Typosquatting nom domaine .MAKEUP

Un typosquatting en .MAKEUP maquille une fraude contre une marque de cosmétiques

Publié le jeudi 19 février 2026 par Jean-François POUSSARD

Un typosquatting en .MAKEUP frappe le secteur des cosmétiques avec une décision UDRP en faveur de LAURA MERCIER victime d’un faux site web.

Dans cette affaire rendue par le Centre d’arbitrage et de médiation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), la société titulaire de la marque Laura Mercier obtient le transfert du nom de domaine litigieux enregistré en .MAKEUP. La décision illustre une nouvelle fois les risques juridiques liés au typosquatting en .MAKEUP, extension particulièrement attractive pour les acteurs de la beauté.

Une marque de cosmétiques internationale : Laura Mercier

La marque Laura Mercier constitue une référence mondiale dans l’univers du maquillage haut de gamme. Fondée par la maquilleuse professionnelle Laura Mercier, la marque développe une gamme complète de produits cosmétiques : fonds de teint, poudres iconiques, rouges à lèvres, soins pour la peau et accessoires professionnels.

Présente dans de nombreux pays via des réseaux de distribution sélectifs et en ligne, la marque bénéficie d’une forte notoriété internationale. Elle s’adresse à une clientèle exigeante et valorise une approche naturelle du maquillage, centrée sur la mise en valeur du teint. Cette reconnaissance renforce la protection juridique de ses signes distinctifs.

Typosquatting en .MAKEUP : une lettre qui change tout

Le nom de domaine litigieux reprend quasi intégralement la marque LAURA MERCIER. Toutefois, il remplace la lettre “e” par un “a” dans le patronyme Mercier, devenant ainsi marcier.

Ce procédé correspond à une technique classique de typosquatting. Le typosquatting consiste à enregistrer un nom de domaine comportant une légère faute d’orthographe d’une marque connue. L’objectif est clair. Il s’agit de capter le trafic d’internautes qui commettent une erreur de frappe.

Ici, le remplacement de la lettre “e” par “a” reste discret. La prononciation demeure proche. Visuellement, la différence passe inaperçue pour de nombreux consommateurs. Par conséquent, le risque de confusion est élevé.

Le choix de l’extension .MAKEUP accentue encore cette confusion. En effet, l’extension correspond directement au secteur d’activité de la plaignante. L’internaute peut légitimement croire qu’il s’agit d’un site officiel ou d’un distributeur autorisé.

Une fausse boutique en ligne Laura MERCIER trompeuse

La décision D2025-4734 relève un élément déterminant. Le nom de domaine litigieux propose prétendument la vente des produits cosmétiques de la plaignante.

Cette présentation crée une apparence d’officialité. Le site reprend des références aux produits Laura Mercier. Il vise manifestement à induire les consommateurs en erreur.

Ainsi, le défendeur tente d’attirer les internautes à des fins commerciales. Il exploite la notoriété de la marque. Il crée un risque de confusion quant à l’origine des produits proposés.

Ce comportement caractérise la mauvaise foi au sens des Principes directeurs UDRP. Le Panel considère que l’enregistrement et l’usage du nom de domaine poursuivent un objectif lucratif fondé sur la confusion. La manœuvre apparaît délibérée et intentionnelle.

Le .MAKEUP : une extension stratégique pour les marques de beauté

L’extension .MAKEUP possède une histoire particulière. Elle figure parmi les nouvelles extensions (nTLD) ouvertes après le programme lancé par l’ICANN en 2012 ; un nouveau démarre en 2026.

À l’origine, le .MAKEUP fait partie des “closed generics” demandés par L’Oréal, aux côtés de .BEAUTY, .SKIN et .HAIR. Ces projets visent à créer des espaces numériques dédiés aux marques du groupe.

En 2020, ces extensions sont finalement acquises par XYZ.COM, opérateur bien connu du secteur des noms de domaine. Depuis, le .MAKEUP est ouvert au public.

Aujourd’hui, on compte environ 72 000 noms de domaine enregistrés en .MAKEUP. Ce volume démontre l’attractivité commerciale de l’extension. Cependant, il accroît également les risques d’atteintes aux marques, notamment avec des cas de typosquatting en .MAKEUP.

Attention au cybersquatting dans des extensions sectorielles comme le .MAKEUP

Cette décision confirme que le typosquatting en .MAKEUP constitue une menace réelle pour les marques de cosmétiques. Une simple substitution de lettre suffit à détourner du trafic. Elle suffit également à exposer les consommateurs à des risques de tromperie.

Les titulaires de marques doivent donc surveiller activement les extensions sectorielles. Les nTLD thématiques renforcent la crédibilité apparente des sites frauduleux.

Pour découvrir d’autres affaires de contrefaçon visant des marques du secteur, consultez notre rubrique dédiée aux affaires de contrefaçon ciblant des marques de cosmétiques.

Dans l’univers numérique, une seule lettre peut suffire à maquiller une fraude.


À propos de Faux.fr par Solidnames

FAUX.FR est un vrai site d’informations de SOLIDNAMES, société spécialisée dans les noms de domaine internet.

FAUX.FR est un site web d’actualité traitant de faux sites web vendant de la contrefaçon et de faux mails utilisés pour du phishing.

 

SOLIDNAMES, Surveillance, Rachat et Achat Noms Domaine Internet

 

SOLIDNAMES propose des services de surveillance de marque, de rachat et de gestion de noms de domaine.

SOLIDNAMES est un bureau d’enregistrement accrédité par l’AFNIC pour l’achat de nom de domaine.

La société SOLIDNAMES a été créée par Anthony DON et Jean-François POUSSARD. L’entreprise évolue dans le coworking SOLIDPLACES à Bordeaux.

SOLIDNAMES et ses noms de prestations Brand Alert et SecURL sont des marques enregistrées, protégées et surveillées 😊.


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