Un site VICI suspecté de contrefaçon
La marque de mode américaine, VICI Collection, remporte une procédure extrajudiciaire « UDRP » contre un site soupçonné de vendre de la contrefaçon.
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Publié le vendredi 15 mai 2026 par Jean-François POUSSARD
Les Sex Toys Hello Nancy font l’objet d’une décision UDRP après l’enregistrement de plusieurs noms de domaine litigieux destinés à détourner les internautes et à vendre des produits concurrents ou potentiellement contrefaits.
Dans l’affaire D2026-0836, le Centre d’arbitrage et de médiation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle a ordonné le transfert des noms de domaine <hellonency.com>, <lemnancytoy.com>, <nancylem.com> et <nancylems.com> au profit de Care & Bloom Pte. Ltd..
Cette décision extrajudiciaire illustre les dangers du typosquatting dans le secteur du bien-être intime.
La société Care & Bloom Pte. Ltd. commercialise des produits de bien-être intime via son site officiel Hello Nancy.
La marque Hello Nancy propose des sex toys simples d’utilisation. Elle cible notamment les débutants. Son positionnement repose sur une approche décomplexée et rassurante.
La société vend principalement des vibromasseurs et des stimulateurs clitoridiens. Elle mise aussi sur un design discret et ludique. Par exemple, le modèle “Lem” reprend la forme d’un citron.
Les produits utilisent du silicone de qualité médicale. De plus, la marque travaille son image avec des visuels doux et modernes.
Selon la plainte, la société exploite ses marques HELLO NANCY, NANCY, NANCY LEM et LEM depuis plusieurs années. Elle affirme également avoir développé une forte notoriété grâce à son marketing et à l’engagement de ses consommateurs.
Le Groupe d’experts relève rapidement plusieurs similitudes entre les noms de domaine litigieux.
D’abord, les domaines ont été enregistrés entre juillet 2025 et janvier 2026. Ensuite, ils reprennent tous les termes “nancy” et “lem” dans des combinaisons proches.
Par ailleurs, certains domaines ne diffèrent que par une seule lettre. C’est notamment le cas de <nancylem.com> et <nancylems.com>.
Le panel constate aussi une forte homogénéité entre les sites associés aux domaines litigieux. Les contenus restent similaires. Les produits proposés suivent la même logique commerciale. Enfin, la présentation générale des sites présente de nombreux points communs.
Le Groupe d’experts conclut donc à une action concertée. Selon lui, les noms de domaine litigieux relèvent d’un contrôle commun.
Cette analyse permet de justifier une procédure extrajudiciaire consolidée.
Le nom de domaine <hellonency.com> attire particulièrement l’attention du panel.
En effet, ce domaine constitue une version typosquattée de la marque HELLO NANCY et du site officiel de la société.
Le défendeur remplace simplement la lettre “a” par un “e”. Pourtant, cette modification crée un risque important de confusion.
Ce type de pratique vise souvent les internautes qui commettent une faute de frappe. Ensuite, les visiteurs arrivent sur un site tiers au lieu du site officiel.
Dans cette affaire, la plaignante soutient que les noms de domaine litigieux servent à promouvoir des produits concurrents ou contrefaits. De plus, les sites donnent l’impression d’une affiliation officielle avec la marque Hello Nancy.
Le Groupe d’experts partage cette analyse. Selon lui, le défendeur cherche clairement à profiter de la réputation des marques NANCY, HELLO NANCY et NANCY LEM.
La décision révèle également un élément important.
Le défendeur Hai Long Wu apparaît déjà dans plusieurs procédures UDRP visant des variantes typographiques de la marque NANCY.
Cet historique renforce naturellement la position de la plaignante.
En pratique, les antécédents d’un défendeur constituent souvent un indice fort de mauvaise foi. Les experts UDRP prennent régulièrement cet élément en compte.
Dans cette affaire, le Groupe d’experts conclut que les noms de domaine litigieux ont été enregistrés et utilisés de mauvaise foi.
Par conséquent, le panel ordonne le transfert des quatre domaines au profit de Care & Bloom Pte. Ltd.
L’affaire des Sex Toys Hello Nancy confirme une tendance désormais bien connue.
Les marques actives dans le e-commerce attirent régulièrement les cybersquatteurs. Les acteurs du bien-être intime sont aussi exposés en raison de leur forte visibilité en ligne.
Les fraudeurs ciblent souvent les variantes typographiques des marques populaires. Ensuite, ils tentent de détourner le trafic internet afin de vendre des produits concurrents, contrefaits ou trompeurs.
Cette décision rappelle donc l’importance d’une surveillance active des noms de domaine.
La marque de mode américaine, VICI Collection, remporte une procédure extrajudiciaire « UDRP » contre un site soupçonné de vendre de la contrefaçon.
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