Le défendeur Hai Long Wu apparaît déjà dans plusieurs procédures UDRP visant des variantes typographiques de la marque NANCY.

Cet historique renforce naturellement la position de la plaignante.

En pratique, les antécédents d’un défendeur constituent souvent un indice fort de mauvaise foi. Les experts UDRP prennent régulièrement cet élément en compte.

Dans cette affaire, le Groupe d’experts conclut que les noms de domaine litigieux ont été enregistrés et utilisés de mauvaise foi.

Par conséquent, le panel ordonne le transfert des quatre domaines au profit de Care & Bloom Pte. Ltd.

Les marques e-commerce restent très exposées

L’affaire des Sex Toys Hello Nancy confirme une tendance désormais bien connue.

Les marques actives dans le e-commerce attirent régulièrement les cybersquatteurs. Les acteurs du bien-être intime sont aussi exposés en raison de leur forte visibilité en ligne.

Les fraudeurs ciblent souvent les variantes typographiques des marques populaires. Ensuite, ils tentent de détourner le trafic internet afin de vendre des produits concurrents, contrefaits ou trompeurs.

Cette décision rappelle donc l’importance d’une surveillance active des noms de domaine.

Les titulaires de marques doivent surveiller les fautes de frappe, les variantes de produits et les déclinaisons proches de leurs signes distinctifs.

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Formula Baby : Quand les faux soldes jouent à la puériculture https://faux.fr/contrefacon/formula-baby-faux-soldes-puericulture/ Mon, 11 May 2026 06:54:04 +0000 https://faux.fr/?p=2833 De faux soldes ciblant la marque Formula Baby se retrouvent au cœur d’une décision UDRP visant un nom de domaine utilisé pour reproduire l’univers visuel officiel de la marque de puériculture du groupe Aubert.

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De faux soldes ciblant la marque Formula Baby se retrouvent au cœur d’une décision UDRP visant un nom de domaine utilisé pour reproduire l’univers visuel officiel de la marque de puériculture du groupe Aubert.

La décision concerne le nom de domaine litigieux <formulababysoldes.com> dans l’affaire UDRP rendue par le Centre d’arbitrage et de médiation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. La société française Aubert obtient le transfert du nom de domaine après avoir démontré un risque manifeste de confusion avec sa marque FORMULA BABY.

Aubert face à un faux site de soldes Formula Baby

La société plaignante est Aubert, société par actions simplifiée de droit français dont le siège social se situe à Cernay. L’entreprise exploite plus de 160 magasins en France, en Belgique et en Suisse. Elle commercialise également ses produits via son site officiel.

Aubert propose une large gamme de produits dédiés à l’univers de l’enfance et de la maternité. Le catalogue comprend notamment des poussettes, des sièges auto, des lits bébé, des accessoires de voyage, des sacs à langer ou encore des vêtements de maternité.

Le groupe exploite plusieurs marques connues comme FORMULA BABY, AUBERT, P’TIT BISOU ou MAÏKA. La marque FORMULA BABY désigne plus particulièrement une gamme de produits de puériculture proposée à des prix accessibles.

Dans cette affaire, le nom de domaine litigieux redirige vers un site web qui reproduit fidèlement le site officiel FORMULA BABY du plaignant. Le site utilise même la version stylisée de la marque figurative européenne FORMULA BABY sur sa page d’accueil. Il propose également à la vente des produits de puériculture présentés sous cette marque.

Le dossier présente donc tous les marqueurs classiques d’un site potentiellement frauduleux : reproduction de l’identité visuelle, reprise de la marque et création d’un environnement de confiance destiné aux internautes.

Pourquoi le terme “soldes” aggrave le risque de confusion

L’un des points centraux de cette décision concerne l’ajout du terme « soldes » dans le nom de domaine.

Le plaignant soutient que ce terme désigne une période de réduction commerciale et qu’il ne suffit absolument pas à différencier le nom de domaine litigieux de la marque FORMULA BABY. Le collège administratif suit cette analyse.

Au contraire, l’ajout du mot « soldes » augmente le risque de confusion. En effet, un internaute peut facilement croire qu’il s’agit d’un site officiel dédié aux promotions ou aux ventes privées de la marque.

Le panel considère donc que le nom de domaine <formulababysoldes.com> reste confusément similaire à la marque FORMULA BABY malgré l’ajout de ce terme descriptif.

Cette stratégie apparaît régulièrement dans les affaires de cybersquatting. Les fraudeurs ajoutent des mots comme “soldes”, “promo”, “outlet” ou “discount” afin de donner une apparence commerciale crédible au site litigieux.

D’autres exemples comparables sont disponibles dans la rubrique dédiée aux faux sites de soldes et contrefaçon.

Une absence totale de droits légitimes

Dans ce litige D2024-3367, le collège UDRP relève également que le défendeur ne dispose d’aucun droit ni intérêt légitime sur le nom de domaine litigieux.

Aubert n’a jamais autorisé l’enregistrement ni l’exploitation du terme FORMULA BABY dans un nom de domaine. De plus, le site litigieux reprend l’identité graphique officielle de la marque afin de créer une confusion manifeste auprès des consommateurs.

Le défendeur ne répond pas à la procédure. Cette absence de contestation renforce encore la position du plaignant.

Le panel conclut également à l’enregistrement et à l’usage de mauvaise foi. Selon la décision, le défendeur connaît nécessairement la marque FORMULA BABY lors de l’enregistrement du nom de domaine. La reproduction du site officiel et de l’identité visuelle du plaignant ne laisse aucun doute sur cette connaissance préalable.

D’autres marques de puériculture ont déjà utilisé l’UDRP pour récupérer des noms de domaine cybersquattés comme Béaba ou Bebeconfort.

CASALONGA obtient le transfert du nom de domaine

Dans cette procédure UDRP, Aubert a été représentée par CASALONGA cabinet d’avocats & Conseils en propriété industrielle.

Le cabinet obtient cette victoire en matière de récupération de noms de domaine litigieux liés à des pratiques de contrefaçon et d’usurpation d’identité numérique.

La décision ordonne finalement le transfert du nom de domaine <formulababysoldes.com> au profit du plaignant.

Cette affaire illustre une nouvelle fois les risques liés aux faux sites de soldes Formula Baby. Elle montre également que les procédures UDRP restent des outils particulièrement efficaces pour lutter rapidement contre les noms de domaine utilisés afin de tromper les consommateurs et détourner la confiance associée à une marque reconnue.

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L’illusion du luxe discount dans une affaire de contrefaçon de produits Carolina Herrera https://faux.fr/contrefacon/anti-contrefacon-vetements-marque/luxe-discount-contrefacon-carolina-herrera/ Mon, 27 Apr 2026 06:42:03 +0000 https://faux.fr/?p=2822 Une décision UDRP en faveur de Carolina Herrera met en lumière une nouvelle affaire de noms de domaine frauduleux exploitant l’image d’une grande maison de luxe pour vendre des produits suspectés de contrefaçon.

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Une décision UDRP en faveur de Carolina Herrera met en lumière une nouvelle affaire de noms de domaine frauduleux exploitant l’image d’une grande maison de luxe pour vendre des produits suspectés de contrefaçon.

Une maison de luxe ciblée par des noms de domaine frauduleux

Fondée en 1981 à New York, Carolina Herrera Ltd incarne l’élégance et le raffinement dans l’univers de la mode. La marque, créée par la styliste éponyme, propose des vêtements, parfums, accessoires et produits de beauté haut de gamme. Depuis 1995, elle appartient au groupe espagnol Antonio Puig S.A., acteur majeur du secteur.

Le plaignant détient de nombreuses marques CAROLINA HERRERA et CH CAROLINA HERRERA enregistrées dans le monde entier. Cette notoriété en fait une cible privilégiée pour les abus en ligne.

Dans cette affaire, cinq noms de domaine sont en cause :

  • chcarolinaherreraesoutlet.shop
  • chcarolinaherrera-es.shop
  • chcarolinaherrera-outlets.shop
  • chcarolinaherreraoutlets.shop
  • chcarolinaherrera.shop

Ces noms de domaine reprennent intégralement la marque, associée à des termes comme “outlet” ou “es”, renforçant ainsi le risque de confusion pour les consommateurs.

Contrefaçon Carolina Herrera : des sites e-commerce trompeurs

Les noms de domaine litigieux redirigent vers des sites web affichant clairement les marques du plaignant. Ils proposent à la vente des produits très similaires à ceux de la maison Carolina Herrera.

Cependant, plusieurs indices révèlent un usage frauduleux.

D’abord, les prix affichés sont anormalement bas. Le plaignant démontre que certains articles bénéficient de remises allant jusqu’à 94 %. Une telle réduction sur des produits de luxe constitue un signal d’alerte évident.

Ensuite, la jurisprudence UDRP considère que des prix très inférieurs à la valeur marchande peuvent constituer une preuve circonstancielle de contrefaçon. Ce critère renforce ici la crédibilité des accusations.

Enfin, ces sites ne présentent aucune autorisation officielle. Ils exploitent indûment l’image de marque pour tromper les internautes.

Ce type de pratique s’inscrit pleinement dans les schémas classiques de vente de vêtements contrefaits, bien documentés dans les litiges liés aux noms de domaine.

Une utilisation abusive du nTLD .SHOP

Les cinq noms de domaine ont été enregistrés sous l’extension .SHOP.

Cette extension connaît un fort succès, avec plus de 6 millions de noms enregistrés. Elle bénéficie d’une adoption massive dans le e-commerce. Cependant, cette popularité attire aussi les acteurs malveillants.

Le .SHOP devient ainsi un vecteur fréquent de fraude. Il est particulièrement utilisé pour des sites de contrefaçon, notamment dans le secteur de la mode. Son positionnement commercial renforce la crédibilité apparente des sites frauduleux.

Dans cette affaire, l’utilisation combinée de la marque + “outlet” + extension .SHOP crée une illusion de légitimité très efficace.

Une décision UDRP sans surprise

Dans le cadre de la procédure UDRP (Uniform Domain Name Dispute Resolution Policy), le plaignant doit démontrer trois éléments :

  1. La similitude entre les noms de domaine et sa marque
  2. L’absence de droits ou d’intérêts légitimes du défendeur
  3. L’enregistrement et l’usage de mauvaise foi

En l’espèce, les trois critères sont remplis.

Les noms de domaine reproduisent la marque CAROLINA HERRERA. Ils ajoutent seulement des termes descriptifs. Cela ne suffit pas à écarter le risque de confusion.

Le défendeur ne dispose d’aucun droit légitime. Il n’est ni distributeur autorisé, ni affilié à la marque.

Enfin, la mauvaise foi est caractérisée. Le défendeur exploite la notoriété de la marque pour attirer les internautes et vendre des produits suspectés d’être contrefaits.

Le panel UDRP ordonne donc le transfert des noms de domaine au profit du plaignant.

Une affaire révélatrice des abus actuels

Cette décision illustre une tendance persistante.

Les marques de luxe restent fortement exposées aux abus liés aux noms de domaine. Les fraudeurs utilisent des stratégies simples mais efficaces :

  • reproduction de la marque
  • ajout de termes commerciaux (“outlet”, “sale”)
  • utilisation d’extensions e-commerce
  • prix anormalement attractifs

Ces éléments combinés visent à tromper rapidement les consommateurs.

Pour les titulaires de droits, la surveillance proactive des noms de domaine devient essentielle. Elle permet d’identifier rapidement les atteintes et d’agir via des procédures comme l’UDRP.

Pour les internautes, la vigilance reste de mise. Un prix trop bas cache souvent une réalité bien différente.

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Nudie Jeans pris dans la toile du cybersquatting https://faux.fr/contrefacon/anti-contrefacon-vetements-marque/nudie-jeans-udrp-cybersquatting/ Tue, 21 Apr 2026 05:53:47 +0000 https://faux.fr/?p=2803 La marque de mode suédoise Nudie Jeans fait face à une nouvelle attaque massive de cybersquatting à travers une décision UDRP emblématique, visant pas moins de 49 noms de domaine frauduleux.

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La marque de mode suédoise Nudie Jeans fait face à une nouvelle attaque massive de cybersquatting à travers une décision UDRP emblématique, visant pas moins de 49 noms de domaine frauduleux.

Une marque Nudie Jeans mondiale ciblée

Créée en Suède, Nudie Jeans s’impose comme une référence du denim éco-responsable. L’entreprise conçoit des jeans, vestes, robes et accessoires durables. Elle exploite 29 boutiques dans 24 villes et s’appuie sur huit partenaires de réparation. Sa production couvre huit pays.

En 2022, la société réalise un chiffre d’affaires de 493,1 millions de couronnes suédoises. Elle emploie 241 personnes et distribue ses produits sur plus de 50 marchés. La marque détient notamment la marque de l’Union européenne NUDIE n°002256998, enregistrée le 18 décembre 2002. Elle exploite également le nom de domaine <nudiejeans.com> et reste active sur les réseaux sociaux.

Dans ce contexte, sa notoriété attire des acteurs malveillants.

Une vague massive de cybersquatting visant Nudie Jeans

La procédure UDRP D2024-0837 concerne 49 noms de domaine litigieux. Parmi eux :
<nudiejeansparis.com>, <nudiejeansmadrid.com>, <nudiejeans-usa.com> ou encore <nudiejeanssaleus.com>.

Ces noms de domaine ont été enregistrés entre le 26 décembre 2023 et le 26 février 2024. Ils reprennent systématiquement la marque Nudie Jeans, associée à des indications géographiques ou commerciales. Cette stratégie vise à tromper les internautes et à capter un trafic qualifié.

Au moment du dépôt de la plainte, plusieurs de ces noms de domaine redirigent vers des sites frauduleux. Ces sites affichent le logo officiel de la marque et utilisent des visuels protégés par le droit d’auteur. Ils proposent à la vente des produits de mode prétendument de Nudie Jeans et invitent les visiteurs à créer un compte en fournissant leurs données personnelles.

Le risque est double : contrefaçon et phishing.

Une mauvaise foi manifeste du défendeur

Le défendeur, identifié comme Web Commerce Communications, adopte une stratégie bien connue. Il multiplie les enregistrements de noms de domaine similaires pour maximiser son impact.

L’utilisation des noms de domaine litigieux pour se faire passer pour Nudie Jeans constitue une preuve manifeste de mauvaise foi. La vente de produits suspects et la collecte de données personnelles renforcent cette qualification.

Cette affaire s’inscrit dans une série d’arnaques déjà documentées autour de Web Commerce Communications. Il s’agit d’un acteur récurrent du cybersquatting à grande échelle.

Une récidive après une première décision en 2023

Cette procédure consolidée dépasse une affaire similaire traitée en 2023. À l’époque, une plainte UDRP concernait déjà 36 noms de domaine contre le même défendeur.

La répétition des faits démontre une stratégie industrielle. Le cybersquatteur ajuste ses enregistrements en fonction des marchés et des tendances de consommation.

Nudie Jeans et la riposte juridique

Face à cette situation, Nudie Jeans engage une procédure UDRP consolidée. Cette approche permet de traiter efficacement un grand nombre de noms de domaine dans une seule action.

La commission administrative conclut que :

  • les noms de domaine sont similaires à la marque Nudie Jeans,
  • le défendeur ne dispose d’aucun droit légitime,
  • les enregistrements et usages sont réalisés de mauvaise foi.

Le transfert des noms de domaine est donc ordonné.

Un phénomène répandu dans le secteur du denim

Nudie Jeans n’est pas un cas isolé. D’autres marques de jeans subissent des abus et utilisent l’UDRP pour se défendre notamment les Jeans Paige, Pepe Jeans ou  YMI Jeans.

Le secteur de la mode reste une cible privilégiée. La forte demande en ligne et la valeur des marques attirent les fraudeurs.

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Un réseau bien lacé de faux sites de chaussures Goya https://faux.fr/contrefacon/lutte-contrefacon-chaussures-marque/reseau-faux-sites-chaussures-goya/ Fri, 10 Apr 2026 05:25:34 +0000 https://faux.fr/?p=2790 Les chaussures Joya se retrouvent au cœur d’une décision UDRP emblématique révélant un vaste réseau de noms de domaine frauduleux exploités à des fins de contrefaçon et de phishing.

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Les chaussures Joya se retrouvent au cœur d’une décision UDRP emblématique révélant un vaste réseau de noms de domaine frauduleux exploités à des fins de contrefaçon et de phishing.

Dans la décision D2024-0824 rendue par l’OMPI, plusieurs dizaines de noms de domaine ont été transférés au profit de la société plaignante, titulaire de la marque JOYA. Cette affaire illustre parfaitement les dérives actuelles en matière d’usurpation d’identité numérique dans le secteur des chaussures.

Une marque de chaussures Joya reconnue à l’international

La société plaignante est une entreprise suisse spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de chaussures Joya, reconnues pour leurs propriétés ergonomiques et orthopédiques.

Depuis 2008, sous l’impulsion de son prédécesseur légal Joya Schuhe AG, la marque JOYA s’impose sur le marché mondial. Elle distribue aujourd’hui ses produits dans plus de 40 pays. Cette forte présence internationale renforce mécaniquement son attractivité… mais aussi son exposition aux abus.

Une multiplication de noms de domaine frauduleux

Les noms de domaine litigieux ont été enregistrés entre le 10 mai 2022 et le 30 octobre 2023. Ils reprennent tous la marque JOYA, à laquelle s’ajoutent des termes géographiques ou descriptifs :

  • villes : dublin, bordeaux, warszawa
  • pays : colombia, argentina, portugal
  • mots clés commerciaux : chaussures, shoes, sale, zapatos, scarpe

Cette construction n’est pas anodine. En effet, dès lors que la marque chaussures Joya reste clairement identifiable dans le nom de domaine, l’ajout de termes supplémentaires ne suffit pas à écarter le risque de confusion.

Le panel UDRP confirme ainsi une jurisprudence constante : la reproduction d’une marque dans un nom de domaine constitue un élément déterminant de similitude trompeuse.

Des faux sites de chaussures Joya utilisés pour tromper les internautes

Le Défendeur exploite l’ensemble de ces noms de domaine pour créer de fausses boutiques en ligne. Ces sites reprennent l’identité visuelle de la marque JOYA de manière très fidèle.

Plusieurs éléments aggravants apparaissent :

  • utilisation massive de la marque JOYA
  • reproduction de photographies officielles
  • mise en avant de produits à prix fortement réduits

Ces pratiques visent clairement à attirer les consommateurs à la recherche de chaussures Joya à bas prix.

Cependant, la réalité est toute autre.

Une mécanique de phishing bien huilée

Malgré leur apparence crédible, ces sites ne vendent aucun produit authentique. Ils poursuivent un objectif différent : collecter des données personnelles.

Les internautes doivent :

  • créer un compte
  • fournir des informations personnelles sensibles

Or, aucune mention légale ni information sur le responsable du traitement des données n’apparaît. Cette absence constitue un indice fort d’une opération d’hameçonnage.

Le panel conclut ainsi à une utilisation frauduleuse des noms de domaine, visant à tirer profit de la réputation de la marque chaussures Joya.

Une décision UDRP logique face à un cas typique de cybersquatting

Les trois critères UDRP sont réunis :

  1. Similarité trompeuse : la marque JOYA est intégralement reprise
  2. Absence de droits ou d’intérêts légitimes du Défendeur
  3. Enregistrement et usage de mauvaise foi, notamment à des fins de phishing

La décision ordonne le transfert des noms de domaine au profit du titulaire de la marque.

Ce type de contentieux s’inscrit dans une tendance plus large, que nous analysons régulièrement sur Faux.fr notamment sur les marques de chaussures.

Des faux sites chaussures Joya encore visibles sur Google

Malgré cette décision favorable, le problème persiste. Aujourd’hui encore, certains sites frauduleux restent actifs et bien positionnés sur les moteurs de recherche. C’est notamment le cas du site : joyashoes-fr.com.

Ce site apparaît sur des requêtes sensibles comme “chaussures joya site officiel France”. Il entretient ainsi la confusion auprès des consommateurs.

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La boîte à maillots dans le grand bain du cybersquatting https://faux.fr/contrefacon/la-boite-a-maillots-cybersquatting/ Mon, 30 Mar 2026 06:54:46 +0000 https://faux.fr/?p=2779 La boite à maillots se retrouve au cœur d’un litige UDRP révélateur des dérives liées aux noms de domaine frauduleux et à la contrefaçon en ligne.

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La boite à maillots se retrouve au cœur d’un litige UDRP révélateur des dérives liées aux noms de domaine frauduleux et à la contrefaçon en ligne.

Dans la décision D2024-4329 rendue par le Centre d’arbitrage de l’OMPI, le nom de domaine <laboiteamaillotsfr.com> fait l’objet d’un transfert au profit de la société requérante. Cette affaire illustre, une nouvelle fois, les mécanismes classiques d’usurpation d’identité numérique dans le secteur du prêt-à-porter.

La boite à maillots : une marque exploitée depuis des décennies

La société requérante exploite l’enseigne La Boite à Maillots depuis plusieurs décennies. Elle exerce une activité spécialisée dans le commerce de détail d’habillement, de maillots de bain et d’accessoires depuis 1977. Son réseau repose sur trois boutiques physiques situées à Cannes et à Nice, ainsi que sur un site e-commerce accessible via le nom de domaine <laboiteamaillots.com>, enregistré dès le 8 février 2007.

Sur le plan des droits de propriété intellectuelle, la requérante a initialement déposé une marque verbale française en 1977. Celle-ci a été renouvelée en 1987 avant d’expirer en 2017. Toutefois, afin de sécuriser ses droits, elle a procédé à un nouveau dépôt le 19 juin 2024 pour une marque figurative incluant la dénomination « BM LA BOÎTE A MAILLOTS MODE BALNEAIRE DEPUIS 1970 SUR LA COTE D’AZUR », enregistrée le 11 octobre 2024 pour des produits en classe 25, notamment des maillots de bain.

Ainsi, la requérante dispose d’une antériorité commerciale forte et d’une présence numérique établie.

Un nom de domaine litigieux au cœur d’une stratégie de contrefaçon

Le nom de domaine <laboiteamaillotsfr.com> reprend quasi intégralement la dénomination la boite à maillots, à laquelle s’ajoute simplement le suffixe « fr ». Cette construction renforce le risque de confusion, en laissant croire à une déclinaison officielle du site français de la marque.

Le site associé au nom de domaine litigieux présente plusieurs éléments caractéristiques d’un site frauduleux :

  • Il dirige vers un site Web en français qui propose des maillots de bain à prix réduits
  • Il affiche le même logo que le site officiel de la requérante
  • Il reproduit une présentation visuelle très similaire
  • Le défendeur se présente comme « La Boite A Maillots Soldes », prétendument basé en France

Ces éléments démontrent une volonté claire de se placer dans le sillage de la marque légitime afin de capter le trafic et tromper les consommateurs.

Plus préoccupant encore, un client ayant effectué un achat le 27 septembre 2024 pour un montant de 199 USD n’a jamais reçu sa commande à la date du dépôt de la plainte. Ce fait renforce l’hypothèse d’une opération frauduleuse assimilable à une escroquerie en ligne.

Une décision UDRP sans ambiguïté

Dans son analyse, la commission administrative retient les trois critères classiques de la procédure UDRP :

1. Similarité avec une marque antérieure

Le nom de domaine litigieux est jugé similaire au point de prêter à confusion avec la marque la boite à maillots. L’ajout du terme « fr » ne suffit pas à écarter ce risque.

2. Absence de droits ou d’intérêts légitimes

Le défendeur ne démontre aucun droit sur la dénomination exploitée. Au contraire, l’utilisation du site confirme une intention de se faire passer pour la requérante.

3. Enregistrement et usage de mauvaise foi

La reproduction du logo, du contenu et de l’identité commerciale de la requérante, combinée à l’absence de livraison des produits commandés, caractérise une utilisation frauduleuse du nom de domaine.

En conséquence, le transfert du nom de domaine <laboiteamaillotsfr.com> est ordonné au profit de la requérante.

Une affaire typique de phishing e-commerce

Cette décision s’inscrit dans une tendance forte : l’exploitation de marques reconnues pour créer de faux sites marchands. Le secteur des maillots de bain, très saisonnier et propice aux promotions, constitue une cible privilégiée.

Les fraudeurs misent sur plusieurs leviers :

  • Des prix attractifs pour inciter à l’achat rapide
  • Une imitation graphique crédible
  • Une extension ou variante du nom de domaine officiel

Ces pratiques exposent les consommateurs à des pertes financières et les marques à une atteinte à leur réputation.

Pour découvrir d’autres cas similaires dans ce secteur, consultez notre rubrique dédiée.

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