Un faux site de la marque de gourdes Brumate en France se retrouve au cœur d’une nouvelle décision extrajudiciaire illustrant une dérive classique mais toujours efficace du cybersquatting : l’imitation quasi parfaite d’un site officiel pour tromper les consommateurs. La décision FA2506002160072, rendue dans le cadre de la procédure UDRP, porte sur le nom de domaine litigieux <brumate-france.com> et confirme une fois de plus la fermeté des experts face aux usages frauduleux des marques sur Internet.
Présentation de la société Brumate
Brumate est une société américaine spécialisée dans les accessoires premium dédiés aux boissons. Elle conçoit et commercialise notamment des gourdes, canettes isothermes, verres et contenants innovants, pensés pour maintenir les boissons froides plus longtemps. La marque s’est imposée par un design distinctif, une forte présence en ligne et une communication visuelle cohérente. Brumate exploite son site officiel pour vendre ses produits dans de nombreux pays et bénéficie d’une notoriété croissante auprès d’un public sensible à la qualité, au style et à la performance thermique de ses articles.
Cette identité forte repose sur des marques enregistrées et sur une charte graphique immédiatement reconnaissable. Elle constitue donc une cible privilégiée pour des acteurs malveillants cherchant à exploiter la confiance des consommateurs.
Le nom de domaine litigieux Brumate France
Le nom de domaine <brumate-france.com> a été enregistré par un tiers sans lien avec la société Brumate. Toutefois, son exploitation a rapidement révélé une intention claire de confusion. Le site associé reproduisait la marque Brumate, affichait des visuels officiels et présentait des produits identiques à ceux commercialisés par le plaignant.
Ainsi, l’internaute français pouvait légitimement croire à une déclinaison officielle de Brumate France. Le choix du terme géographique “France” renforçait cette illusion. De plus, la structure du site, son contenu et ses images imitaient directement le site authentique du plaignant.
Par conséquent, le risque de tromperie des consommateurs s’avérait évident.
Une imitation manifeste au service de la tromperie
L’expert UDRP a constaté que le nom de domaine litigieux imitait le site web du plaignant dans un but évident de tromper les consommateurs. Le site affichait la marque Brumate de manière non autorisée. Il utilisait également des photographies officielles des produits. En outre, il proposait ces produits à la vente sans autorisation.
Cette stratégie a créé une confusion directe sur l’origine des produits. Elle a aussi porté atteinte à la réputation de la marque. En effet, le consommateur ne disposait d’aucun élément lui permettant d’identifier un site non officiel.
Dès lors, l’usage du nom de domaine ne pouvait être considéré comme légitime ou de bonne foi.
Cette décision rappelle une réalité essentielle. Les noms de domaine intégrant une marque et un terme géographique comme “France” constituent un risque élevé pour les titulaires de droits. Ils sont fréquemment utilisés pour des opérations de contrefaçon, de phishing ou d’usurpation d’identité numérique.
Pour les marques, la surveillance active des noms de domaine reste indispensable. Elle permet d’identifier rapidement les abus de tous types.