Le faux site Orla Kiely n’imprime plus
La marque Orla Kiely, reconnue pour ses imprimés audacieux, obtient la fermeture d’un faux site web hébergé sur un nom de domaine cybersquatté.
Étiquettes : Contrefaçon, Linge de maison
Publié le mercredi 07 mai 2025 par Jean-François POUSSARD
Le nom de domaine litigieux contenant les termes Muuto et Outlet a suscité un conflit juridique tranché par l’OMPI dans une décision UDRP. Ce cas illustre parfaitement les risques associés aux faux sites de vente en ligne et à la contrefaçon numérique de marques reconnues dans le design.
Muuto est une entreprise de design scandinave basée à Copenhague, au Danemark. Fondée sur les principes du minimalisme nordique, elle propose des meubles, luminaires et accessoires contemporains alliant fonctionnalité et esthétisme. Le nom « Muuto » dérive du mot finlandais « muutos ». Il signifie ainsi « nouvelle perspective ». La marque se distingue par ses collaborations avec de nombreux designers renommés. Muuto a ainsi renforcé sa notoriété dans le monde du design haut de gamme.
Dans l’affaire D2023-1612, la société Muuto A/S a déposé une plainte auprès du Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI.
Elle vise un nom de domaine contenant les mots « muuto outlet », exploité pour vendre des produits contrefaits.
L’objectif du défendeur semble être de tirer profit de la notoriété de la marque Muuto. Il a ainsi essayé de créer une illusion de légitimité grâce à l’usage du terme « outlet ». En effet, ce mot est souvent associé à des ventes officielles à prix réduits.
L’analyse du panel administratif a montré que le nom de domaine était confusément similaire à la marque MUUTO, que le défendeur n’avait aucun droit ni intérêt légitime à l’utiliser, et qu’il agissait de mauvaise foi. Ce sont les trois critères cumulatifs nécessaires pour qu’une plainte UDRP aboutisse.
Conformément aux règles de la procédure UDRP, le panel a ordonné le transfert du nom de domaine à Muuto A/S. La décision, motivée par la volonté de protéger les consommateurs contre la fraude et la réputation de la marque contre les abus, souligne l’importance d’agir rapidement lorsqu’une marque est utilisée sans autorisation sur internet.
La présence de mentions trompeuses sur le site litigieux — telles que des réductions attractives, des photos issues du site officiel et un design imitant celui de Muuto — renforce le caractère frauduleux de la démarche du défendeur.
Cette décision UDRP constitue un exemple typique de cybersquattage mêlé à de la contrefaçon. Elle rappelle que les entreprises doivent surveiller activement l’usage de leurs marques sur internet.
Recourir à la procédure UDRP permet une action rapide, extrajudiciaire et internationalement reconnue. C’est un outil essentiel pour toute société souhaitant protéger sa marque contre des abus de nom de domaine, notamment dans les cas où le défendeur reste anonyme et que des actions judiciaires classiques seraient complexes ou coûteuses.
La marque Orla Kiely, reconnue pour ses imprimés audacieux, obtient la fermeture d’un faux site web hébergé sur un nom de domaine cybersquatté.
Étiquettes : Contrefaçon, Linge de maison
Un escroc a utilisé un nom de domaine cybersquattant le cabinet d’avocat August Debouzy pour envoyer un e-mail de phishing à un client du cabinet. August Debouzy est un cabinet d’avocats français. Les avocats Gilles August et Olivier Debouzy ont fondé leur cabinet en 1995. Le cabinet compte 150 avocats. L’entreprise a notamment dans ses […]
Étiquettes : Phishing, Usurpation d'identité par mail
Un réseau de contrefaçon a visé les produits de la marque SALOMON via cinq noms de domaine cybersquattés. La marque SALOMON remporte une procédure extrajudiciaire « UDRP » contre des noms de domaine hébergeant des sites de contrefaçon. Salomon est une entreprise française de fabrication d’équipements de sports pratiqués en plein air créée en 1947. Elle fabrique […]
Étiquettes : Contrefaçon, Contrefaçon Vêtements