tentative de fraude contre un cabinet d'avocats

Tentative de fraude contre un cabinet d’avocats

Publié le jeudi 14 août 2025 par Jean-François POUSSARD

La fraude contre un cabinet d’avocats concerne la mise en danger de la réputation et de la sécurité financière des professionnels du droit. Cet article analyse une décision extrajudiciaire UDRP numéro concernant un nom de domaine litigieux typosquattant un cabinet d’avocats.  

Présentation du cabinet plaignant

La fraude contre un cabinet d’avocats affecte directement la confiance des clients. Le cabinet britannique Stevens & Bolton LLP exerce dans le conseil en droit des affaires. Il intervient en matière de fusions-acquisitions, de droit immobilier, de fiscalité et de propriété intellectuelle. Il compte de nombreux avocats expérimentés, basés principalement à Guildford et à Londres. Le cabinet gère des dossiers complexes avec rigueur et professionnalisme. Il veille à protéger la confidentialité de ses clients et leur identité numérique. Cette solidité et cette réputation ont rendu l’usurpation plus pernicieuse.

Contexte de la décision UDRP

Les faits en bref

Le plaignant a déposé la plainte D2023-3802 auprès du Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI le 12 septembre 2023, contestant le nom de domaine steven-bolton.com. Le domaine était similaire à celui du cabinet Stevens & Bolton, à l’exception du “s” final manquant dans « steven ». Le 13 septembre 2023, le registrar a transmis les coordonnées du titulaire du domaine, différentes de celles mentionnées dans la plainte. Le plaignant a été invité à déposer un amendement, et il l’a fait le 18 septembre 2023.

Usurpation et tentative d’escroquerie

Le défendeur envoie des courriels les 29 et 30 août 2023 depuis des adresses de type « [__]@steven-bolton.com », mimant parfaitement celles du cabinet Stephens & Bolton, sauf l’« s » manquant. Le destinataire, client du cabinet, reçoit des instructions pour virer des fonds sur un compte tiers. Il pose des questions supplémentaires. Il négocie même une réduction du montant. Ensuite, il confirme un transfert vers ce tiers.

Mais il copie dans le courriel l’employé du cabinet, en utilisant son adresse correcte — celle du plaignant — et donc non l’adresse frauduleuse. Cet employé reconnaît l’arnaque. Il intercepte la transaction à temps. Ainsi, la fraude contre un cabinet d’avocats est déjouée grâce à la vigilance interne.

Analyse juridique et portée

Identité confuse

Le nom de domaine steven-bolton.com crée une confusion avec la marque « Stevens & Bolton ». L’omission d’un « s » est typique du typo-squatting. Le plaignant satisfait cette première condition de la politique UDRP.

Absence de droits légitimes

Le défendeur n’a aucun droit ou intérêt légitime dans ce domaine. Il ne fait que tromper. Il n’existe pas de relation commerciale ou autre justification légitime de son usage. Le plaignant établit une prima facie. L’absence de réponse ou de justification du défendeur confirme le second critère.

Enregistrement et usage de mauvaise foi

L’adresse email trompeuse et l’intention d’extorquer une somme d’argent démontrent clairement la mauvaise foi. Le défendeur profite du nom du cabinet pour escroquer. Il organise une fraude active. Le mécanisme de phishing combiné à l’usurpation du domaine constitue un usage malveillant.

Résumé du cas

  • Le plaignant montre que le nom est similaire à son domaine juridique.

  • Le défendeur n’a aucune légitimité.

  • L’usage vise à tromper, en envoyant des courriels, en demandant de l’argent.

  • L’intervention rapide du cabinet évite la perte financière.

  • Ainsi, tous les critères UDRP sont remplis.

Tentative de fraude contre un cabinet d’avocats : enjeu et signal d’alerte

Cette affaire illustre les risques concrets liés à l’usage abusif de noms de domaines proches. Elle montre que la fraude contre un cabinet d’avocats ne relève pas uniquement du vol identitaire : elle peut viser directement les finances du client. Le cas éclaire l’importance de la surveillance proactive des noms de domaines afférents aux marques d’un cabinet. De plus, l’incident met en lumière le bon réflexe interne : copier le véritable mail de l’employé permet d’identifier l’anomalie. Ce geste simple a permis d’éviter un transfert frauduleux. Il constitue un signal d’alerte excellent.

Liens internes vers des affaires similaires

Pour approfondir, consultez ces affaires comparables impliquant des cabinets d’avocats victimes de phishing ou d’usurpation :

Cette décision UDRP D2023-3802 est exemplaire. Elle confirme que l’UDRP est efficace pour contrer les abus de nom de domaine. Elle rappelle aussi que la vigilance interne, la vérification des adresses email, et la surveillance des domaines sont essentielles. La fraude contre un cabinet d’avocats n’est pas qu’un concept juridique : c’est une menace réelle. Affûter ses défenses en matière de domaine protège la réputation et les finances.


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